Réminiscences

Pour la première exposition de l’année 2018, N°5 Galerie est heureux de vous faire découvrir deux séries de travaux de peinture d’Estelle Contamin.

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Sa recherche artistique s’organise autour d’une dynamique de superpositions, de juxtapositions de plans qui nous plonge dans un univers intimiste et sensitif.
Elle puise son inspiration le plus souvent de son univers familier, de ses proches et amis, mais comme perçus à travers le voile du temps qui passe et se fige.
Pris sur le vif, ses personnages ignorent le spectateur. Ce sont souvent des enfants, dont la vie est occupée par un ailleurs qui nous échappe, que l’on devine insouciants et heureux mais hors champs. Il en résulte une certaine mélancolie heureuse, un mystère poétique.
On comprend que l’artiste recourt au préalable à la photographie, dont la peinture approfondit la platitude, lui prête consistance et relief.
Puis, vient de multiples tentatives de construction, d’effacements et de transparences, de chevauchements audacieux, entremêlant atmosphère de réalisme vécu et dimension fantasmée.
L’ensemble des moyens picturaux utilisés par l’artiste (huile, acrylique, craie, bombe aérosol, mine de plomb,…) concrétisent, par les formes et la matière, le fonctionnement polymorphe de notre inconscient.
Il est question ici d’instant, de moment suspendu, d’une figuration floutée qui nous donne l’impression d’une immersion entre deux mondes.

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Estelle Contamin est née en 1977 et a grandi en Normandie. Après un diplôme supérieur d’arts appliqués passé à Paris, l’artiste obtient les félicitations du jury de Toulouse pour son diplôme national d’arts plastiques. Aujourd’hui, elle vit et travaille dans le Gard.

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« Sans titre » – Estelle Contamin – diptyque 140x190cm – pigment, acrylique, huile, bombe, craies sur toile – décembre 2016

Exposition « Réminiscences » d’Estelle Contamin
Du 16 janvier au 24 février 2018
Vernissage le jeudi 18 janvier 2018 de 17h à 20h30

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La presse en parle :

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Wonderful world

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Méfiez-vous des apparences ! Au premier regard, le travail des artistes présentés dans cette exposition semble joyeux et coloré. L’enfant qui sommeille en nous s’émerveille en découvrant chacune des œuvres. Mais très vite, en s’y approchant de plus près, les thèmes de société se rappellent à notre bon souvenir : inégalité des richesses, dérives du consumérisme, enjeux écologiques,… Ces trois artistes utilisent le ressort de l’humour et de l’ironie, sans aucun cynisme, comme arme de contestation le plus souvent sociétale et politique. Ça appuie directement là où ça fait mal ! Les œuvres présentées ici sont tout à la fois paradoxales, provocatrices, dérangeantes parfois même pour certains. Ce décalage crée une rupture avec la réalité extérieure et force notre capacité à relativiser, à prendre de la distance. Les artistes nous livrent leur vision de la société contemporaine, nous questionnent et nous laissent nous débrouiller avec notre propre conscience…

Contestataire et engagé, Christopher Dombres nous interpelle sur notre société de consommation, ses valeurs et ses icônes. Dans les années 90, il travaille comme illustrateur et graphiste dans la publicité puis dans la presse. C’est à cette époque que Frédéric Beigbeder le soutien et collectionne son travail. Le sampling visuel est à la base de toutes ses compositions graphiques. Prônant la non propriété intellectuelle des œuvres, il redessine en général tous les éléments qu’il s’approprie et utilise la sérigraphie comme médium pour nous délivrer des uppercuts graphiques aux messages militants et à l’humour acéré.

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Christopher Dombres – Sérigraphies 2 couleurs sur papier recyclé 200grs – 45x64cm

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence,… Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Il retranscrit ses idées et ses sentiments avec la spontanéité d’un enfant. Ses dessins peuvent nous paraître simple et archaïque, un peu âpre, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit.
« Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même » AM

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Alain Marciano – dessin technique mixte

Pooshy transpose sur ses toiles ses héros, sa vie, ses révoltes. A travers sa peinture, il cherche à retranscrire sa sensibilité par un trait vif et primitif, révélant ainsi l’influence de l’art brut sur sa pratique. La musique et le cinéma sont une source d’influence omniprésente dans son travail, ainsi que des artistes qu’il admire tels que Basquiat et Keith Haring. Avec ses œuvres colorées, ludiques et ironiques, il porte un regard critique sur la société contemporaine en se défendant de n’être qu’un « révolutionnaire du canapé ». Il aborde des faits d’actualité qui ont un impact majeur sur nos vies et nous incite à nous interroger sur les comportements humains.

