TRACES

Pascale Hugonet et Patrice Brathès, les deux artistes présentés à la N5 Galerie en ce début d’année 2021, entretiennent une méticuleuse évocation du temps passé, transformée en signes pour mettre à distance le réel. Le temps se fait trace, l’écrit acte graphique à part entière et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. De l’influence d’un événement surgit alors une empreinte contemporaine qui change notre perception des choses.

L’origine du travail de Pascale Hugonet est aussi histoire de double question. D’abord, le temps. Non pas le temps qui se mesure, mais celui plus poétique, plus existentiel, celui qui se perçoit. Ensuite vient l’écriture. Celle qui pourrait être un « au-delà du langage » (R.Barthes), une volonté de signifier autrement, contre la norme du lisible. L’écriture illisible pour évoquer le non-dit, l’interdit, ce qui fait écart ou lien entre le dicible et l’indicible. L’artiste engage alors, à l’atelier et sur des supports en cire, un travail graphique (voire géographique) sur le signe, la trace, l’écriture spéculaire (en miroir), la répétition du geste comme engagement physique du temps en mouvement.

Patrice Barthès nous présente « Times Série ». Cette nouvelle proposition a pris forme en « relisant » un stock de bâches usagées qui lui permettent de protéger l’établi et/ou le sol de son atelier quand il utilise de l’encre, de l’acrylique ou de l’aérosol. Gardant comme base la bâche en l’état, l’artiste entreprend alors son travail en exploitant les matières et les couleurs qui ont servi à la mise en œuvre de ses autres projets. Il s’agit en quelque sorte d’une mise en abîme de ses processus de travail, un « palimpseste » réalisé avec des outils tels que des rouleaux de papier, des cadres, des clous, des cales, … qui seraient utilisés comme des pochoirs et apparaitraient comme autant de formes répétées. Chacune des œuvres est à appréhender en deux temps : elle possède deux vies, une « diurne » et une « nocturne » lorsqu’elle est rétro-éclairée. Une façon également pour l’artiste de réinterpréter, à sa manière, le clair-obscur…

« TRACES »
Une exposition de Pascale Hugonet et Patrice Barthès
Du 13 janvier au 13 février 2021

Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 12 janvier 2021 à partir de 17h

DU PAYSAGE …

La N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’unissent à nouveau pour vous proposer une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui. À la N5 Galerie, invitons-nous à parcourir les univers de Laure Boin, Alexandre Gilibert, Yves Helbert et Armelle de Sainte Marie.

L’Artiste contemporaine Laure Boin est connue pour ses « Bondieuseries » iconoclastes, ses « Animus » à la mine de plomb, que vous avez pu découvrir à la N5 Galerie en 2016 et 2019. Ici elle nous surprend avec son travail de peinture sur les paysages cévenols. L’artiste utilise pour cette série une technique très classique/impressionniste de peinture à l’huile. Au travers de ces « verdures », elle replonge dans les images fortes de son enfance ; explore le mystère et la beauté parfois sombre, attirante et ténébreuse des tunnels de feuillages, chemins initiatiques, passages vers une « terra incognita ». Ses paysages en grand ou petits formats sont souvent saisis juste avant l’orage ou juste avant la nuit, instants chassés où l’ombre et la lumière jouent avec les tonalités.

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Laure Boin – « Les Jumelles avant l’orage »
Huile sur toile, 120×100 cm, 2020 – N5 Galerie

