TRACES

Pascale Hugonet et Patrice Brathès, les deux artistes présentés à la N5 Galerie en ce début d’année 2021, entretiennent une méticuleuse évocation du temps passé, transformée en signes pour mettre à distance le réel. Le temps se fait trace, l’écrit acte graphique à part entière et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. De l’influence d’un événement surgit alors une empreinte contemporaine qui change notre perception des choses.

L’origine du travail de Pascale Hugonet est aussi histoire de double question. D’abord, le temps. Non pas le temps qui se mesure, mais celui plus poétique, plus existentiel, celui qui se perçoit. Ensuite vient l’écriture. Celle qui pourrait être un « au-delà du langage » (R.Barthes), une volonté de signifier autrement, contre la norme du lisible. L’écriture illisible pour évoquer le non-dit, l’interdit, ce qui fait écart ou lien entre le dicible et l’indicible. L’artiste engage alors, à l’atelier et sur des supports en cire, un travail graphique (voire géographique) sur le signe, la trace, l’écriture spéculaire (en miroir), la répétition du geste comme engagement physique du temps en mouvement.

Patrice Barthès nous présente « Times Série ». Cette nouvelle proposition a pris forme en « relisant » un stock de bâches usagées qui lui permettent de protéger l’établi et/ou le sol de son atelier quand il utilise de l’encre, de l’acrylique ou de l’aérosol. Gardant comme base la bâche en l’état, l’artiste entreprend alors son travail en exploitant les matières et les couleurs qui ont servi à la mise en œuvre de ses autres projets. Il s’agit en quelque sorte d’une mise en abîme de ses processus de travail, un « palimpseste » réalisé avec des outils tels que des rouleaux de papier, des cadres, des clous, des cales, … qui seraient utilisés comme des pochoirs et apparaitraient comme autant de formes répétées. Chacune des œuvres est à appréhender en deux temps : elle possède deux vies, une « diurne » et une « nocturne » lorsqu’elle est rétro-éclairée. Une façon également pour l’artiste de réinterpréter, à sa manière, le clair-obscur…

« TRACES »
Une exposition de Pascale Hugonet et Patrice Barthès
Du 13 janvier au 13 février 2021

Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 12 janvier 2021 à partir de 17h

DU PAYSAGE …

La N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’unissent à nouveau pour vous proposer une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui. À la N5 Galerie, invitons-nous à parcourir les univers de Laure Boin, Alexandre Gilibert, Yves Helbert et Armelle de Sainte Marie.

L’Artiste contemporaine Laure Boin est connue pour ses « Bondieuseries » iconoclastes, ses « Animus » à la mine de plomb, que vous avez pu découvrir à la N5 Galerie en 2016 et 2019. Ici elle nous surprend avec son travail de peinture sur les paysages cévenols. L’artiste utilise pour cette série une technique très classique/impressionniste de peinture à l’huile. Au travers de ces « verdures », elle replonge dans les images fortes de son enfance ; explore le mystère et la beauté parfois sombre, attirante et ténébreuse des tunnels de feuillages, chemins initiatiques, passages vers une « terra incognita ». Ses paysages en grand ou petits formats sont souvent saisis juste avant l’orage ou juste avant la nuit, instants chassés où l’ombre et la lumière jouent avec les tonalités.

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Laure Boin – « Les Jumelles avant l’orage »
Huile sur toile, 120×100 cm, 2020 – N5 Galerie

Le travail d’Alexandre Gilibert s’élabore autour des questions liées du paysage et du dessin, lieux communs de l’histoire de l’art. Les vues que l’artiste propose instaurent une scénographie de l’absence et des éléments naturels qui les composent (végétation, étendues, reliefs, cours d’eau, …). Ses dessins, par leur frontalité, s’avèrent davantage redevables aux méandres d’un Jackson Pollock qu’à l’espace serein et articulé d’un Nicolas Poussin. Leur dimension photoréaliste doit être aussi comprise comme trace d’un passage du registre de l’image photographique à celui sensuel du dessin pur, où seul varie la densité de la couche de pastel noir. Ce rapport à un paysage naturel par le biais d’intermédiaires plastiques et graphiques rend visible mais aussi lisible ce qui autrement resterait inaperçu ou simplement chaotique. Le dessin de paysage obtenu permet ainsi de « prendre connaissance du terrain » et d’en dégager les lignes de forces qui le structurent…

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Alexandre Gilibert – « Arbre brisé »
Fusain sur bois, 120×160 cm, 2020 – N5 Galerie

À la fois artiste et historiographe d’une histoire de l’art, Yves Helbert puise ses références dans des œuvres emblématiques qu’il revisite et réactualise. Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et troublante que chacun pourra ajuster selon sa propre histoire : au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique… Si l’histoire de l’Art nous a habitués pendant des siècles à distinguer art du paysage et art du portrait, Yves Helbert a décidé de mêler les deux en donnant la part belle à l’humain et à ces personnages imaginaires plus grands que nature.

