PALINOPSIE

Au travers de « filtres » qui seraient la peinture, le dessin, … une distance s’opère entre l’image originale qui a inspirée l’artiste et l’œuvre finale. Notre perception visuelle est titillée par de multiples stimulus semblables aux nombreuses techniques et effets de style utilisés par l’artiste. La figure est là mais s’efface, laisse place à la trace de sa présence sans quitter totalement la scène. Une sacralisation de l’image qui nous plonge dans une nostalgie bienveillante.

« L’arrestation de Floyd », série les boulettes – encre et pastel sur papier – 97 cm x 177 cm – 2021

Qu’il s’agisse à l’origine de clichés personnels et autobiographiques ou de photographies puisées dans la presse ou sur les réseaux, Jihane Khélif compose de nouvelles images convoquant un questionnement sur le faire et le cheminement de l’œuvre. Elle brouille les frontières entre dessin, peinture et photographie. Par des cadrages surprenants, des points de vue souvent incongrus, elle revisite le genre traditionnel du portrait dévoilant souvent les faiblesses du corps : corps hospitalisé, corps endormi, corps violenté… Plane alors dans l’esprit du regardeur l’ombre de la mort, dans une forme de vanité contemporaine. Parfois, elle laisse place à l’inachevé, au flou, au vide, ou à un graphisme vif poussant l’image au seuil de l’abstraction. L’imagination du regardeur prend alors le relai. Ses propres souvenirs pourront entrer en résonance. Par la couleur, la lumière, les contrastes et le travail de la matière, elle fait vibrer notre regard. Superposant cela à des thématiques souvent chargées émotionnellement et parfois polémiques, elle grave dans notre mémoire une cicatrice intemporelle.

« Les femmes d’Alger », série Album n°1 – encre, pastel et huile sur toile – 90 cm x 115 cm – 2018

Jihane Khélif est née le 16 octobre 1982 à Nogent sur Marne. Elle grandit à Marseille et y fréquente dès son plus jeune âge l’annexe de l’école des Beaux-Arts. Elle y développera sa passion pour le dessin et la peinture, puis poursuivra son parcours artistique à la Faculté de Lettres et Arts d’Aix-Marseille. En 2004 et 2013, elle réussit les concours du Capes et de l’Agrégation d’Arts Plastiques qui lui permettrons d’enseigner et s’installe dans l’Aude où elle continue ses recherches plastiques dans son atelier.

La palinopsie (du grec palin « répétition » et opsie « vue ») est un trouble de la perception visuelle caractérisé par la persistance anormale ou la réapparition des images après disparition de celle-ci. Elle est dite « illusoire » lorsque l’image est floue, de basse résolution ou « hallucinatoire » en cas de persistance de l’image nette sur une longue durée.

PALINOPSIE
une exposition de Jihane Khélif
Du 23 mars au 23 avril 2022
Vernissage le mardi 22 mars 2022, de 17h à 20h, en présence de l’artiste

MISES EN SCÈNE

« Tout œuvre d’art est un irréel » *
L’exposition propose une balade onirique et sensible entre représentation et imaginaire. Les artistes Nicolas Pincemin et Anne Saligan ouvrent notre regard au-delà d’une réalité immédiate, en utilisant une variation de médiums et de motifs comme espace d’expérimentations. Chacun, avec sa singularité, bouscule la notion de lecture et donc notre rapport à l’œuvre. L’image se forme dans le cerveau, sur le papier ou sur la toile, ce n’est juste qu’une question de support.
* in L’imaginaire, essai de Jean Paul Sartre

Les tableaux de Nicolas Pincemin, tant par les effets picturaux, par leur facture, leur composition et les sujets abordés, appartiennent à un courant de la peinture contemporaine qui s’appuie sur une tradition classique de la peinture moderne. Le paysage, sujet récurrent dans le travail de l’artiste, devient un objet d’étude qu’il dissèque, questionne et déconstruit. En y intégrant un glossaire de formes comme une suite d’acrobaties visuelles, la toile devient une sorte de théâtre. Plan sur plan, élément sur élément, son œuvre se construit comme une mise en dialogue de constituants hétérogènes entrant en résonance les uns avec les autres et qui malmènent alors l’image. Élaborant avec méthode une sorte de désordre sur la toile, l’artiste réorganise complètement la lecture. Ce jeu de plans en cascades, d’effets de figuration abordés, de variations de médiums déstabilise notre regard, nous sort d’un état contemplatif et nous incite à chercher, au-delà du visible immédiat, une réalité plus sous-terraine et fuyante.

