UN ÉTÉ À L’ATELIER, saison estivale 2026 dédiée à la pratique du collage

Tout l’été, nous vous invitons à venir à la rencontre Gaston, découvrir et en apprendre plus sur la pratique du collage, acheter une œuvre originale et/ou un multiple numéroté et signé par l’artiste.

Les collages de Gaston
Avec le collage, Gaston souhaite transmettre le plaisir du travail de la main. D’abord le plaisir méticuleux de la recherche à travers les magazines vintage, puis le plaisir de la découpe : le geste précis de l’incision délicate ou le déchirement. Le papier sous toutes ses formes, la surface gaufrée, embossée, son poids, son grain, oppose à la planéité des écrans qui ont le monopole aujourd’hui une dimension tactile irréductible. Le papier est aussi travaillé ici comme objet de transmission sensible. Apparemment fragile (il jaunit, se déchire, se froisse), il porte néanmoins en lui la trace des civilisations de l’écriture à travers les époques.
Gaston réalise ses collages à partir de découpes issues principalement de magazines des années 1950 à 1970, tournant où l’image imprimée est devenue un vecteur central de la promesse de la modernité. Il privilégie une composition rigoureuse, laissant une place importante aux formes géométriques et à la typographie qui structurent la composition en orientant la lecture de l’image. Ses œuvres fonctionnent comme des surfaces de tension où le langage visuel de la publicité est convoqué pour être désamorcé. Dans beaucoup de collages, on observe la présence récurrente d’athlètes et de pin-up qui nous plongent dans un imaginaire normatif du corps comme projet de performance ou objet de désir.
Plusieurs séries se déploient. Dans la série des visages, les figures humaines sont colonisées par des fragments découpés qui semblent envahir leur intériorité. C’est comme si l’identité n’avait pas de réalité propre, qu’elle n’était qu’un contenant rempli de messages et de slogans.
Dans la série Design, la confrontation des images permet un rendu tout aussi décalé, en résonance avec des formes géométriques inspirées du Bauhaus. Des messieurs en costume et de dos, une gymnaste de dos, un homme assis qui ne semble n’avoir pas trouvé la bonne échelle par rapport à son fauteuil. En miroir, au premier plan, sont placés des objets iconiques : la chaise de Verner Panton, la chaise de Jean Prouvé, le fauteuil Egg d’Arne Jacobsen. Ces emblèmes du design moderne portent avec eux tout le poids de leur propre légende, le confort mais surtout le style, la forme juste. Mais le collage les déplace : il introduit un écart entre ce que ces objets sont supposés signifier et ce qu’ils font là.

Série « Design » – Frank Gehry et Annie Leibovitz- Gaston
Collage papiers sur papier, 40x30cm, 2026, œuvre vendue


Sur des fonds monochromes, des animaux et des gymnastes (en noir et blanc) de retrouvent côte à côte, les légendes indiquant que les gymnastes s’exercent à des postures de yoga. Ces postures aux noms loufoques (et pourtant bien réels : « la posture du roi des pigeons » etc.), juxtaposées aux images, révèlent toute leur joyeuse absurdité.

Série « Yoga » – Gaston
Collage papiers sur papier, 29,7x21cm, 2025


La série réinterprétant les grandes icônes de l’histoire de l’art s’inscrit là aussi dans la problématique de la copie et de la réinvention (quelle place pour l’invention à partir d’images préexistantes ?) Face au David de Michel-Ange, un gymnaste campe sa propre perfection musculaire. Le Narcisse du Caravage contemple un nageur athlétique. La Vénus de Botticelli surgit sur une moule découpée, déplacée, affublée d’un écriteau « Manifeste pour la moule ». Ces images, issues d’un imaginaire collectif partagé, sont mises en miroir pour interroger la citation comme moteur même de la création artistique.