Le travail d’Alexandre Gilibert s’élabore autour des questions liées du paysage et du dessin, lieux communs de l’histoire de l’art. Les vues que l’artiste propose instaurent une scénographie de l’absence et des éléments naturels qui les composent (végétation, étendues, reliefs, cours d’eau, …). Ses dessins, par leur frontalité, s’avèrent davantage redevables aux méandres d’un Jackson Pollock qu’à l’espace serein et articulé d’un Nicolas Poussin. Leur dimension photoréaliste doit être aussi comprise comme trace d’un passage du registre de l’image photographique à celui sensuel du dessin pur, où seul varie la densité de la couche de pastel noir. Ce rapport à un paysage naturel par le biais d’intermédiaires plastiques et graphiques rend visible mais aussi lisible ce qui autrement resterait inaperçu ou simplement chaotique. Le dessin de paysage obtenu permet ainsi de « prendre connaissance du terrain » et d’en dégager les lignes de forces qui le structurent…

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Alexandre Gilibert – « Arbre brisé »
Fusain sur bois, 120×160 cm, 2020 – N5 Galerie

À la fois artiste et historiographe d’une histoire de l’art, Yves Helbert puise ses références dans des œuvres emblématiques qu’il revisite et réactualise. Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et troublante que chacun pourra ajuster selon sa propre histoire : au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique… Si l’histoire de l’Art nous a habitués pendant des siècles à distinguer art du paysage et art du portrait, Yves Helbert a décidé de mêler les deux en donnant la part belle à l’humain et à ces personnages imaginaires plus grands que nature.

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Yves Helbert – « IGNATUS »
Graphite sur papier, 50x50cm, 2020 – N5 Galerie

À travers ses dessins et peintures, l’artiste Armelle de Sainte Marie nous transporte dans des paysages intérieurs, chimériques, parfois organiques. Elle développe un univers qui propose des espaces suspendus, tendus entre presque-figuration et abstraction, des géographies imaginaires ambiguës. On y trouve des motifs récurrents qui évoquent végétaux, minéraux, milieux aquatiques. L’artiste s’intéresse à la vitalité, a  l’entropie, à la transmutation. Ses compositions en mouvements ou flottantes, dans lesquelles les formes semblent engendrer elles-mêmes leurs propres fantasmagories. Ce qui est présenté au regard est suggestion, sans que les moyens picturaux utilisés ne tentent une imitation ou une représentation définitive. Un mouvement omniprésent, un monde qui bruisse…

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Armelle de Sainte Marie – « Terribles jardins »
Extrait de l’œuvre, Acrylique sur papier, 125 x 300 cm, 2019 – N5 Galerie

“ DU PAYSAGE …” une exposition de Laure Boin, Alexandre Gilibert,
Yves Helbert et Armelle de Sainte Marie.
Exposition du 4 novembre au 31 décembre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30 et sur RDV
Vernissage mardi 3 novembre 2020 à partir de 17h en présence des artistes.

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Virginie Blanchard, Océane Moussé et Jérôme Souillot, toujours dans le cadre de l’exposition « Du paysage … » visible sur les deux galeries partenaires.

DRAWING DRAW #4

N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier font leur rentrée à l’unisson avec une nouvelle édition du rendez-vous désormais bien identifié, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. À la N5 Galerie, découvrons le travail de Marie Havel et d’Amélie Joos…

L’œuvre de Marie Havel trouve son origine dans la notion de ruine, son appréhension à travers l’enfance, ses matériaux, ses expérimentations… Ayant grandi au milieu de paysages anciennement tourmentés par les affres de la Grande Guerre, l’artiste reconstitue aujourd’hui les vestiges futurs d’une civilisation vouée au déclin. Son travail consiste en une tension entre construit et déconstruit, entre découverte et recouvrement et donc, entre jeu et ruine. L’artiste s’intéresse également aux motivations de l’action vaine, à l’apprentissage de l’échec, que l’on retrouve dans le rituel du jeu. Elle conçoit les possibles changements d’identité d’un même lieu ou paysage avec la volonté de pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective, de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, de percevoir des lieux comme des « paysages usagés ». Entre modulations infinies dans un univers défini et des scénarios illimités, Marie Havel dédramatise la notion de temps qui passe et qui use avec espoir, poésie et légèreté. Elle s’empare de cette mémoire marquante pour la mettre à distance avec les outils et les idées de sa génération. Pour cette exposition, nous mettons en avant la palette singulière et pluridisciplinaire de l’artiste qui expérimente les possibles de la pratique du dessin en explorant avec beaucoup de dextérité l’ensemble des médiums.