Cabane IV – Nicolas Pincemin – sérigraphie encre et acrylique sur toile – 65 cm x 50 cm – 2020

Nicolas Pincemin vit et travaille à Marseille (Bouches du Rhône) Formation :
2001 Licence d’arts plastiques, Université d’Aix-Marseille.
2000 Diplôme national supérieur en expression plastique (Félicitations du jury), École Supérieure des Arts Décoratifs (ESAD) de Strasbourg.
1998 Diplôme national en arts plastiques (avec mention), ESAD de Strasbourg.
Son travail est présent dans des collections publiques comme le Fonds communal de la Ville de Marseille et encore le Fonds régional d’art contemporain de la Région PACA.
Son travail a également fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment au Centre d’art contemporain Chapelle Saint-Jacques en 2019, à la Maison du livre, du son et de l’image de Villeurbanne en 2013 ou au Château de Ratilly (Bourgogne) en 2018.

Anne Saligan est une artiste pluridisciplinaire qui joue habilement de la métaphore pour bousculer l’idée première de la représentation. Dans les deux séries présentées, Quelque part, un paysage et Chutes de motifs, c’est tant le geste qui commande que les matériaux utilisés qui décident. Il est question de rassembler, de composer à partir de chutes de l’atelier. Bien plus que sa capacité à représenter une réalité, le jeu de l’artiste en questionne ici les fragments et use des moyens plastiques pour une autre figuration. Dans Chutes de motifs, l’artiste s’inspire de morceaux de verre, de pièces de porcelaine, de débris d’objets décoratifs ou utilitaires parmi les plus courants de la vie quotidienne. Ces morceaux ont des formes résiduelles plus abstraites et alors motifs par des jeux de répétition, invasion, propagation, extension, assemblage, disparition, dissolution…
À la manière de l’art japonais du Kintsugi, Anne Saligan dépasse une fois encore la question de la représentation. Acceptant les fissures de l’objet, l’artiste soigne les blessures d’une histoire passée et crée une œuvre contemporaine sous forme d’installation, comme pour opérer ses propres réparations.

Quelque part, un paysage (titre de la série) – Anne Saligan – collage sur papier – 30 cm x 40 cm – 2021

Anne Saligan vit et travaille à Roquemaure (Gard)
Formation :
2006 DNSEP Peinture, École supérieure d’art d’Avignon.
2000 DNAP Multimédia, École des beaux-arts de Poitiers.
1996 Maîtrise de sciences et techniques Information et communication d’entreprise, Université du Futuroscope.
Elle est également professeur d’arts plastiques en collège depuis 2015.

MISES EN SCÈNE
une exposition de Nicolas Pincemin et Anne Saligan
Du 5 février au 12 mars 2022
Vernissage le 4 février 2022, de 17h à 20h, en présence des artistes

CONVERSATIONS

La N5 Galerie vous propose de commencer l’année 2022 avec un nouvel accrochage et des œuvres inédites !

Cette nouvelle exposition se veut, une fois de plus, ouverte sur tous les médiums (dessin, photographie, volume, collage, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu d’œuvres, de nouvelles créations, de multiples numérotés, de livres d’artistes, de pièces uniques signées de petits et grands formats. Autant d’idées cadeaux
originaux à offrir et s’offrir pour ces fêtes de fin d’année.