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Pooshy – peinture (acrylique, posca, crayon, huile sur toile)


« WONDERFUL WORLRD » de Christopher Dombres, Alain Marciano et Pooshy
Du 9 novembre au 30 décembre 2017
Vernissage le jeudi 9 novembre de 17h à 20h30

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Exercices de style #2

En collaboration avec notre partenaire le lieu multiple montpellier, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon drawing room 2017.

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Avec l’exposition « Exercice de style #2 », N°5 GALERIE réitère son choix d’ouverture sur la pratique du dessin contemporain et de ses formes d’expressions variées. Pour ce second volet (après « Exercices de style #1 » en 2016) la galerie présente 3 artistes aux multiples inspirations…

Anne-Lise Coste est revenue vivre dans la région après avoir travaillé et exposé notamment à Zürich, Berlin et New York. Ses peintures, ses dessins et ses textes ont l’immédiateté du graffiti et lui permettent d’exprimer des humeurs subjectives, liées à une critique sociale et politique. Avec un langage d’inspiration dadaïste et des images intensément lyriques, son œuvre à l’esthétique évidente respire néanmoins l’ironie, l’émotion et la rage face aux crises et inquiétudes de l’humanité actuelle.
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La pratique du dessin chez Hélène Hampartzoumian commence avec la texture du papier, sa couleur, sa rugosité. La façon dont la plume va se comporter et se heurter à sa surface. L’objectif étant toujours de dominer la matière pour obtenir le trait le plus fin possible. Ses représentations illustrent des créatures étranges, toutes inspirées par la nature, le plus souvent végétales : il s’agit de faire évoluer un organisme en faisant croître un même micro-motif. Une sorte d’invasion / profusion d’espèces, dans un étalement continu sur la feuille, uniquement contrecarrée par la présence de délimitations géométriques imposant les limites de l’exercice. Contournement d’obstacles, zone de densité et de contraste, amas très serrés, c’est un jeu de lutte pour conquérir la place qui nous revient …
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Roman Viguier, diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montpellier, se consacre depuis plusieurs années à la pratique du dessin et de l’aquarelle. Les dessins aquarellés présentés ici semblent constituer une série, une unité (essentiellement de part le choix du format et de la méthode), mais chacun d’eux est la matérialisation perceptuelle d’une idée ou d’un concept indépendant. Si naturellement des thèmes récurrents sous-jacents transparaissent – l’accumulation, la décadence, l’absurdité, le gaspillage… – ils ne sont ni exclusifs ni définitifs. Il s’agit d’exprimer des préoccupations intimes qu’in fine les dessins clarifient mieux que les mots. Ainsi, d’une oeuvre à l’autre dialoguent le plus souvent deux ou plusieurs éléments, en harmonie ou en dichotomie. L’inscription systématique dans un rectangle a priori défini ne constituant pas pour autant nécessairement les limites de ces dessins…
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« Exercices de style #2 »

du 12 septembre au 28 octobre 2017

Dans le cadre de notre partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier, l’artiste Anne-Lise Coste y présentera un solo show intitulé « LHBGTQWALC » du 7 au 23 septembre 2017 – Plus d’informations

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La presse en parle :

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Odyssée

Pour sa première exposition entièrement dédiée à la peinture, N°5 GALERIE vous propose une immersion dans le monde onirique d’Armelle de Sainte Marie.

À travers ses peintures, l’artiste mène une Odyssée qui a trait au paysage. Paysage intérieur, chimérique, parfois organique. Elle développe un univers qui propose des espaces suspendus, tendus entre presque-figuration et abstraction, des géographies imaginaires ambigües. On y trouve des motifs récurrents qui évoquent végétaux, minéraux, milieux aquatiques. Des compositions en mouvement ou flottantes, dans lesquelles les formes semblent engendrer elles- mêmes leurs propres fantasmagories.

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La couleur y tient une place prépondérante. Elle l’utilise de manière viscérale et sensuelle. Le mouvement est omniprésent et l’exultation projetée sur la toile est jubilatoire : coulures, jaillissements, matière à surprises.