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Yves Helbert – « IGNATUS »
Graphite sur papier, 50x50cm, 2020 – N5 Galerie

À travers ses dessins et peintures, l’artiste Armelle de Sainte Marie nous transporte dans des paysages intérieurs, chimériques, parfois organiques. Elle développe un univers qui propose des espaces suspendus, tendus entre presque-figuration et abstraction, des géographies imaginaires ambiguës. On y trouve des motifs récurrents qui évoquent végétaux, minéraux, milieux aquatiques. L’artiste s’intéresse à la vitalité, a  l’entropie, à la transmutation. Ses compositions en mouvements ou flottantes, dans lesquelles les formes semblent engendrer elles-mêmes leurs propres fantasmagories. Ce qui est présenté au regard est suggestion, sans que les moyens picturaux utilisés ne tentent une imitation ou une représentation définitive. Un mouvement omniprésent, un monde qui bruisse…

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Armelle de Sainte Marie – « Terribles jardins »
Extrait de l’œuvre, Acrylique sur papier, 125 x 300 cm, 2019 – N5 Galerie

“ DU PAYSAGE …” une exposition de Laure Boin, Alexandre Gilibert,
Yves Helbert et Armelle de Sainte Marie.
Exposition du 4 novembre au 31 décembre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30 et sur RDV
Vernissage mardi 3 novembre 2020 à partir de 17h en présence des artistes.

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Virginie Blanchard, Océane Moussé et Jérôme Souillot, toujours dans le cadre de l’exposition « Du paysage … » visible sur les deux galeries partenaires.

DRAWING DRAW #4

N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier font leur rentrée à l’unisson avec une nouvelle édition du rendez-vous désormais bien identifié, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. À la N5 Galerie, découvrons le travail de Marie Havel et d’Amélie Joos…

L’œuvre de Marie Havel trouve son origine dans la notion de ruine, son appréhension à travers l’enfance, ses matériaux, ses expérimentations… Ayant grandi au milieu de paysages anciennement tourmentés par les affres de la Grande Guerre, l’artiste reconstitue aujourd’hui les vestiges futurs d’une civilisation vouée au déclin. Son travail consiste en une tension entre construit et déconstruit, entre découverte et recouvrement et donc, entre jeu et ruine. L’artiste s’intéresse également aux motivations de l’action vaine, à l’apprentissage de l’échec, que l’on retrouve dans le rituel du jeu. Elle conçoit les possibles changements d’identité d’un même lieu ou paysage avec la volonté de pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective, de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, de percevoir des lieux comme des « paysages usagés ». Entre modulations infinies dans un univers défini et des scénarios illimités, Marie Havel dédramatise la notion de temps qui passe et qui use avec espoir, poésie et légèreté. Elle s’empare de cette mémoire marquante pour la mettre à distance avec les outils et les idées de sa génération. Pour cette exposition, nous mettons en avant la palette singulière et pluridisciplinaire de l’artiste qui expérimente les possibles de la pratique du dessin en explorant avec beaucoup de dextérité l’ensemble des médiums.

Visuel ci-dessus : « Maisons clous (2) » de Marie Havel
Dessin au papier de verre sur tirage numérique noir et blanc, 50 x 70 cm, 2017