CONVERSATIONS une exposition collective de
Ralf Altrieth – Laure Boin – Stéphane Dupuis – Alexandre Gilibert – Chrystèle Gonçalves – Yves Helbert – Pascale Hugonet – Hélène Hampartzoumian – Itchi Alain Marciano – Michèle Mascherpa – Dominique Nicolas – Mme S.
Anne Saligan – Delphine Sauret – Vincent Puren – Françoise Vadon
Exposition prolongée du 12 au 29 janvier 2022

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ABSTRACTION EXPRESSIVE

Avec cette nouvelle exposition, la N5 Galerie invite deux artistes qui nous offrent leur interprétation du réel. Il y est question d’utopie, de représentations mentales et de sensations visuelles…

Des grains de raisin, une cerise qui se décompose, des popcorns, un passage furtif de lumière, le balancement d’un brin d’herbe, … sont autant d’éléments à l’origine du travail de Chrystèle Gonçalves. L’artiste perçoit au travers de ces formes et instants fugaces, une multitude d’espaces temporels qui constituent l’essence même des nombreux cycles de la vie. Elle tend à démontrer qu’au-delà de la simple représentation d’un ensemble d’objets anodins, on peut discerner une richesse d’instants, un réseau organique, le grouillement temporel d’un même évènement. D’une apparition soudaine découle une palette de couleurs puis un format sur lequel germent des ombres. Sa peinture s’élabore d’une façon intuitive dans la prolifération organique d’une bataille ambiguë mais jubilatoire, entre abstraction et figuration, et qui évoque un équilibre bien précis. S’il est bien une illusion – et si sa réfutation a toujours été un des éléments fondamentaux de sa créativité – c’est qu’il existerait un temps universel, un flux, courant unidirectionnel, à la surface duquel les évènements flotteraient et dont nous ne serions que les spectateurs impuissants et passifs.

L’inspiration de Lucie Bitunjac vient de la Renaissance italienne, qu’elle retravaille à partir de perspective intuitive comme autant de points de vue et de vérité. Une recherche qui l’amène à faire et défaire le rapport intérieur-extérieur des environnements.
Après avoir aplati sa vision de la cité pour la réduire à un noyau compact, coloré et plan dans son travail de peinture et de dessin (à découvrir à la galerie le lieu multiple montpellier du 4 au 27 novembre) Lucie Bitunjac lui re-donne la troisième dimension dans ses céramiques montrées à la N5 Galerie.
La simplification des formes, les couleurs vives, la perspective à plusieurs points de fuite perdurent et structurent l’espace, comme dans ses œuvres planes, mais le volume résultant n’a rien de réaliste. Inutile d’essayer de retrouver, dans ces objets de dimensions modestes, la représentation d’une quelconque construction humaine, même utopique. Nous sommes dans le domaine de la pure abstraction, privilégiant les angles insolites, les équilibres de guingois, ou la glaçure translucide laisse deviner le geste de la main de l’artiste qui a posé les émaux sur les surfaces. Ici sa démarche est celle d’une dissolution du sujet, puis d’une reconstruction. Du réel à sa sublimation, puis de l’idée vers une nouvelle matérialisation…

ABSTRACTION EXPRESSIVE
Une exposition de Lucie Bitunjac et Chrystèle Gonçalves
Du 30 octobre au 27 novembre 2021
Vernissage le vendredi 29 octobre 2021 de 17h à 20h, en présence des artistes.

LA PRESSE EN PARLE

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HORS LES MURS

Nous sommes heureux de vous retrouver à Lyon pour la septième édition du salon du dessin contemporain LYON ART PAPER, du 7 au 10 octobre 2021. Nous avons été sélectionné et nous sommes fier d’y présenter les œuvres sur papier de l’artiste Alexandre Gilibert.