Armelle de Sainte Marie semble prendre un réel plaisir à jouer des pleins et des vides, de la saturation des couleurs ou de leur transparence, avec la densité de la matière et la légèreté des motifs. Elle part souvent de la tache ou de la coulure qu’elle utilise et retravaille par de multiples procédés. Ce qui est présenté au regard est suggestion, sans que les moyens picturaux utilisés ne tentent une imitation ou une représentation définitive.

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« Une forme de joie se dégage de ma peinture. Je m’intéresse à la vitalité, à l’entropie, à la transmutation. Avec un travail souvent de superposition, recouvrement, étagement d’états dont les strates restent perceptibles. Un monde qui bruisse… » AdSM.

Armelle de Sainte Marie est née en 1968. Elle est diplômée des arts appliqués (ENSAAMA) Olivier de Serres et de l’école nationale supérieure des beaux-arts de Versailles. Elle travaille actuellement entre Toulouse et Marseille et a déjà exposé son travail à Marseille, Paris, Londres et New-York, entres autres.

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« ODYSSÉE » une exposition d’Armelle de Sainte Marie
Du 20 juin au 5 août 2017

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Revue de presse :

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Photomatic

Une exposition de Cyril Hatt présentée
du 6 mai 2017 au 10 juin 2017
Exposition proposée dans le cadre du parcours Hors les murs des Boutographies 2017

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Cyril Hatt développe une pratique de la sculpture singulière pour laquelle la photographie se fait volume. Il recrée, à leur échelle et en trois dimensions, les objets photographiés (sous tous leurs angles) en utilisant le tirage papier comme matériau. Il lui fait subir une série de détournement, d’altérations et de montages en opérant volontairement avec des moyens simples, aussi peu technologiques que possible. Paradoxalement bricolé et sophistiqué, le résultat est particulièrement troublant. Les pièces ainsi reconstituées en ont le caractère à la fois hyperréaliste, trompeur et virtuel. Cyril Hatt joue avec notre perception du volume et bouscule nos pensées sur la réalité, l’image, la perception, la représentation.

« La stéréophotographie est un procédé qui permet de créer l’illusion du relief en superposant deux photographies prises d’un même objet ou lieu, mais à partir de points de vue légèrement différents, recréant la distance entre les deux yeux. C’est de centaines de points de vue qu’à besoin Cyril Hatt pour recréer le relief sans passer par l’illusion d’optique. Si l’on y regarde de plus près, l’illusion ne tient pas : tous les objets qui voudront bien se laisser prendre aux ambiguïtés photographiques de Cyril Hatt, sont non pas des reconstitutions mais des fantômes. Creux, vides, hâtivement collés avec les moyens du bord, ce sont à plus d’un titre, des illusions. Illusion de l’image, illusion du relief, tentation illusoire de posséder le corps et l‘âme de l’image. Avec des moyens techniques sommaires et une patience à toute épreuve, Cyril Hatt reconstitue, souvent dans l’à peu prés causé par le calage des images, ce qui est tombé devant son objectif. Objets courants, tentation moderne, outils obligés, tout y passe. Pour dire que tout objet (même de consommation) est illusion ? Il rejoindrait alors l’ordre symbolique de la nature morte des seizième et dix-septième siècle. Un monde silencieux, une vie en attente. Observation et patience lui permettent donc de reconstituer des formes humbles où usage et usure se rejoignent. Ici mobylettes, voitures, appareils électriques et outils ménagers, paires de chaussures ou appareils photographiques ne sont plus pris dans la mode ou la tentation. En les privant de leur séduction, en les remontant comme des puzzles, en fragilisant tout ce qui faisait leur valeur marchande, Cyril Hatt les fait passer en contrebande du côté de l’art. » (extrait du texte De natura rerum de François Bazzoli)

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« Photomatic » de Cyril Hatt
Du 6 mai 2017 au 10 juin 2017
Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 9 mai de 17h à 20h

Retour en images sur le vernissage :

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Lecture publique

N°5 GALERIE a invité l’artiste Gilles Bingisser, accompagné par Marion Capelier et Yann Van Der Meer pour « LECTURE PUBLIQUE », dans le cadre de sa participation à l’exposition sur le dessin contemporain intitulée « Exercices de style ».