Visuel ci-dessus : « Maisons clous (2) » de Marie Havel
Dessin au papier de verre sur tirage numérique noir et blanc, 50 x 70 cm, 2017


Amélie Joos nous invite pour sa part à pénétrer l’intimité de son atelier et à découvrir son travail avec une installation intitulée : “romanticism is not cancelled”. L’artiste installe sa table à dessin, ses outils, sa lampe, son canapé, … dans la seconde salle de la galerie. Elle nous permet, de ce fait, la découverte de son espace de créations. Les dessins d’Amélie Joos, souvent de petit format propice au récit intime, naissent généralement sous forme d’écriture automatique. D’un seul trait, souvent pulsionnel voire agressif, les images intérieures sont traduites sans croquis, d’une manière directe et immédiate sur la feuille. Dans ce processus de création, Amélie Joos tente de faire surgir des images de son inconscient. Le point de départ d’une œuvre est multiple. Un mot, une phrase, une image ou du vécu peuvent être pour l’artiste déclencheur d’un travail. Ses dessins révèlent des états d’âme, des sentiments, l’angoisse, le désir, les blessures ou encore la joie et la jouissance. Toutes ces émotions sont exprimées d’une manière énigmatique et peuvent provoquer auprès du spectateur des sentiments ambivalents. Le sens multiple et ambigu de son travail est d’une grande importance. Malgré cela, les personnages hybrides qu’elle dévoile sur le papier nous montrent leur âme, expriment leur vécu, avec chacun sa petite névrose et sa stratégie de survie face à l’absurde. Comme si l’artiste interrogeait nos propres angoisses, nos enfermements, nos rêves, pour nous donner à voir et à méditer…

Visuel ci-dessus : prise de vue de l’atelier d’Amélie Joos

« DRAWING DRAW #4 » de Marie Havel et Amélie Joos
Vernissage de l’exposition le mercredi 2 septembre à 18h
Exposition du 3 septembre au 24 octobre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Joëlle Bondil, Peter Lökös et Thilleli Rahmoun.

Ne faut-il pas être un peu déséquilibré pour vouloir peindre une pomme ?

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Visuel du carton : Besser wird es nicht – Technique mixte sur toile 55×46 cm – 2019

Le monde pictural de Ralf Altrieth est d’une incontestable cohérence. On peut le vérifier en confrontant un grand nombre d’œuvres, de formats divers et datées de plusieurs années successives, comme cela est le cas pour cette exposition.

Ralf Altrieth peint des épisodes, extraits d’un monde imaginaire et fantaisiste, d’une foisonnante richesse. Ses toiles sont peuplées de codes narratifs et de contes fantastiques. Il y a beaucoup de poésie dans les œuvres de cet artiste. On sent dans cette peinture pleine de vie et de mouvement (et pas seulement dans les grands formats), un émerveillement d’être, une ouverture à toutes les potentialités de la vie, une interrogation constante devant les mystères de l’humain.

L’artiste ne dénonce pas, ne juge pas le monde contemporain. Il se contente de le décrire avec son langage propre, sa générosité et sa liberté. Il fait référence au monde de l’enfance, de l’humour, même si dans la forme il y a quelque chose d’assez violent.

« Le mouvement, la violence sont des paramètres très importants pour la peinture. Ils permettent d’être précis, même si l’apparence suggère le contraire. » R.A.

Ici le trait est un moyen calligraphique rapide et spontané qui sert à réécrire des images, des contenus et des formes et à les relier entre eux. Il se conjugue à une harmonie colorée peu conventionnelle pour produire une écriture directe et franche, non hésitante. Ses peintures, semi-abstraites et pourtant bien figuratives, sont actuelles, insolites et vigoureusement vivantes. Il associe les motifs (même ceux qui ne vont pas ensemble) et use d’une palette de couleurs qui vient irradier ses toiles et produire un tout irréel.