Amélie Joos nous invite pour sa part à pénétrer l’intimité de son atelier et à découvrir son travail avec une installation intitulée : “romanticism is not cancelled”. L’artiste installe sa table à dessin, ses outils, sa lampe, son canapé, … dans la seconde salle de la galerie. Elle nous permet, de ce fait, la découverte de son espace de créations. Les dessins d’Amélie Joos, souvent de petit format propice au récit intime, naissent généralement sous forme d’écriture automatique. D’un seul trait, souvent pulsionnel voire agressif, les images intérieures sont traduites sans croquis, d’une manière directe et immédiate sur la feuille. Dans ce processus de création, Amélie Joos tente de faire surgir des images de son inconscient. Le point de départ d’une œuvre est multiple. Un mot, une phrase, une image ou du vécu peuvent être pour l’artiste déclencheur d’un travail. Ses dessins révèlent des états d’âme, des sentiments, l’angoisse, le désir, les blessures ou encore la joie et la jouissance. Toutes ces émotions sont exprimées d’une manière énigmatique et peuvent provoquer auprès du spectateur des sentiments ambivalents. Le sens multiple et ambigu de son travail est d’une grande importance. Malgré cela, les personnages hybrides qu’elle dévoile sur le papier nous montrent leur âme, expriment leur vécu, avec chacun sa petite névrose et sa stratégie de survie face à l’absurde. Comme si l’artiste interrogeait nos propres angoisses, nos enfermements, nos rêves, pour nous donner à voir et à méditer…

Visuel ci-dessus : prise de vue de l’atelier d’Amélie Joos

« DRAWING DRAW #4 » de Marie Havel et Amélie Joos
Vernissage de l’exposition le mercredi 2 septembre à 18h
Exposition du 3 septembre au 24 octobre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Joëlle Bondil, Peter Lökös et Thilleli Rahmoun.

NO PROHIBIDA

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Depuis l’Antiquité les artistes ne cessent d’interpréter le désir amoureux, de saisir une pulsion charnelle : c’est l’instinct le plus universel dans l’histoire de l’homme à travers l’art. L’érotisme a inspiré quelques-unes des plus belles créations de l’histoire de l’art (des peintures de Botticelli, des sculptures de Michel-Ange, Rodin ou Louise Bourgeois pour ne citer qu’eux). Mais voilà, ce qui est considéré comme beau et sensuel par l’un, est jugé lascif et obscène par l’autre. De nombreux artistes, en leur temps, en ont d’ailleurs fait les frais (Courbet et L’origine du monde, Rembrantd et Le lit à la Française, ou plus proche de nous des artistes comme Nan Goldin, Mapplethorpe, …).

L‘érotisme et la sexualité dans l’histoire de l’art ne s’expriment pas de la même façon au fil des siècles. La création suit l’évolution de la société, se faisant plus explicite aux périodes libérées. … Et ce n’est pas sans poser problème ! Hier, aujourd’hui et inévitablement demain.

Faisant fi de la montée en puissance de la critique morale et de la censure actuelle, nous vous proposons une vision subtile, plurielle et décloisonnée du sexe, des fantasmes et du désir à travers le regard de 26 artistes, soit une sélection de plus d’une centaine d’œuvres sublimant les corps, les sexualités et l’érotisme.

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Ici, une peinture d’André Cervera évoque un libertinage réjouissant représenté par une généreuse variété d’instruments de plaisir , là, Julie Dalmon dessine des étreintes sur des omoplates de veau. Puis, une sculpture de Matthieu Faury nous donne à découvrir un homme enceinte (qui s’inspire de l’histoire vraie de Thomas Beatie, transgenre). En regardant de plus près cet autre œuvre signée Claudie Dadu, on distingue des scènes X dessinées au cheveu. Là, une fiole en verre remplie de l’urine de Charlotte Caragliu au titre évocateur de Golden shower trésor. Des dessins au graphite d’Yves Helbert (qui entreprend savamment le nu dans l’art du selfie) côtoient des textes débridés brodés sur des sacs à main de Benedict Vallas … : la multiplicité des représentations et des médias nous offre décidément de bien voluptueuses émotions !

Comme une invitation à une rencontre entre désir et imaginaire, cette exposition n’a pas seulement vocation à séduire le spectateur « averti », mais à le transporter …

CETTE EXPOSITION EST DESTINÉE À UN PUBLIC AVERTI !

« NO PROHIBIDA »
Du 13 mai au 18 juillet 2020
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h 18h30

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Les artistes Juli About, Æ, François Benard, Laure Boin, Corine Borgnet, Charlotte Caragliu, Axelle Carruzzo, André Cervera, Stéphanie Chardon, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Claudie Dadu, Julie Dalmon, Karine Debouzie, Léo Dorfner, Matthieu Faury, Yves Helbert, Cécile Hug, Amélie Joos, Cendres Lavy, Stéphanie Lobry, Michèle Mascherpa, Florence Mirol, Gilles Olry, Julie Perin, Mme S., Bénédict Vallas.

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Retour complet et documenté sur l’exposition « NO PROHIBIDA » par Jean-Luc Cougy pour le site « en revenant de l’expo ». Pour lire l’article, cliquez sur l’image ci-dessous.