L’artiste nous propose, pour cette exposition, une installation qui s’intitule Fernando personne, une proposition à s’engager dans le no man’s land de l’existence secrète par le puzzle et les hésitations (dessins, techniques et formats divers sur papiers).

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« Pour cette série, j’ai souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa (« je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné »), à ce que Valery appelait « la pulvérisation du moi », à ce que la fiction de l’art permet face à l’absence, aux faux-semblants, aux horizons d’attente, aux déceptions et la fuite du temps. J’essaye donc de rendre visible, sensible, cette absence ontologique de la dispersion et de m’attaquer à l’incomplétude de la vie par la mise en scène du fragment (vers l’achèvement qui nous est promis).
Chercher à multiplier les miroirs pour tenter d’apercevoir, enfin, un reflet qui pourrait être définitionnel, mais aussi, sous forme de ballades à tâtons, placer le learning by doing en moteur quotidien. Ce que l’on fait est le fidèle témoignage de l’expérience d’un moment qui rend la critique absurde et donc le choix difficile » G. Bingisser

Retour en images sur la performance « Lecture publique » qui s’est déroulée le samedi 17 septembre 2016.

 

Narration(s) – chapitre I

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La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?

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N°5_GALERIE_exposition_NARRATIONS_Montpellier_2017_4L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.

Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir. (Texte de Sylvie Lagnier)

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Chapitre I :
N°5 GALERIE  – 5, rue Sainte Anne – 34000 Montpellier
vernissage jeudi 23 février 2017 à 18hpuis jusqu’au 15 avril 2017

Chapitre II :
le lieumultiple montpellier – 3, rue de Moissac (tram Albert 1er) – 34090 Montpellier
vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Chapitre III :
LATELIER – 13, rue Rouget de Lisle – 34200 Sète
vernissage jeudi 9 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Retour en images sur le vernissage du chapitre 1 :

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Bondieuseries

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« …Si le christ avait été un joyeux trapéziste et non un martyr, si Marie et Joseph avaient prôné l’harmonie sexuelle, si les massacres au nom du catholicisme n’avait pas eu lieu, si ces maîtres à penser qui ont eu tout pouvoir ne nous avaient pas obligés à renier la nature, notre monde d’aujourd’hui ne s’en porterait-il pas mieux ? Mon travail s’offre à ceux qui prennent le temps de regarder vraiment. Il est question ici d’écoute et de compréhension du point de vue de l’autre, sans violence et sans rejet. N’oublions pas que la véritable spiritualité se trouve cachée en chacun de nous et en toute chose… »

Ainsi s’exprime Laure Boin au sujet de ses « bondieuseries », présentées par N5 GALERIE. L’artiste a rehaussé des chromos et autres images religieuses glanées ici ou là, qui après des décennies d’une existence moribonde retrouvent du sens, de l’humour et de la vie. En explorant ses images, l’œil découvre avec jubilation les modifications et détails si adroitement apportés qu’ils semblent faire partie de l’original. Avec ce travail, l’artiste défend l’humour et le revendique comme démarche à part entière. En ré-interprétant les notions de vice et de vertu, sans aucune volonté de blasphémer ou de provoquer, elle y exprime également sa colère vis à vis des dérives du profit et du pouvoir qui engendre pollution et souffrance de l’humanité.

« Chaque fois que je regarde les images pieuses de Laure Boin, je ris aux éclats. Elle maîtrise à la perfection le détail satirique et utilise son formidable talent artistique pour modifier avec une grande subtilité les chromos saint-sulpiciens et autres lithographies. Ses modifications se fondent si bien dans les dessins que l’œil est toujours surpris, frappé à chaque nouveau regard… Les chrétiens sincèrement religieux ne seront certainement pas du tout amusés par ce qu’ils voient, Laure en est consciente. Je pense qu’elle a fait un choix délibéré et que sa satire de l’iconographie chrétienne pourra en scandaliser certains. Autrefois, l’on trouvait ces images pieuses dans la plupart des foyers français. Cette époque est révolue. Aujourd’hui, on trouve couramment ces images dans les brocantes et les marchés aux puces. En majorité, les français ne sont plus ni religieux ni anti-religieux, et tandis que certains seront choqués, beaucoup réagiront au contenu satirique comme moi, par le rire…» (Robert Crumb)

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« Bondieuseries » de Laure Boin, du 25 novembre 2016 au 28 janvier 2017
Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 29 novembre de 17h à 20h

