PALINOPSIE

Au travers de « filtres » qui seraient la peinture, le dessin, … une distance s’opère entre l’image originale qui a inspirée l’artiste et l’œuvre finale. Notre perception visuelle est titillée par de multiples stimulus semblables aux nombreuses techniques et effets de style utilisés par l’artiste. La figure est là mais s’efface, laisse place à la trace de sa présence sans quitter totalement la scène. Une sacralisation de l’image qui nous plonge dans une nostalgie bienveillante.

« L’arrestation de Floyd », série les boulettes – encre et pastel sur papier – 97 cm x 177 cm – 2021

Qu’il s’agisse à l’origine de clichés personnels et autobiographiques ou de photographies puisées dans la presse ou sur les réseaux, Jihane Khélif compose de nouvelles images convoquant un questionnement sur le faire et le cheminement de l’œuvre. Elle brouille les frontières entre dessin, peinture et photographie. Par des cadrages surprenants, des points de vue souvent incongrus, elle revisite le genre traditionnel du portrait dévoilant souvent les faiblesses du corps : corps hospitalisé, corps endormi, corps violenté… Plane alors dans l’esprit du regardeur l’ombre de la mort, dans une forme de vanité contemporaine. Parfois, elle laisse place à l’inachevé, au flou, au vide, ou à un graphisme vif poussant l’image au seuil de l’abstraction. L’imagination du regardeur prend alors le relai. Ses propres souvenirs pourront entrer en résonance. Par la couleur, la lumière, les contrastes et le travail de la matière, elle fait vibrer notre regard. Superposant cela à des thématiques souvent chargées émotionnellement et parfois polémiques, elle grave dans notre mémoire une cicatrice intemporelle.

« Les femmes d’Alger », série Album n°1 – encre, pastel et huile sur toile – 90 cm x 115 cm – 2018

Jihane Khélif est née le 16 octobre 1982 à Nogent sur Marne. Elle grandit à Marseille et y fréquente dès son plus jeune âge l’annexe de l’école des Beaux-Arts. Elle y développera sa passion pour le dessin et la peinture, puis poursuivra son parcours artistique à la Faculté de Lettres et Arts d’Aix-Marseille. En 2004 et 2013, elle réussit les concours du Capes et de l’Agrégation d’Arts Plastiques qui lui permettrons d’enseigner et s’installe dans l’Aude où elle continue ses recherches plastiques dans son atelier.

La palinopsie (du grec palin « répétition » et opsie « vue ») est un trouble de la perception visuelle caractérisé par la persistance anormale ou la réapparition des images après disparition de celle-ci. Elle est dite « illusoire » lorsque l’image est floue, de basse résolution ou « hallucinatoire » en cas de persistance de l’image nette sur une longue durée.

PALINOPSIE
une exposition de Jihane Khélif
Du 23 mars au 23 avril 2022
Vernissage le mardi 22 mars 2022, de 17h à 20h, en présence de l’artiste

CONVERSATIONS

La N5 Galerie vous propose de commencer l’année 2022 avec un nouvel accrochage et des œuvres inédites !

Cette nouvelle exposition se veut, une fois de plus, ouverte sur tous les médiums (dessin, photographie, volume, collage, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu d’œuvres, de nouvelles créations, de multiples numérotés, de livres d’artistes, de pièces uniques signées de petits et grands formats. Autant d’idées cadeaux
originaux à offrir et s’offrir pour ces fêtes de fin d’année.

CONVERSATIONS une exposition collective de
Ralf Altrieth – Laure Boin – Stéphane Dupuis – Alexandre Gilibert – Chrystèle Gonçalves – Yves Helbert – Pascale Hugonet – Hélène Hampartzoumian – Itchi Alain Marciano – Michèle Mascherpa – Dominique Nicolas – Mme S.
Anne Saligan – Delphine Sauret – Vincent Puren – Françoise Vadon
Exposition prolongée du 12 au 29 janvier 2022

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ABSTRACTION EXPRESSIVE

Avec cette nouvelle exposition, la N5 Galerie invite deux artistes qui nous offrent leur interprétation du réel. Il y est question d’utopie, de représentations mentales et de sensations visuelles…

Des grains de raisin, une cerise qui se décompose, des popcorns, un passage furtif de lumière, le balancement d’un brin d’herbe, … sont autant d’éléments à l’origine du travail de Chrystèle Gonçalves. L’artiste perçoit au travers de ces formes et instants fugaces, une multitude d’espaces temporels qui constituent l’essence même des nombreux cycles de la vie. Elle tend à démontrer qu’au-delà de la simple représentation d’un ensemble d’objets anodins, on peut discerner une richesse d’instants, un réseau organique, le grouillement temporel d’un même évènement. D’une apparition soudaine découle une palette de couleurs puis un format sur lequel germent des ombres. Sa peinture s’élabore d’une façon intuitive dans la prolifération organique d’une bataille ambiguë mais jubilatoire, entre abstraction et figuration, et qui évoque un équilibre bien précis. S’il est bien une illusion – et si sa réfutation a toujours été un des éléments fondamentaux de sa créativité – c’est qu’il existerait un temps universel, un flux, courant unidirectionnel, à la surface duquel les évènements flotteraient et dont nous ne serions que les spectateurs impuissants et passifs.