Série « histoire de l’art » – Fontana – Gaston
Collage papiers sur papier, 29,7x21cm, 2026


D’autres collages, que l’on pourrait rapprocher d’une esthétique de la pensée positive, affichent des injonctions explicites : « vacances », « oubliez tout », « souriez », « happy days », « power of love ». Le langage de la détente et du bien-être devient ici un refrain, un slogan vidé de sa promesse. Les messages de positivité traversent l’ensemble de l’œuvre (« Souriez », « et maintenant à vous de jouer »…). Cette positivité porte la trace d’injonctions sociales pressurisantes que Gaston détourne par une ironie subtile. On pourrait dire que ses collages révèlent ce que la sociologue Eva Illouz appelle la dictature du bonheur : les émotions deviennent des marchandises comme les autres et le bonheur, un impératif moral. En arrière-plan se dessine la figure contemporaine de l’individu entrepreneur de lui-même, sommé de se penser comme un projet à optimiser dans une société marchande ultralibérale. En rejouant les codes visuels de cette promesse, Gaston en révèle la mécanique tout en laissant affleurer une forme de résistance silencieuse sous la surface lisse des images. Texte de Kcenia Naoumenko

Série « Architecture » – Gaston
Collage papiers sur papier, 40x30cm, 2026

Avec ses créations complètement superflues donc absolument indispensables, Gaston traduit l’absurdité qui règne dans notre société pour remplacer, aisément et sans effet secondaire, la prise quotidienne d’antidépresseurs ! Tout l’été, venez à la rencontre Gaston, découvrir et en apprendre plus sur la pratique du collage, acheter une œuvre originale et/ou un multiple numéroté et signé par l’artiste.

Une brève histoire du collage
Selon Max Ernst, « si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage ». En effet le collage consiste à décomposer puis juxtaposer/associer des images existantes pour en recomposer une nouvelle afin de produire un déplacement de sens.
Il ne s’agit pas d’un simple assemblage mais d’une opération de transformation. En cela, le collage est un art du montage : il fait surgir une signification nouvelle à partir de fragments prélevés dans des répertoires visuels diversifiés. Au sein du mouvement surréaliste, Max Ernst compose ainsi des images à partir de revues et de gazettes de la première moitié du XXe siècle, donnant naissance à des scènes étranges (des hommes à tête d’oiseau dans de riches intérieurs dans « Une semaine de bonté », roman-collage publié en 1934). Le collage devient alors un outil de dérèglement du regard, un moyen d’ouvrir des brèches dans le réel. Cette logique se retrouve dans des œuvres devenues iconiques, comme le ready-made « Indestructible objet » du photographe Man Ray (portant l’inscription « Objet à détruire ») : une découpe de photographie d’œil est collée sur l’aiguille d’un métronome. La conjonction de ces deux éléments fait advenir une troisième réalité à la manière d’une métaphore visuelle. Le collage est également à l’œuvre dans le cubisme avec des fragments de journaux qui introduisent le quotidien au coeur de la composition (Pablo Picasso, Juan Gris).
À partir des années 1950, la publicité de masse et les images issues du marketing connaissent une croissance exponentielle. S’appuyant sur les travaux de Bernays, de Lippmann ou de Lasswell, les publicitaires façonnent l’imaginaire collectif, produisant non seulement des désirs d’achat et une aspiration à l’American way of life. Ces images, produites en série, deviennent un matériau de prédilection pour les artistes, qui les détournent dans une perspective parfois contestataire mais parfois complaisante. Dans la lignée de la reproductibilité technique pensée par Walter Benjamin assumée pleinement par le Pop Art, Richard Hamilton revendique un art « populaire, destiné aux masses, éphémère, à court terme, consommable, facilement oubliable, produit en série, peu coûteux, jeune, spirituel et sexy ». Ses personnages épanouis dans des intérieurs modernes, images de l’American way of life, contiennent malgré tout un décalage qui produit une dose d’ironie. Dans cette même logique, James Rosenquist, ancien peintre de panneaux publicitaires, peint ses œuvres en copiant des collages qu’il réalise avec des images découpées dans le magazine Life. En associant pouvoir politique, consommation et désir domestique (comme dans son triptyque « President Elect »), Rosenquist révèle la logique publicitaire qui structure l’imaginaire américain. Le collage devient un outil parodique voire satirique, mettant à nu la continuité entre propagande politique et publicité commerciale.
Dans l’art actuel, on observe un regain d’intérêt pour le collage. Il apparaît comme une nouvelle voie, un mode d’expression privilégié pour interroger ce qui est montré, dans les images publicitaires ou les magazines, est présenté comme allant de soi. En fragmentant, en découpant, en recomposant, les artistes révèlent les structures invisibles de notre paysage visuel contemporain afin de redonner au regard sa capacité critique. Texte de Kcenia Naoumenko

Série « Les fleurs » – Gaston
Collage papiers sur papier, 40x30cm, 2026

UN ÉTÉ À L’ATELIER
Exposition Évènement – Les collages de Gaston
DU 24 JUIN AU 26 SEPTEMBRE 2026
N5G, 5 rue Sainte-Anne, 34000 Montpellier
Du mercredi au samedi, de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

© N5G – pour le respect du travail et des droits des artistes, des auteurs et des diffuseurs. En application de la loi du 11 mars 1957 (art. 41) et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans autorisation. Les textes et visuels d’œuvres présentés sur ce site ne sont pas libre de droit.