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Ne faut-il pas être un peu déséquilibré pour vouloir peindre une pomme ?

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Visuel du carton : Besser wird es nicht – Technique mixte sur toile 55×46 cm – 2019

Le monde pictural de Ralf Altrieth est d’une incontestable cohérence. On peut le vérifier en confrontant un grand nombre d’œuvres, de formats divers et datées de plusieurs années successives, comme cela est le cas pour cette exposition.

Ralf Altrieth peint des épisodes, extraits d’un monde imaginaire et fantaisiste, d’une foisonnante richesse. Ses toiles sont peuplées de codes narratifs et de contes fantastiques. Il y a beaucoup de poésie dans les œuvres de cet artiste. On sent dans cette peinture pleine de vie et de mouvement (et pas seulement dans les grands formats), un émerveillement d’être, une ouverture à toutes les potentialités de la vie, une interrogation constante devant les mystères de l’humain.

L’artiste ne dénonce pas, ne juge pas le monde contemporain. Il se contente de le décrire avec son langage propre, sa générosité et sa liberté. Il fait référence au monde de l’enfance, de l’humour, même si dans la forme il y a quelque chose d’assez violent.

« Le mouvement, la violence sont des paramètres très importants pour la peinture. Ils permettent d’être précis, même si l’apparence suggère le contraire. » R.A.

Ici le trait est un moyen calligraphique rapide et spontané qui sert à réécrire des images, des contenus et des formes et à les relier entre eux. Il se conjugue à une harmonie colorée peu conventionnelle pour produire une écriture directe et franche, non hésitante. Ses peintures, semi-abstraites et pourtant bien figuratives, sont actuelles, insolites et vigoureusement vivantes. Il associe les motifs (même ceux qui ne vont pas ensemble) et use d’une palette de couleurs qui vient irradier ses toiles et produire un tout irréel.

« J’essaye de pousser la peinture plus loin. La peinture, c’est quelque chose de plus grand que moi. La radicalité permet d’aller plus loin, de se détacher, de voir plus. » R.A.

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Contemporary was yesterday – Technique mixte sur toile 42x102cm – 2019

Biographie de l’artiste :
Ralf Altrieth est né en 1966 Heilbronn, en Allemagne et a suivi des cours particuliers auprès du peintre Georg Schaible à l’âge de 14 ans, à Baiersbronn puis a fréquenté l’Académie des beaux-arts de Nürtingen (1987-1989).
Il a exposé chez le remarquable galeriste Hartmut Beck, a également réalisé des décors, composé des musiques scéniques et mis en scène des pièces de théâtre et est co-fondateur de la maison de disques Meta records.
En s’exprimant depuis trente ans travers la peinture, le dessin, la linogravure, les installations, la sculpture, mais aussi en tant que saxophoniste et compositeur de jazz contemporain, Ralf Altrieth depuis toujours revendique une totale liberté artistique.
Il a travaillé et vécu à Berlin, Fribourg-en-Brisgau, Erlangen, Paris, Venise, de 2006 à 2013 en Normandie et depuis 2014 il s’est installé dans le sud de la France. Nombre de ses œuvres se trouvent aujourd’hui dans des collections privées en France, en Allemagne, en Angleterre, aux États-Unis, en Australie et aux Pays Bas….

« Ne faut-il pas être un peu déséquilibré pour vouloir peindre une pomme ? »
Une exposition de Ralf Altrieth du 16 janvier au 29 février 2020
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Vernissage le jeudi 16 janvier 2020 à partir de 18h

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Visite de l’atelier de Ralf Altrieth

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Retour en images sur le vernissage

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Plus d’amour s’il vous plait

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La N5 Galerie vous propose de terminer l’année 2019 avec art !

Durant cette période de fêtes nous vous invitons à offrir de l’art et de l’amour autour de vous, avec une exposition collective des artistes soutenus par la galerie.

Nous présenterons une sélection pointue d’œuvres, des nouvelles créations, des multiples numérotés, des carnets et livres d’artistes, des pièces uniques signées de petits et grands formats pour des cadeaux originaux et arty.

Dessin, peinture, collage, céramique d’art, photographie, gravure, sculpture, micro-édition et autres curiosités artistiques (de 3€ à 8000€) qui raviront tous les amateurs et collectionneurs d’art.

Alors pour les fêtes de fin d’année, n’oubliez pas :
offrir de l’art c’est offrir de l’émotion !