Les œuvres de l’artiste Alexandre Gilibert sont une ode au silence, à la paix de l’âme, à l’immuable – à l’éternel serais-je tenté de dire. Il y a une impression d’éternité, un sentiment d’immanence dans ces fragments de nature. Nul vent, nulle présence ne vient troubler la végétation. Le sol est là, visible ou non, mais perceptible. Les arbres, les roches s’y ancrent, et paraissent avoir été là depuis toujours, être voués à y rester pour toujours. Le sol est le socle sur lequel reposent ce motif, ces figures, statues d’une civilisation oubliée ou ignorée. La présence de l’artiste ne perturbe en rien ce microcosme. Mais son regard l’exhume, le transmue en paysage, et le projette dans d’autres temporalités.
D’épreuve en œuvre, le motif est tamisé, criblé par le geste de l’artiste. L’instantané d’une nature intemporelle devient la matrice d’un lent et patient travail artistique. Un dialogue s’établit avec l’artiste dans l’atelier : c’est le temps de la création, de la mue en paysage. Un temps qui sépare l’instant de l’éternité, ou plutôt qui les relie. L’œuvre immortalise le moment et l’expérience originels, et la Nature immémoriale se métamorphose en paysage projeté dans le hic et nunc.
Le travail d’Alexandre Gilibert s’immisce ainsi dans des interstices temporels complexes et son œuvre repose dans une sorte d’achronie troublante. Elle renvoie à des archétypes et à des expériences singulières, à l’immuable et au fugace… Les temporalités se télescopent et interrogent profondément le statut et la nature de ces paysages.
(Thomas ANDRÉ – Extrait du livre Éprouver le paysage)

LYON ART PAPER 2021
7è édition du salon du dessin contemporain
DU 7 AU 10 OCTOBRE 2021
Vernissage mercredi 6 octobre à 18h30
Palais Bondy – 18/20 quai de Bondy – 69005 Lyon

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DRAWING DRAW #5

N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier font leur rentrée à l’unisson avec la cinquième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses.

À la N5 Galerie, (re)découvrons le travail de Stéphane Dupuis, Hélène Hampartzoumian et Mme S. …

Extraits d’œuvres de Mme S., Stéphane Dupuis et Hélène Hampartzoumian, artistes présentés à la N5 GALERIE


Des instants de vie, des stylos à bille, de la patience, de l’imagination et l’être humain dans son milieu urbain : tels sont les ingrédients qui composent le travail de Stéphane Dupuis. L’artiste pose un regard neutre mais curieux sur notre monde où les codes de communications changent et se reconstruisent. De la pointe de ses stylos et avec une impressionnante précision, l’artiste donne vie à des personnages qui semblent détachés du monde réel, en totale immersion dans un univers numérique et immatériel. D’une gestuelle anodine d’un quotidien jaillit alors tout l’implicite de notre société actuelle. De son trait bleu ininterrompu qu’il couche sur le papier, Stéphane Dupuis représente le vivant avec une force et un réalisme surprenant. Pourtant ce dynamisme apparent trahit la solitude moderne de la virtualité, dévoilant l’ambiguïté et l’antagonisme de l’être humain.


La pratique du dessin chez Hélène Hampartzoumian commence avec une base au trait fin à l’encre qui se déploie en créatures étranges, toutes inspirées par la nature, le plus souvent végétale. Une sorte d’invasion / profusion d’espèces, uniquement contrecarrée par la présence de délimitations géométriques imposant les limites de l’exercice. Contournement d’obstacles, zone de densité et de contraste, amas très serrés, c’est un jeu de lutte pour conquérir la place qui nous revient et ouvrir les horizons. Dans son nouveau travail à partir de collages de gravures anciennes, elle revisite les tableaux de scènes bibliques pour la plupart, redonne une place centrale aux personnages féminins, pose un autre regard, invente une autre mise en scène et raconte une nouvelle histoire pour des tableaux qui retentissent encore aujourd’hui par l’expression de leurs émotions.


L’artiste plasticienne Mme S. compose un répertoire de ses rêveries nocturnes. Elle nous livre un univers intime, sensible et poétique dans lequel le sentiment amoureux s’illustre avec une extrême délicatesse et une sensualité à fleur de peau. L’artiste couche ses belles endormies, faites d’encre et de crayons, sur un papier qu’elle brûle soigneusement lui conférant l’apparente fragilité d’une
dentelle. « Je brûle, je m’enflamme, me consume » semble-t-elle vouloir nous dire. Ces femmes sont dénudées, alanguies, somnolentes. Mais sont-elles délivrées de leurs songes ou sont-elles liées par eux ? Le lien, c’est bien ce dont il est question. Exprimer des sentiments à travers la représentation de liens, de cordes, de nœuds qui entourent le sujet, quand l’artiste veut évoquer le lien, l’attachement, l’emballement. Amoureusement enlacées, les yeux et leurs bouches closes, ses belles endormies (référence à une célèbre estampe japonaise d’Hokusai, Le Rêve de la Femme du Pêcheur, de 1814) nous transportent dans un voyage nostalgique, érotique et surtout
initiatique.