COMMENT SOIGNER LA MOROSITÉ AMBIANTE !

Pour démarrer l’année 2026, et après 11 ans d’existence dans le paysage montpellierain, la N5G se renouvelle et invite l’artiste collagiste Gaston à installer son atelier au sein même de la galerie pour une résidence qui se poursuivra sur toute l’année 2026. Gaston proposera diverses expositions montrant son travail et/ou invitant à son tour d’autres artistes afin de vous faire découvrir de nouveaux univers avec une sélection artistique toujours exigeante et variée. Voici la première exposition monographique de Gaston, qui vous présentera, en personne, sa pratique et ses œuvres.

Gaston est un artiste qui réalise des collages dans lesquels des personnages, des visages, des objets habitants du passé (en particulier des années 50/70) retrouvent vie dans des compositions originales contemporaines, souriantes et décalées. Il recherche, compile, observe, imagine et découpe, froisse, déchire, … pour enfin combiner des fragments papier de toutes sortes, détourner, recomposer, réinventer et faire se télescoper les codes, les références et les temporalités. Le collage est un moyen d’expression qui fut utilisé par les mouvements cubiste, dadaïste et surréaliste, entre autres. Aujourd’hui encore, il s’impose comme une pratique artistique à part entière se libérant d’une description ressemblante de la réalité. Le collage crée de nouvelles formes et nous propose de nouvelles configurations visuelles et mentales. Gaston utilise la géométrie, la couleur, la typographie, les mots comme autant d’exclamations modernes qui replacent les sujets dans un temps suspendu. Comme un espace d’expérimentations, le collage lui permet une mise en scène à la fois ironique et sensible où s’immiscent coups de gueule et visions d’un monde contemporain souvent trop malmené. Gaston joue avec les mots, manie le scalpel avec dextérité pour confectionner des collages originaux, poétiques, farfelus et aux messages engagés. Avec ses créations complètement superflues donc absolument indispensables, Gaston traduit l’absurdité qui règne dans notre société pour remplacer, aisément et sans effet secondaire, la prise quotidienne d’antidépresseurs !

[ COMMENT SOIGNER LA MOROSITÉ AMBIANTE ! ]
une exposition de Gaston du 7 février au 4 avril 2026

© N5G – pour le respect du travail et des droits des artistes, des auteurs et des diffuseurs. En application de la loi du 11 mars 1957 (art. 41) et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans autorisation. Les textes et visuels d’œuvres présentés sur ce site ne sont pas libre de droit.

L’ÉDITION DES 11 ANS

Exposition collective HAPPY DAYS, à la N5G, collage, dessin, peinture, à Montpellier - art contemporain

Déjà 11 ans que la N5 Galerie explore l’art contemporain pour faire découvrir sur ses cimaises montpelliéraines les œuvres d’artistes émergents et/ou confirmés. Par des expositions et des rencontres la galerie initie et sensibilise un large public d’amateurs et de collectionneurs d’art.

Forte du succès des précédentes éditions, cette nouvelle exposition amorce la période des fêtes de fin d’année et, une fois de plus, se veut ouverte sur tous les médiums (peinture, dessin, volume, collage, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Avec un accrochage ample et précieux, dans une ambiance toujours chaleureuse et élégante, cette exposition réunit les œuvres d’artistes que nous soutenons et défendons avec fierté et passion. Nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu d’œuvres, de nouvelles créations, de pièces uniques signées de petits et grands formats et également de multiples en édition limitée, numérotée et signée. Autant d’idées cadeaux originales à offrir et à s’offrir pour fêter cette année qui s’achève.

La multiplicité des univers présentés nous offre décidément de bien voluptueuses émotions et saura conquérir le visiteur curieux, l’amateur avisé et le collectionneur d’art. Au plaisir de vous y accueillir et de vous faire découvrir cette dernière exposition de l’année 2025, avant qu’une nouvelle saison, riche et éclectique, éclose à nouveau !