« Plus d’amour s’il vous plait »
De Laure Boin, Julien Bouissou, Denis Brun, Stéphanie Chardon, Gonzalo Diaz, Domdal, Stéphane Dupuis, Julia Dutriez, Gaston, Nathalie Ginhoux, Hélène Hampartzoumian, Yves Helbert, Itchi, Michèle Mascherpa, Katie Montanier, Joël Renard, Anne Saligan, Sandrine Torredemer et Françoise Vadon.
Du 30 novembre au 28 décembre 2019

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Animus

Artiste virtuose du dessin à la mine de plomb et au fusain, Laure Boin nous avait émerveillés avec ses « Bondieuseries » présentées à la N5 Galerie en 2016. À partir du 5 novembre 2019, pour cette nouvelle exposition, elle invite notre regard et notre esprit à pénétrer un autre monde, celui de ses « Animus ».

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L’artiste explore cette fois les conditions humaine et animale, sur un pied d’égalité, au travers de scènes de la vie quotidienne dont les protagonistes – amis et amies mis.es à nu par l’artiste pour la plupart – prennent les traits d’animaux les plus divers.

Biches, chiens, chats, vaches, poules, loups, oiseaux, cerfs, moutons se confondent totalement avec l’identité même de ces personnages hybrides qui nous touchent tant par leur humanité que par leur animalité. La frontière entre ces êtres vivants pleins d’expressions et de sensibilité s’estompe totalement et nous donne à réfléchir, comme légendes et mythologies l’ont fait de tout temps, aux questions de l’identité, des genres et du vivant.

Avec élégance, beaucoup d’humour et de sensibilité, les émouvants Animus de Laure Boin, faits de millions de petits traits à la mine de plomb, nous renvoient à l’essentiel, à ce que nous sommes véritablement, de fantastiques animaux parmi d’autres.

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Indiana – Mine de plomb sur papier – 115x150cm – 2018 – © Laure Boin – N5G

Laure Boin est une artiste reconnue qui vit et travaille dans la région. Après des études à l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris et une carrière dans le graphisme, l’illustration et le stylisme, Laure est revenue à ses passions d’enfant, le dessin et la peinture. Libre et fondamentalement pluridisciplinaire, elle change de média au gré de son inspiration et de ses envies. Son travail est instinctif, éclectique et transcrit un univers très personnel en constante évolution.

Exposition « Animus » de Laure Boin
du 5 novembre au 31 décembre 2019
Du mercredi au samedi – de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 5 novembre 2019 de 18h à 20h30

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EXERCICES DE STYLE #4

Pour la quatrième année consécutive, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, en vous présentant cette année les œuvres de Michèle Mascherpa et d’Yves Helbert. Entre regards croisés et dialogues d’artistes privilégiant la pratique du dessin sous diverses formes, l’esprit du spectateur sera confronté à l’image, sans pour autant être guidé vers une interprétation jugée plus juste qu’une autre. Les dessins de ces deux artistes sont teintés d’humour, apparemment léger et délicat. Ils laissent pourtant planer le doute, s’affranchissant des clés de lecture habituelles pour qu’en adviennent de nouvelles.

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Yves Helbert est un artiste autodidacte, qui a fait seul ses classes devant les tableaux des grands maîtres qui l’ont précédé. Avec la distance et l’humour que semble avoir exacerbé chez lui son apprentissage en solitaire, il se fait à la fois artiste et historiographe d’une histoire de l’art, puisant ses références dans des œuvres emblématiques qu’il convoque, revisite et réactualise. Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et intempestive. Au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique…

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Michèle Mascherpa dessine comme elle écrit, écrit comme elle dessine. Son écriture devient plastique et prend une place considérable dans son travail. Elle pratique l’allusion, la figure de rhétorique consistant à dire une chose avec l’intention d’en faire entendre une autre. Elle revient à l’essence même de l’écriture comme geste, le mot est parfois lisible, compréhensible et parfois il devient un élément graphique à part entière. Ses dessins sont réalisés de manière très spontanée sur un papier préparé de longue date, qui mature tel un épiderme et se charge d’éléments graphiques et de collages. Les dessins et les textes s’y inscrivent en profondeur. Le temps est à l’œuvre dans chaque pièce, il évolue, restitue ou avale ce qui y a été accueilli au moment de la réalisation. La technique de la gravure (de l’allemand graben : creuser) s’est imposée à Michèle Mascherpa, elle lui permet un travail en profondeur en plusieurs étapes. Le moment de l’encrage est essentiel dans son processus de création, éloigné de la technique pure, elle renoue avec les gestes du peintre, ce qui fait de chaque épreuve une pièce unique.