« J’essaye de pousser la peinture plus loin. La peinture, c’est quelque chose de plus grand que moi. La radicalité permet d’aller plus loin, de se détacher, de voir plus. » R.A.

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Contemporary was yesterday – Technique mixte sur toile 42x102cm – 2019

Biographie de l’artiste :
Ralf Altrieth est né en 1966 Heilbronn, en Allemagne et a suivi des cours particuliers auprès du peintre Georg Schaible à l’âge de 14 ans, à Baiersbronn puis a fréquenté l’Académie des beaux-arts de Nürtingen (1987-1989).
Il a exposé chez le remarquable galeriste Hartmut Beck, a également réalisé des décors, composé des musiques scéniques et mis en scène des pièces de théâtre et est co-fondateur de la maison de disques Meta records.
En s’exprimant depuis trente ans travers la peinture, le dessin, la linogravure, les installations, la sculpture, mais aussi en tant que saxophoniste et compositeur de jazz contemporain, Ralf Altrieth depuis toujours revendique une totale liberté artistique.
Il a travaillé et vécu à Berlin, Fribourg-en-Brisgau, Erlangen, Paris, Venise, de 2006 à 2013 en Normandie et depuis 2014 il s’est installé dans le sud de la France. Nombre de ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans des collections privées en France, en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, en Australie et aux Pays Bas….

« Ne faut-il pas être un peu déséquilibré pour vouloir peindre une pomme ? »
Une exposition de Ralf Altrieth du 16 janvier au 29 février 2020
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Vernissage le jeudi 16 janvier 2020 à partir de 18h

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Visite de l’atelier de Ralf Altrieth

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Retour en images sur le vernissage

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OBTA

En découvrant la performance « OBTA » du chorégraphe/plasticien montpelliérain Patrice Barthès, Nathalie Sapin a été bouleversée par sa beauté plastique et sa force. OBTA fait appel au vocabulaire du tango argentin. Deux danseurs interprètent un espace-temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Les deux interprètes de la performance (Karinna Pantaleo et Patrice Barthès) vont tourner autour d’une sphère lumineuse, posée au sol, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans le bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement… La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent un contraste qui génèrent une tension sensuelle toute en retenue, on pourrait presque dire érotique…

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Suite à ce choc visuel, Nathalie Sapin a immédiatement souhaité retranscrire ses émotions perçues sur surface sensible. Elle propose à Patrice Barthès de se retrouver dans la magie d’une salle obscure (au Centre national dramatique de Montpellier), convoque et s’en remet à la fée lumière, pour un « OBTA » face appareil photo et caméra.
La série, tirée sur aluminium, présentée ici, fait trace. Certaines photographies témoignent, fidèles à la performance. D’autres, délibérément plus abstraites, reflètent les sensations fugaces de sa première vision.

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Événement :


En même temps que l’exposition de photographies, le vendredi 24 mai, de 17h à 20h, sera projeté pour la première fois le film « OBTA » réalisé en décembre 2017 par Nathalie Sapin.

Interprètes : Karina Pantaléo, Patrice Barthès
Musique : Didier Aschour
Durée : 17mn 30 ¨

« Comment retranscrire les sensations provoqués en moi lors de la performance sur un capteur vidéo ? Durant quatre jours, je tente de produire avec mes outils fétiches : lumière, corps, camera ce que j’appelle « ma danse ».
Pour chaque projet, c’est au montage que je réécris. C’est aussi à ce moment là que le projet prends corps, et balaie tout ce que j’ai échafaudé avant. J’ai choisi un plan séquence, restitution fidèle de la performance comme base de montage. Puis j’ai cherché comment renforcer l’effet d’aspiration des corps par la boule lumineuse « soleil central ». Un autre point important était de trouver un équilibre entre voir et percevoir, de jouer avec les limites acceptables du capteur numérique, tout en conservant la part d’obscurité de la performance. Cette part sombre nous donne accès direct à la notre, à nos fantômes intérieurs, à nos soleils cachés » Nathalie Sapin