Exposition collective [ HAPPY DAYS ] l’édition des 11 ans
du 22 novembre au 27 décembre 202
5

Guiome David / Joëlle Bondil / Gaston / Hélène Hampartzoumian / Michèle Mascherpa / Hela Stüber-Nicolas / Vincent Puren / Pierre Touron et invités…

© N5G – pour le respect du travail et des droits des artistes, des auteurs et des diffuseurs. En application de la loi du 11 mars 1957 (art. 41) et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans autorisation. Les textes et visuels d’œuvres présentés sur ce site ne sont pas libre de droit.

COLORS

La couleur est bien plus qu’une simple perception visuelle : elle est une composante essentielle de notre expérience quotidienne, un outil de création, d’expression et de communication. Que ce soit dans l’art, la science, la psychologie ou les traditions culturelles, les couleurs façonnent nos émotions et enrichissent notre manière de percevoir le monde. De tous temps les couleurs sont omniprésentes dans les arts. Les peintres, comme Claude Monet avec ses jeux de lumière ou Pablo Picasso à travers ses périodes bleue et rose, utilisaient les couleurs pour exprimer des émotions profondes. Les deux artistes présentés ici manient avec délectation l’ensemble du cercle chromatique, la diversité des nuances et le symbolisme des harmonies colorées pour nous transmettre une palette de sentiments et de messages subtils.

Gaston est un artiste qui réalise des collages dans lesquels des personnages, des visages, des objets habitants du passé (en particulier des années 50 et 60) retrouvent vie dans des compositions originales contemporaines, souriantes et décalées. Il recherche, compile, observe, imagine et découpe, froisse, déchire, … pour enfin combiner des fragments papier de toutes sortes, détourner, recomposer, réinventer et faire se télescoper les codes, les références et les temporalités. Le collage est un moyen d’expression qui fut utilisé par les mouvements cubiste, dadaïste et surréaliste, entre autres. Aujourd’hui encore, il s’impose comme une pratique artistique à part entière se libérant d’une description ressemblante de la réalité. Le collage crée de nouvelles formes et nous propose de nouvelles configurations visuelles et mentales. Gaston utilise la géométrie, la couleur, la typographie, les mots comme autant d’exclamations modernes qui replacent les sujets dans un temps suspendu. Comme un espace d’expérimentations, le collage lui permet une mise en scène à la fois ironique et sensible où s’immiscent coups de gueule et visions d’un monde contemporain souvent trop malmené. Gaston joue avec les mots, manie le scalpel avec dextérité pour confectionner des collages originaux, poétiques, farfelus et aux messages engagés. Avec ses créations complètement superflues donc absolument indispensables, Gaston traduit l’absurdité qui règne dans notre société pour remplacer, aisément et sans effet secondaire, la prise quotidienne d’antidépresseurs !

En entrant dans l’atelier d’Helga Stüber-Nicolas, nous sommes surpris par la senteur délicate du bois tout d’abord, puis notre regard est attiré par les couleurs qui inondent l’espace. Cet atelier est en effet « envahi » de crayons, rangés avec minutie sur des étagères, dans des tiroirs, savamment classifiés, répertoriés dans des boites. Mais ce ne sont pas n’importe quels crayons ! Ce sont des crayons hauts de gamme, en bois, avec des mines composées de pigments de qualité, que l’artiste considère avec préciosité … et qu’elle manipule avec une dextérité chirurgicale. Bien sûr le crayon lui sert à s’exprimer, mais d’une façon évidemment différente de ce que nous pourrions imaginer, car elle le détourne de sa fonction initiale. La mine est séparée de son bois par le taille-crayon puis l’artiste explore les potentialités de ces deux matériaux que rien ne prédestinait à la fragilité, à la légèreté, à l’abstraction. C’est dans la lente déconstruction du crayon que la création se fait. La notion du temps est en effet essentielle pour Helga Stüber- Nicolas, la minutie de son travail « slow art » étant à contrecourant du temps social, du zapping. L’artiste joue avec les codes de la peinture, d’une part par les nuances multiples de la couleur qu’elle extrait des mines de crayons et d’autre part par ses compositions « abstraites » et géométriques qu’elle crée en disposant sur sa toile les poussières de mines colorées. Ainsi, le crayon qui est usuellement destiné à s’effacer devient ici l’élément essentiel, constitutif de l’œuvre d’Helga Stüber-Nicolas, à travers sa matérialité et non plus sa fonction. Ce crayon n’est plus à percevoir comme un outil, mais comme l’œuvre elle-même…

© N5G – pour le respect du travail et des droits des artistes, des auteurs et des diffuseurs. En application de la loi du 11 mars 1957 (art. 41) et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans autorisation. Les textes et visuels d’œuvres présentés sur ce site ne sont pas libre de droit.