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+ artiste invitée : Dominique Lonchampt
À découvrir dans le premier espace de la galerie.

Depuis son exposition présentée à la galerie en 2016, Dominique Lonchampt a poursuivi ses recherches sur l’expression du minéral dans tous ses états, utilisant le papier comme empreinte et emprunt, au sens du prélèvement de forme-matières.
Nous sommes heureux de vous faire découvrir ses nouvelles œuvres qui s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation.
Il est question ici du « temps géologique », mais aussi du « temps humain », matérialisé par des volumes simples et légers. Le papier devient « peau » à voir et à penser. L’artiste Dominique Lonchampt manie l’art de la « transfiguration », nous propose de nouvelles lectures et ouvre ainsi le théâtre de notre imaginaire.

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Disque – technique mixte sur papier marouflé sur tarlatane ‐ diamètre 55 à 60 cm – fixé sur châssis toile

Exposition « Exercices de style #4 »
de Michèle Mascherpa et Yves Helbert
+ artiste invitée : Dominique Lonchampt
du 3 septembre au 19 octobre 2019
Vernissage le mardi 3 septembre 2019 de 17h à 20h

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PA[o]N !

Cet été, dans le second espace de la galerie, nous vous proposons de découvrir l’exposition « PA[o]N ! » de l’artiste Anne Saligan.

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L’homophonie entre le bruit de l’arme destructrice et l’animal symbole d’immortalité (au Moyen-Âge en Occident) et d’incorruptibilité de l’âme et de dualité psychique de l’homme (au Moyen-Orient) a servi de base aux recherches de l’artiste.

Elle y représente ainsi sur la même toile des images d’exécutions (dont le flux sur les écrans est devenu si abondant et presque « banal » aujourd’hui) et du sublime oiseau, ce dernier étant traité notamment comme un motif de tapisserie.

Le raffinement esthétique côtoie donc ici le plus cruel de nos actes, comme pour rappeler à nos consciences l’équilibre précaire de notre existence.

Nous sommes intimement faits de lumière et d’ombre, le traitement en diptyque et la dualité fusain noir – peinture nous le rappelle constamment dans ce travail inoubliable…

Exposition « PA[o]N ! » d’Anne Saligan
du 4 juin au 20 juillet 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 4 juin de 17h à 20h

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À VENDRE

Cet été, dans le premier espace de la galerie, vous pourrez découvrir une exposition collective et évolutive intitulée :
« À VENDRE ».
Titre évocateur sur notre rapport à l’œuvre… et à l’artiste.
La question est simplement posée : iriez-vous jusqu’à acheter une œuvre ?

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Nous travaillons au quotidien pour combattre les poncifs récurrents, ancrés dans la conscience collective. Pour un trop grand nombre de personne, l’art contemporain n’est ni accessible intellectuellement ni financièrement !

Depuis 4 ans déjà, notre galerie se veut ouverte sur tous les médiums (dessin, photo, volume, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Nous accueillons tous les publics et ne cessons de transmettre notre passion pour l’art, auprès du collectionneur ou du simple « amateur ».
Plus que jamais notre discours insiste sur le fait que l’art est accessible au plus grand nombre et qu’il est un vecteur de lien social important. Par sa nature universelle, l’art questionne notre rapport au monde et enrichit notre patrimoine commun sans stigmatisation d’âge, de genre, d’origine ou encore de statut social.

Pour cette exposition, la sélection d’œuvres des artistes que nous suivons et que nous promouvons depuis plus de quatre ans, sera accompagnée de cartels portant l’inscription « À VENDRE ». Sur ces derniers seront inscrit, en plus de tous les éléments qui présentent habituellement l’œuvre, les émotions qu’elle peut procurer, l’importance et le plaisir de faire entrer l’art chez soi, et les multiples possibilités et facilités d’acquisitions.

Une fois de plus, nous espérons avec cette exposition changer la vision de l’art contemporain, faciliter son rayonnement dans tous lieux (privés, entreprises, institutions, …) prouver qu’il est accessible intellectuellement et financièrement à tous.

Exposition collective et évolutive des artistes de la galerie
« À VENDRE »
du 4 juin au 20 juillet 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 4 juin de 17h à 20h

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