Le salon du dessin contemporain DRAWING DRAW #5
Stéphane Dupuis, Hélène Hampartzoumian et Mme S.

Vernissage vendredi 3 septembre 2021 dès 17h en présence des artistes
Exposition du 3 septembre au 2 octobre 2021
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Et à la galerie le lieu multiple montpellier, dans le cadre du salon du dessin contemporain DRAWING DRAW #5, (re)découvrons le travail de Fabrice Cazenave, Anaïs Pélaquier et Anne Pons – En savoir plus

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LA PRESSE EN PARLE …

Septembre/octobre 2021
Septembre/octobre 2021

© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits. Pas d’utilisation commerciale ni de modification autorisées sans notre autorisation.

JAZZ & ART CONTEMPORAIN

QUAND LE JAZZ RENCONTRE L’ART CONTEMPORAIN …

Nous sommes heureux de vous convier, le vendredi 16 juillet 2021, à un concert de jazz intime pour clôturer l’exposition RALENTIR TRAVAUX de l’artiste Helga Stüber-Nicolas.

Jazzman émérite et contrebassiste d’exception, Clovis Nicolas vit et travaille à New-York. De passage à Montpellier, Il nous fait l’honneur de se produire en solo pour le finissage de l’exposition. Des instants de pur plaisir où toute la beauté et la justesse de son jeu, mais aussi son imaginaire et le sens du son de son instrument, vous transporteront. Clovis Nicolas vous propose sa façon d’entendre et de retranscrire ce qu’il ressent en faisant glisser ses notes sur et autour des œuvres d’Helga Stüber-Nicolas. Une manière rare de (re)découvrir le travail de l’artiste Helga Stüber-Nicolas magnifiquement accompagné de l’interprétation d’un musicien remarquable.

Déroulé de l’évènement du vendredi 16 juillet 2021 :
17H00 : RDV à la N5 GALERIE, rencontre avec l’artiste Helga Stüber-Nicolas pour découvrir ou redécouvrir son travail.
18H30 : Clôture de l’exposition et départ pour le lieu du concert (à proximité)
19H00 : Début du concert

Pour respecter les règles sanitaires toujours en vigueur, la jauge est limitée.
Pour participer à ce concert gratuit, une réservation par mail est indispensable et à envoyer à : CONCERT COMPLET
(Merci d’indiquer votre nom et le nombre de personnes pour chaque réservation. La validation de votre réservation vous sera envoyée par retour de mail)

En savoir plus sur Clovis Nicolas
En savoir plus sur l’exposition RALENTIR TRAVAUX de Helga Stüber-Nicolas

RALENTIR TRAVAUX

Une exposition de Helga Stüber-Nicolas du 19 mai au 17 juillet 2021

Colonne invisible (extrait) de Helga Stüber-Nicolas – Pneu, tige métallique, crayon, 2021

En entrant dans l’atelier d’Helga Stüber-Nicolas, nous sommes surpris par la senteur délicate du bois tout d’abord, puis notre regard est attiré par les couleurs qui inondent l’espace.
Cet atelier est en effet « envahi » de crayons, rangés avec minutie sur des étagères, dans des tiroirs, savamment classifiés, répertoriés dans des boites. Mais ce ne sont pas n’importe quels crayons !
Ce sont des crayons hauts de gamme, en bois, avec des mines composées de pigments de qualité, que l’artiste considère avec préciosité … et qu’elle manipule avec une dextérité chirurgicale. Bien sûr le crayon lui sert à s’exprimer, mais d’une façon évidemment différente de ce que nous pourrions imaginer, car elle le détourne de sa fonction initiale.
La mine est séparée de son bois par le taille-crayon puis l’artiste explore les potentialités de ces deux matériaux que rien ne prédestinait à la fragilité, à la légèreté, à l’abstraction. C’est dans la lente déconstruction du crayon que la création se fait. La notion du temps est en effet essentielle pour Helga Stüber- Nicolas, la minutie de son travail « slow art » étant à contrecourant du temps social, du zapping.