LA COLLECTIVE… été 2025

Cette nouvelle exposition d’été se veut, une fois de plus, ouverte sur tous les médiums (peinture, dessin, volume, collage, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Avec un accrochage ample et précieux, dans une ambiance chaleureuse et élégante, cette exposition réunit une sélection d’œuvres des artistes que nous soutenons et défendons avec fierté et passion. Nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu d’œuvres, de nouvelles créations, de pièces uniques signées de petits et grands formats. La multiplicité des univers présentés nous offre décidément de bien voluptueuses émotions et saura conquérir le visiteur curieux, l’amateur avisé et le collectionneur d’art.

LA COLLECTIVE… été 2025
Exposition du 4 juin au 19 juillet 2025
Du mercredi au samedi, 10h > 12h30 et 14h > 18h

Avec Céline Achour, Laure Boin, Guiome David, Gaston, Pascale Hugonet, Michèle Mascherpa , Dominique Nicolas, Anne Saligan, Helga Stüber-Nicolas et Pierre Touron.

© N5 GALERIE – pour le respect du travail et des droits des artistes, des auteurs et des diffuseurs. En application de la loi du 11 mars 1957 (art. 41) et du code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992, toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans autorisation.
Les textes et visuels d’œuvres présentés sur ce site ne sont pas libre de droit.

ALGER / BARCELONA …

le théâtre des mémoires

Pour cette première exposition personnelle de l’artiste plasticienne Thilleli Rahmoun à la N5 Galerie, nous nous sommes concentrés sur deux villes ancrées autour de la Méditerranée : Alger, où elle est née et a étudié et Barcelone, ville où elle a travaillé ces dernières années. Ces villes sont pour Thilleli des sources d’inspirations considérables par le questionnement, le déracinement et le déplacement. La Méditerranée a également une large importance dans son parcours personnel et a influencé son travail en tant que territoire. « À Alger, je me disais toujours que la mer était un -élément modérateur-. À Barcelone, elle est le -point de retour- ».

Sa démarche artistique consiste à trouver un liant entre sa pratique, les contorsions de la vie et de la société. Ses œuvres, composées de mises en scène savamment théâtralisées, nous convient dans un voyage fait de combinaisons d’espaces et de temps. Dans des situations ludiques et poétiquement orchestrées, de nombreux objets (souvent liés à la puissance et au contrôle sociétal) rencontrent des animaux, des végétaux, …. Tels des personnages fabliaux dans des « paysages/espaces » supposés réconfortants mais qui bousculent l’ordre des choses pour mieux les questionner. Certains éléments narratifs sont représentés, spatialement et temporellement, de façon récurrente : la cage « entre divertissement et structure mentale restrictive », le palmier « la terre reliée tout en majesté à l’air », la piscine « l’eau qui stagne mais qui rassemble », le lustre « le feu derrière la lumière ». Le décor est planté mais toutes les échappatoires restent possibles. Thilleli Rahmoun nous charme avec sa poésie onirique mais la fable est féroce. C’est le poids de nos mémoires, de nos codes, de nos soumissions, de nos rêves dont nous parle l’artiste. Par des compositions étonnantes, parfois dérangeantes, elle sublime et à la fois dénonce un monde déroutant et pourtant c’est bien du nôtre dont il est question ici. Ses dessins-collages aux techniques mixtes et aux formats parfois XXL incarnent une beauté surréaliste, sensuelle et incongrue. Ses œuvres fusionnent des espaces anachroniques et rappellent la permanence de la vie et l’importance de créer ses propres règles du jeu. Et finalement, s’il n’était question que d’un conte ?

Thilleli Rahmoun est née en 1978 à Alger. L’artiste vit et travaille entre Barcelone, Paris et Montpellier. Elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (2007) et de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts d’Alger (2001).