Retour en images sur le vernissage

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« Fuck the system » de Laure Boin (peinture sur verre, installation lumineuse, pièce unique 2016)

Exercices de style

Le dessin est à la base de toute création visuelle. Sa pratique et ses formes d’expressions multiples sont au centre de l’exposition proposée par N°5 Galerie, autour de drawing room. Dans leur démarche d’interprétation, les trois artistes présentés utilisent des outils et des supports variés. Ici, le choix des représentations, d’inspirations diverses, navigue tantôt entre l’académisme et l’affranchissement des règles, jusqu’à parfois même oublier les notions de base du dessin afin de troubler notre perception…

N°5 GALERIE - MONTPELLIER EXPOSITION septembre 2016 - exercice de styles - Dominique Lonchampt - Clea Lala - Gilles Bingisser

Pour la série Fernando personne, Gilles Bingisser a souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa : « Je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné ». Par ses dessins, techniques et formats divers sur papiers, l’artiste essaye de rendre visible, sensible, l’absence de l’être et le faux-semblant. Une mise en scène du fragment sous forme de ballades à tâtons qui place le learning by doing en moteur quotidien.

Cléa Lala a plusieurs cordes a son arc. Parfois avec humour, parfois avec provocation, parfois sur papier, sur textile ou en images animées, elle raconte des histoires en créant des liens entre le fond et la forme, notamment par la customisation. En se servant d’outils tels que le fil à broder, elle aborde ici des problématiques tant personnelles qu’universelles comme l’amour, la violence, la tristesse, en tirant chaque fil d’inspiration du nœud de son vécu.

La pratique du dessin est, pour Dominique Lonchampt, en rapport au minéral. Ici les kerns s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation…

« EXERCICES DE STYLE »
Gilles Bingisser, Cléa Lala et Dominique Lonchampt
Du 13 septembre au 5 novembre 2016
Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 13 septembre de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75

En partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier.

Retour en images sur le vernissage :

Retour en images sur « Lecture publique » de Gilles Bingisser, Marion Capelier et Yann Van Der meer, le samedi 17 septembre 2016 :

 

À la rue ! « Il s’agit du texte « aujourd’hui à Madrid », lu à la galerie N°5 le 17 septembre dernier (voir vidéo ci-dessus) et imprimé sur un format A0 sur lequel je vais intervenir et que je vais distribuer aux passants. L’idée étant de réunir tous les morceaux distribués pour reconstituer le texte dans quelques mois. Hommage à « cut piece » de Yoko Ono en 1965… En 65, j’avais 5 ans je commençais à écrire… enjoy » Gilles Bingisser. Retour en images sur cette  intervention du samedi 7 octobre 2016 :

Les éditions Luis Casinada et Yann Dumoget présentent – Dettes

N°5 GALERIE_ EXPOSITION MONTPELLIER_Yann Dumoget_Dettes_ éditions Luis Casinada

Les éditions Luis Casinada présentent au N°5 GALERIE le premier volume de leur nouvelle collection suspendue. C’est l’artiste montpelliérain Yann Dumoget, connu notamment pour ses travaux sur la crise économique, qui a été choisi pour illustrer un texte de Rabelais issu de Pantagruel qui n’a, hélas, pas pris une ride et qui célèbre avec humour et ironie l’intérêt d’être couvert de dettes.

Connues pour leurs livres d’artistes retouchés à la main et diffusés en séries confidentielles, les éditions Luis Casinada, basées à Montpellier, existent depuis 1993 et ont fait paraître de nombreux textes, souvent inédits, d’auteurs tels que Jean Cocteau, Max Rouquette, Joseph Delteil, illustrés par des artistes de renom tels que Rocardo Mosner, Hervé Di Rosa, François Dezeuze…

Dettes, est un livre objet de format horizontal (21 x 16 cm) suspendu derrière un capot en plexiglas destiné lui-même à être fixé au mur. Chaque exemplaire est unique et comporte une œuvre originale de Yann Dumoget en couverture et 5 illustrations intérieures retouchées de sa main.

Nombre d’exemplaires 20, dont 10 exemplaires seulement réservés à la vente le jeudi 16 juin 2016, à partir de 18h au N°5 GALERIE et en présence de l’artiste Yann Dumoget.

http://editionsluiscasinada.jimdo.com/catalogue-2016/yann-dumoget/

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