« Sans titre » de Helga Stüber-Nicolas – Brisures de mines de crayons sur papier, 9 cm x 15 cm


L’exposition présente une large sélection d’œuvres réalisées sur des supports et avec des processus divers. L’artiste joue avec les codes de la peinture, d’une part par les nuances multiples de la couleur qu’elle extrait des mines de crayons et d’autre part par ses compositions « abstraites » et géométriques qu’elle crée en disposant sur sa toile les poussières de mines colorées. Par leurs effets de couleur, de matière ou de spatialité les réalisations sur toile ou sur papier de l’artiste élargissent le champ des références vers l’impressionnisme ou les « colors fields » de Rothko et d’autres. Helga Stüber-Nicolas se fait ici également sculptrice : elle expérimente d’autres possibilités du matériau et agit sur l’espace du lieu, avec le cercle et la sphère comme symbolique de l’infini, tout en jouant sur la dialectique fragilité/force et légèreté/gravité.
Ainsi, le crayon qui est usuellement destiné à s’effacer devient ici l’élément essentiel, constitutif de l’œuvre d’Helga Stüber-Nicolas, à travers sa matérialité et non plus sa fonction. Ce crayon n’est plus à percevoir comme un outil, mais comme l’œuvre elle-même…

RALENTIR TRAVAUX de Helga Stüber-Nicolas
Exposition du 19 mai au 17 juillet 2021

du mercredi au samedi – 10h > 13h et 14h > 18h30
Vernissage en présence de l’artiste le mercredi 19 mai 2021 de 15h à 20h
N5 GALERIE – 5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier – 09 81 05 39 75

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REVUE DE PRESSE

DÉCOUVRIR L’ARTICLE DE JEAN-LUC COUGY SUR L’EXPOSITION

QUAND LE JAZZ RENCONTRE L’ART CONTEMPORAIN – CONCERT

Concert de Jazz de Clovis Nicolas – En savoir plus

TRACES

Pascale Hugonet et Patrice Barthès, les deux artistes présentés à la N5 Galerie en ce début d’année 2021, entretiennent une méticuleuse évocation du temps passé, transformée en signes pour mettre à distance le réel. Le temps se fait trace, l’écrit acte graphique à part entière et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. De l’influence d’un événement surgit alors une empreinte contemporaine qui change notre perception des choses.

L’origine du travail de Pascale Hugonet est aussi histoire de double question. D’abord, le temps. Non pas le temps qui se mesure, mais celui plus poétique, plus existentiel, celui qui se perçoit. Ensuite vient l’écriture. Celle qui pourrait être un « au-delà du langage » (R.Barthes), une volonté de signifier autrement, contre la norme du lisible. L’écriture illisible pour évoquer le non-dit, l’interdit, ce qui fait écart ou lien entre le dicible et l’indicible. L’artiste engage alors, à l’atelier et sur des supports en cire, un travail graphique (voire géographique) sur le signe, la trace, l’écriture spéculaire (en miroir), la répétition du geste comme engagement physique du temps en mouvement.

Patrice Barthès nous présente « Times Série ». Cette nouvelle proposition a pris forme en « relisant » un stock de bâches usagées qui lui permettent de protéger l’établi et/ou le sol de son atelier quand il utilise de l’encre, de l’acrylique ou de l’aérosol. Gardant comme base la bâche en l’état, l’artiste entreprend alors son travail en exploitant les matières et les couleurs qui ont servi à la mise en œuvre de ses autres projets. Il s’agit en quelque sorte d’une mise en abîme de ses processus de travail, un « palimpseste » réalisé avec des outils tels que des rouleaux de papier, des cadres, des clous, des cales, … qui seraient utilisés comme des pochoirs et apparaitraient comme autant de formes répétées. Chacune des œuvres est à appréhender en deux temps : elle possède deux vies, une « diurne » et une « nocturne » lorsqu’elle est rétro-éclairée. Une façon également pour l’artiste de réinterpréter, à sa manière, le clair-obscur…