N5 Galerie, Thilleli Rahmoun / Auca 5, technique mixte sur plaken, 50 cm x 50 cm, 2020

ALGER / BARCELONA le théâtre des mémoires
Une exposition de Thilleli Rahmoun du 1er avril au 13 mai 2023
Vernissage le vendredi 31 mars 2023 dès 17h
en présence de l’artiste

Retour en images sur l’exposition

Plaisir d’offrir… joie de recevoir

Prolongation de l’exposition du 4 au 21 janvier 2023
Nouvel accrochage, nouvelles œuvres…

Déjà 8 années que la N5 Galerie explore la sphère de l’art contemporain pour faire découvrir sur ses cimaises montpelliéraines les œuvres d’artistes émergents et/ou confirmés. Par des expositions et des rencontres la galerie initie et sensibilise un large public d’amateurs et de collectionneurs d’art.

Cette nouvelle exposition intitulée « Plaisir d’offrir… Joie de recevoir » donne le ton et ouvre la période magique des fêtes de fin d’année. Une fois de plus, l’exposition se veut ouverte sur tous les médiums (dessin, photographie, volume, collage, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Avec un accrochage ample et précieux qui réunit les artistes que nous défendons avec fierté et passion, nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu d’œuvres, de nouvelles créations, de multiples numérotés, de livres d’artistes, de pièces uniques signées de petits et grands formats. Avec 18 artistes présentés et plus d’une centaine d’œuvres, voici autant d’idées cadeaux originaux à offrir et à s’offrir pour fêter cette année qui s’achève.

La multiplicité des univers présentés nous offre décidément de bien voluptueuses émotions et saura conquérir l’amateur avisé et le collectionneur d’art.

Au plaisir de vous y accueillir et de vous faire découvrir cette dernière exposition de l’année … avant qu’une nouvelle saison éclose à nouveau !

Prolongation de l’exposition du 4 au 21 janvier 2023
Nouvel accrochage, nouvelles œuvres…

Plaisir d’offrir… joie de recevoir
Exposition collective des artistes de la galerie
du 24 novembre au 24 décembre 2022
Vernissage le jeudi 24 novembre 2022 dès 17h en présence des artistes

Retour en images sur l’exposition

DU PAYSAGE… chapitre 2

La N5 Galerie vous propose une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui. Reconnue officiellement comme un genre artistique à partir 16e siècle, le paysage a emprunté de multiples courants (classique, romantique, réaliste, impressionniste, …) jusqu’à s’affranchir des codes de la représentation. Cadre idéal pour la narration, la réflexion personnelle de l’artiste dans ses œuvres est l’une des caractéristiques singulières de ce mouvement perpétuellement réinterprété. Faisant suite à l’exposition éponyme présentée à la galerie en 2020 ( https://n5galeriemontpellier.com/2020/09/16/du-paysage/ ), nous vous invitons aujourd’hui à parcourir les univers de Guiome David, Florence Mirol, Dominique Nicolas et Patricia Stheeman.

Guiome David est un artiste peintre contemporain, électron libre et provocateur, qui refuse de s’enfermer dans un style unique. Après avoir revisité la peinture de nu classique, l’autoportrait, croqué des cimetières, … l’artiste arpente cette fois-ci le paysage à l’huile, son médium de prédilection. Une thématique vaste qui lui offre de grandes opportunités d’interprétation. Il renouvelle le genre avec une série d’œuvres intitulée Repaysage. La gestuelle, les couleurs déclinables à l’infini ou encore la narration qui tend vers une échappée hors du tableau lui-même, bousculent le style académique sans que jamais l’artiste ne cède sur la technique. De son regard singulier, Guiome David nous invite à nous écarter des sentiers tracés pour découvrir la poésie de la peinture. « Ma peinture se souvient de sa palette. Elle s’habille en seconde main et mange à tous les ateliers. Elle m’accompagne librement jusqu’au crépuscule. » G. David

Guiome David est né en 1965 à Rouen. Il vit et travaille actuellement dans le Gard. Diplômé de l’École de beaux-arts de Rouen – DNSEP 1989.