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Capture d’écran du film OBTA

Exposition « OBTA » de Nathalie Sapin
du 7 mai au 8 juin 2019
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le vendredi 10 mai 2019 de 17h à 20h
+ projection du film « OBTA » réalisé par Nathalie Sapin
le vendredi 24 mai de 17h à 20h

L’exposition « OBTA » de l’artiste Nathalie Sapin est également présentée dans le cadre du « Hors les murs » du festival de photographies Les boutographies 2019

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© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.

 

 

Dessins

Une fois de plus, la N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

N5 galerie_carton_exposition_Dessins_Cedric Torne_Montpellier_2019Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.
L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’oeil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

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À la N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.

N5 Galerie :
« DESSINS »
exposition du 2 avril au 18 mai 2019

du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

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Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes ou proches à s’emparer de reproductions de ces dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, sculpture, installation, écrits…

Le lieu multiple montpellier :
« FEATURE/FIGURE »
exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
le lieu multiple montpellier
3, rue de Moissac, 34 090 Montpellier – Contact : 06 07 40 10 16

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Vue Du Dehors #1

Comme chaque année, même si la N5 galerie prend sa pause estivale, elle n’entend pas pour autant stopper sa vocation à diffuser et promouvoir les artistes contemporains. Avec l’envie de capter un public toujours plus large, initié ou pas à l’art contemporain, nous vous proposons un instant de réflexion, d’émotion, d’ouverture… par le biais de la vision d’un artiste. La galerie vous présente durant toute sa période de fermeture aoûtienne « Vue du dehors #1 ».
Pour cette première édition, l’artiste plasticienne Florence Mirol propose une installation in situ visible 24h/24 en passant par la rue Sainte Anne.
Il est question ici de notion de voyage, l’envie « d’embarquer » le spectateur dans un espace temps ou l’imaginaire de chacun fera évoluer l’histoire.

N5 galerie_exposition_Florence Mirol_installation artistique_Montpellier_VDD#1_2018« Mes travaux artistiques sont des lieux, des traversées.
J’utilise mes images et les reconstruit, comme un travail d’archives, je recycle mes propres images. Ou encore prends des photos d’objets archéologiques. Je cherche à « profaner » le temps. Suranné et présent, actuel et mélancolique. C’est pourquoi j’explore différents média : la photographie, l’installation, l’écriture, la vidéo. Les œuvres que je conçois sont des projections, des transformations, chacune procède d’un cadrage, d’une esthétique, d’une composition précise et choisie.
Sous différentes formes, je développe un imaginaire mental lors de mes voyages, liant souvent le mot à l’image, créant un univers poétique, en devenir, évitant ainsi une narration didactique. Je cherche dans l’image à opérer des déplacements, déconstruire, reconstruire, transformer, trouver une nouvelle (image). Une énigme où se croisent le temps et le destin?
Depuis 2016 mes travaux artistiques  s’articulent autour du thème de « Tout ce qui ne touche pas terre », un espace de travail enveloppant mes principaux axes de recherches artistiques: le déplacement, l’écoulement du temps, l’image qui évolue. »

Née en 1973, Florence Mirol vit et travaille à Nîmes
DNSAP / DNSEP 1995-2000 Beaux-Arts de Nîmes

plasticienne, photographies, installations, images, textes

« Vue du dehors #1 »  une installation de Florence Mirol
à découvrir du 5 au 28 août 2018

aide à la création d’œuvre en coproduction
 N5 galerie – le lieu multiple montpellier

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« Vue du dehors #1 » – Août 2018