« TRACES » une exposition de Pascale Hugonet et Patrice Barthès
Du 12 février au 27 mars 2021

Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Rencontre avec les artistes le samedi 13 février de 14h à 17h30

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Retour de Jean-Luc Cougy à lire sur « En revenant de l’expo ! »

DRAWING DRAW #4

N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier font leur rentrée à l’unisson avec une nouvelle édition du rendez-vous désormais bien identifié, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. À la N5 Galerie, découvrons le travail de Marie Havel et d’Amélie Joos…

L’œuvre de Marie Havel trouve son origine dans la notion de ruine, son appréhension à travers l’enfance, ses matériaux, ses expérimentations… Ayant grandi au milieu de paysages anciennement tourmentés par les affres de la Grande Guerre, l’artiste reconstitue aujourd’hui les vestiges futurs d’une civilisation vouée au déclin. Son travail consiste en une tension entre construit et déconstruit, entre découverte et recouvrement et donc, entre jeu et ruine. L’artiste s’intéresse également aux motivations de l’action vaine, à l’apprentissage de l’échec, que l’on retrouve dans le rituel du jeu. Elle conçoit les possibles changements d’identité d’un même lieu ou paysage avec la volonté de pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective, de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, de percevoir des lieux comme des « paysages usagés ». Entre modulations infinies dans un univers défini et des scénarios illimités, Marie Havel dédramatise la notion de temps qui passe et qui use avec espoir, poésie et légèreté. Elle s’empare de cette mémoire marquante pour la mettre à distance avec les outils et les idées de sa génération. Pour cette exposition, nous mettons en avant la palette singulière et pluridisciplinaire de l’artiste qui expérimente les possibles de la pratique du dessin en explorant avec beaucoup de dextérité l’ensemble des médiums.

Visuel ci-dessus : « Maisons clous (2) » de Marie Havel
Dessin au papier de verre sur tirage numérique noir et blanc, 50 x 70 cm, 2017


Amélie Joos nous invite pour sa part à pénétrer l’intimité de son atelier et à découvrir son travail avec une installation intitulée : “romanticism is not cancelled”. L’artiste installe sa table à dessin, ses outils, sa lampe, son canapé, … dans la seconde salle de la galerie. Elle nous permet, de ce fait, la découverte de son espace de créations. Les dessins d’Amélie Joos, souvent de petit format propice au récit intime, naissent généralement sous forme d’écriture automatique. D’un seul trait, souvent pulsionnel voire agressif, les images intérieures sont traduites sans croquis, d’une manière directe et immédiate sur la feuille. Dans ce processus de création, Amélie Joos tente de faire surgir des images de son inconscient. Le point de départ d’une œuvre est multiple. Un mot, une phrase, une image ou du vécu peuvent être pour l’artiste déclencheur d’un travail. Ses dessins révèlent des états d’âme, des sentiments, l’angoisse, le désir, les blessures ou encore la joie et la jouissance. Toutes ces émotions sont exprimées d’une manière énigmatique et peuvent provoquer auprès du spectateur des sentiments ambivalents. Le sens multiple et ambigu de son travail est d’une grande importance. Malgré cela, les personnages hybrides qu’elle dévoile sur le papier nous montrent leur âme, expriment leur vécu, avec chacun sa petite névrose et sa stratégie de survie face à l’absurde. Comme si l’artiste interrogeait nos propres angoisses, nos enfermements, nos rêves, pour nous donner à voir et à méditer…

Visuel ci-dessus : prise de vue de l’atelier d’Amélie Joos

« DRAWING DRAW #4 » de Marie Havel et Amélie Joos
Vernissage de l’exposition le mercredi 2 septembre à 18h
Exposition du 3 septembre au 24 octobre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Joëlle Bondil, Peter Lökös et Thilleli Rahmoun.