« Repaysage 16 » Huile sur papier, 130 cm x 117 cm

Les travaux de l’artiste photographe Florence Mirol sont des projections. Elle réutilise ses propres images, les reconstruis, les superpose, les brise, les renouvelle. La photographie est utilisée ici comme une matière. Il s’agit d’une vision transposée, chaotique et rassemblée. Comme un journal de voyage photographique, il y a une trame narrative à travers ces lieux traversés, les paysages et les textes ponctuent ces passages. Ce qui intéresse l’artiste quand elle manipule ses images, ce sont leur apparition, sans aucune retouche numérique, c’est comment elles se transforment et évoluer à travers son travail et dans le temps, c’est l’éruption de leur détérioration ou de leur émergence, la disparition d’une réalité à travers la fiction, le rêve, les souvenirs. En revenant sur ses images il y a une sorte d’écoulement du temps, une nouvelle vision, un recyclage de la photographie morte vers une photographie en mouvement ou l’imagination et l’émotion sont réactivées.

Florence Mirol est née en 1973 à Drancy. Elle vit et travaille actuellement dans le Gard. Diplômée des Beaux-arts de Nîmes – DNSAP / DNSEP 1995-2000
En 2006 son travail photographique rejoint la collection permanente du Musée d’art contemporain le Carré d’art de la ville de Nîmes.

« À 3 dans l’aube » photographie, 68 cm x 80 cm (extrait de l’œuvre)

Scientifique de carrière et désormais artiste plasticien, Dominique Nicolas pratique l’art du collage par l’association insolite, souvent drôle et toujours poétique de plusieurs réalités. Dans la série des œuvres présentées ici, l’artiste s’est concentré sur l’un des éléments vivants les plus marquant d’un paysage : l’arbre. Outre les considérations écologiques, économiques, esthétiques que nous pouvons lui prêter, il est souvent un repère, nous permettant de nous orienter. Son ancrage dans un lieu nous procure sérénité et rassurance vis-à-vis des adaptations à vivre dans un environnement en perpétuel mouvement. Grâce à ses scalpels aiguisés, l’artiste découpe méticuleusement ces arbres dans un ouvrage recueil de dessins (de deux créateurs paysagistes italiens, Césaré Leonardi et Franca Stasi) destiné à servir de modèles pour visualiser le devenir de parcs paysagés depuis leur plantation jusqu’à différents âges. Puis il entreprend un minutieux et surprenant assemblage instaurant une communion confidentielle entre l’humain et le végétal. Ici un banc ou une chaise symbolise l’intimité, là un engin de chantier viendrait rompre l’harmonie entre ces deux êtres vivants. Cet arbre, isolé de son environnement éveille le visiteur à une perception nouvelle faisant appel à ses propres ressentis. Entre une réflexion sur les interactions art-science et une anthropologie des relations de l’homme à la nature, cette série de collages ne laissera personne indifférent.

Dominique Nicolas est née en 1947 à Paris. Il vit et travaille dans actuellement dans l’Hérault. Depuis les années 2000, il concentre tout son temps à son travail d’artiste plasticien.

« Hiver » collage papier sur papier, 50 cm x 70 cm

L’artiste plasticienne Patricia Stheeman situe son travail dans l’idée de passage, de parcours et d’instants. Entre narration et découvertes géographiques, elle conçoit ses œuvres comme une médiation poétique sur le réel. Son intention est certes de représenter un paysage, mais aussi d’aller à la racine de la sensation et des éléments qui composent ce dernier. Avec patience et en utilisant le « peu » (poussière d’ocre glanée, encres en lavis), elle construit un paysage qui renouvèle notre regard en déstructurant les codes du genre : ciel / horizon/ terre. La feuille de papier de soie, support de prédilection de l’artiste, est repliée, froissée ou en superpositions de strates solidifiées. Ses œuvres se font volumes et révèlent des reliefs mystérieux par des jeux de transparences délicates ou des concrétions denses. À la fois fragments de temps et de paysages, son travail emprunte une direction abstraite et fait apparaître sa substance poétique. Patricia Stheeman étreint le paysage avec pour seule règle celle de le réinventer et de s’en étonner sans cesse.

Patricia Stheeman est née en 1965 à Marseille. Elle vit et travaille actuellement dans l’Aude.Titulaire d’une maîtrise d’arts plastiques de l’Université de Provence, Aix-en-Provence – 1988 Certificat de 5e année de la Kunstacadémie de Tilburg aux Pays Bas (1993), dont une année de spécialisation art des Beaux-arts de Marseille Luminy (1987/88)

« Retour » lavis d’encre sur papier, 26 cm x 38 cm

“ Du paysage… Chapitre 2
Guiome David, Florence Mirol, Dominique Nicolas et Patricia Stheeman
Exposition du 14 octobre au 19 novembre 2022
Vernissage le 13 octobre 2022 à partir de 17h, en présence des artistes

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Les rendez-vous collectionneurs

Déjà 7 années que la N5 Galerie explore la sphère de l’art contemporain pour faire découvrir sur ses cimaises montpelliéraines les œuvres d’artistes émergents et/ou confirmés. Par des expositions et des rencontres la galerie initie et sensibilise un large public d’amateurs et de collectionneurs d’art.

Cette nouvelle exposition intitulée « Les rendez-vous collectionneurs… été 2022 » se veut, une fois de plus, ouverte sur tous les médiums (dessin, photographie, volume, collage, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse.

Avec un accrochage ample et précieux qui réunit les artistes que nous défendons avec fierté et passion, nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu et éclectique d’œuvres.

Ici les peintures d’une foisonnante richesse picturale de Ralf Altrieth côtoient les élégants paysages Cévenols fait d’huile sur toile de Laure Boin. Les personnages au stylo bille de Stéphane Dupuis posent à coté des peintures d’échappées imaginaires de Chrystèle Gonçalves. Le monde surréaliste au traits minutieux de graphite d’Yves Helbert discute avec les peintures à la cire de Pascale Hugonet. Les délicats dessins à l’encre de Chine d’Hélène Hampartzoumian se confrontent aux œuvres colorées et viscérales d‘Alain Marciano. Les dessins et écrits élaborés à l’envers de papier maturé de Michèle Mascherpa font face aux minutieux collages décalés et délicieusement jubilatoires de Dominique Nicolas. Les gravures des belles endormies de Mme S. scrutent les collages composés à partir de chutes d’atelier d’Anne Saligan. Les photographies intuitives de Delphine Sauret rencontrent l’univers raffiné des dandys de Vincent Puren. Autant de médiums et de représentations, entre abstraction et figuration, évoluant de la couleur au noir profond … Cette exposition estivale saura conquérir l’amateur avisé et le collectionneur d’art.
Au plaisir de vous y accueillir !

Les rendez-vous collectionneurs… été 2022
Une exposition collective à découvrir du 24 juin au 23 juillet 2022

Retour en images sur l’exposition

À VENDRE

Cet été, dans le premier espace de la galerie, vous pourrez découvrir une exposition collective et évolutive intitulée :
« À VENDRE ».
Titre évocateur sur notre rapport à l’œuvre… et à l’artiste.
La question est simplement posée : iriez-vous jusqu’à acheter une œuvre ?

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Nous travaillons au quotidien pour combattre les poncifs récurrents, ancrés dans la conscience collective. Pour un trop grand nombre de personne, l’art contemporain n’est ni accessible intellectuellement ni financièrement !

Depuis 4 ans déjà, notre galerie se veut ouverte sur tous les médiums (dessin, photo, volume, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Nous accueillons tous les publics et ne cessons de transmettre notre passion pour l’art, auprès du collectionneur ou du simple « amateur ».
Plus que jamais notre discours insiste sur le fait que l’art est accessible au plus grand nombre et qu’il est un vecteur de lien social important. Par sa nature universelle, l’art questionne notre rapport au monde et enrichit notre patrimoine commun sans stigmatisation d’âge, de genre, d’origine ou encore de statut social.

Pour cette exposition, la sélection d’œuvres des artistes que nous suivons et que nous promouvons depuis plus de quatre ans, sera accompagnée de cartels portant l’inscription « À VENDRE ». Sur ces derniers seront inscrit, en plus de tous les éléments qui présentent habituellement l’œuvre, les émotions qu’elle peut procurer, l’importance et le plaisir de faire entrer l’art chez soi, et les multiples possibilités et facilités d’acquisitions.

Une fois de plus, nous espérons avec cette exposition changer la vision de l’art contemporain, faciliter son rayonnement dans tous lieux (privés, entreprises, institutions, …) prouver qu’il est accessible intellectuellement et financièrement à tous.

Exposition collective et évolutive des artistes de la galerie
« À VENDRE »
du 4 juin au 20 juillet 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 4 juin de 17h à 20h

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