L’inspiration de Lucie Bitunjac vient de la Renaissance italienne, qu’elle retravaille à partir de perspective intuitive comme autant de points de vue et de vérité. Une recherche qui l’amène à faire et défaire le rapport intérieur-extérieur des environnements.
Après avoir aplati sa vision de la cité pour la réduire à un noyau compact, coloré et plan dans son travail de peinture et de dessin (à découvrir à la galerie le lieu multiple montpellier du 4 au 27 novembre) Lucie Bitunjac lui re-donne la troisième dimension dans ses céramiques montrées à la N5 Galerie.
La simplification des formes, les couleurs vives, la perspective à plusieurs points de fuite perdurent et structurent l’espace, comme dans ses œuvres planes, mais le volume résultant n’a rien de réaliste. Inutile d’essayer de retrouver, dans ces objets de dimensions modestes, la représentation d’une quelconque construction humaine, même utopique. Nous sommes dans le domaine de la pure abstraction, privilégiant les angles insolites, les équilibres de guingois, ou la glaçure translucide laisse deviner le geste de la main de l’artiste qui a posé les émaux sur les surfaces. Ici sa démarche est celle d’une dissolution du sujet, puis d’une reconstruction. Du réel à sa sublimation, puis de l’idée vers une nouvelle matérialisation…

ABSTRACTION EXPRESSIVE
Une exposition de Lucie Bitunjac et Chrystèle Gonçalves
Du 30 octobre au 27 novembre 2021
Vernissage le vendredi 29 octobre 2021 de 17h à 20h, en présence des artistes.

LA PRESSE EN PARLE

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DRAWING DRAW #5

N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier font leur rentrée à l’unisson avec la cinquième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses.

À la N5 Galerie, (re)découvrons le travail de Stéphane Dupuis, Hélène Hampartzoumian et Mme S. …

Extraits d’œuvres de Mme S., Stéphane Dupuis et Hélène Hampartzoumian, artistes présentés à la N5 GALERIE


Des instants de vie, des stylos à bille, de la patience, de l’imagination et l’être humain dans son milieu urbain : tels sont les ingrédients qui composent le travail de Stéphane Dupuis. L’artiste pose un regard neutre mais curieux sur notre monde où les codes de communications changent et se reconstruisent. De la pointe de ses stylos et avec une impressionnante précision, l’artiste donne vie à des personnages qui semblent détachés du monde réel, en totale immersion dans un univers numérique et immatériel. D’une gestuelle anodine d’un quotidien jaillit alors tout l’implicite de notre société actuelle. De son trait bleu ininterrompu qu’il couche sur le papier, Stéphane Dupuis représente le vivant avec une force et un réalisme surprenant. Pourtant ce dynamisme apparent trahit la solitude moderne de la virtualité, dévoilant l’ambiguïté et l’antagonisme de l’être humain.


La pratique du dessin chez Hélène Hampartzoumian commence avec une base au trait fin à l’encre qui se déploie en créatures étranges, toutes inspirées par la nature, le plus souvent végétale. Une sorte d’invasion / profusion d’espèces, uniquement contrecarrée par la présence de délimitations géométriques imposant les limites de l’exercice. Contournement d’obstacles, zone de densité et de contraste, amas très serrés, c’est un jeu de lutte pour conquérir la place qui nous revient et ouvrir les horizons. Dans son nouveau travail à partir de collages de gravures anciennes, elle revisite les tableaux de scènes bibliques pour la plupart, redonne une place centrale aux personnages féminins, pose un autre regard, invente une autre mise en scène et raconte une nouvelle histoire pour des tableaux qui retentissent encore aujourd’hui par l’expression de leurs émotions.


L’artiste plasticienne Mme S. compose un répertoire de ses rêveries nocturnes. Elle nous livre un univers intime, sensible et poétique dans lequel le sentiment amoureux s’illustre avec une extrême délicatesse et une sensualité à fleur de peau. L’artiste couche ses belles endormies, faites d’encre et de crayons, sur un papier qu’elle brûle soigneusement lui conférant l’apparente fragilité d’une
dentelle. « Je brûle, je m’enflamme, me consume » semble-t-elle vouloir nous dire. Ces femmes sont dénudées, alanguies, somnolentes. Mais sont-elles délivrées de leurs songes ou sont-elles liées par eux ? Le lien, c’est bien ce dont il est question. Exprimer des sentiments à travers la représentation de liens, de cordes, de nœuds qui entourent le sujet, quand l’artiste veut évoquer le lien, l’attachement, l’emballement. Amoureusement enlacées, les yeux et leurs bouches closes, ses belles endormies (référence à une célèbre estampe japonaise d’Hokusai, Le Rêve de la Femme du Pêcheur, de 1814) nous transportent dans un voyage nostalgique, érotique et surtout
initiatique.


Le salon du dessin contemporain DRAWING DRAW #5
Stéphane Dupuis, Hélène Hampartzoumian et Mme S.

Vernissage vendredi 3 septembre 2021 dès 17h en présence des artistes
Exposition du 3 septembre au 2 octobre 2021
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Et à la galerie le lieu multiple montpellier, dans le cadre du salon du dessin contemporain DRAWING DRAW #5, (re)découvrons le travail de Fabrice Cazenave, Anaïs Pélaquier et Anne Pons – En savoir plus

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LA PRESSE EN PARLE …

Septembre/octobre 2021
Septembre/octobre 2021

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JAZZ & ART CONTEMPORAIN

QUAND LE JAZZ RENCONTRE L’ART CONTEMPORAIN …

Nous sommes heureux de vous convier, le vendredi 16 juillet 2021, à un concert de jazz intime pour clôturer l’exposition RALENTIR TRAVAUX de l’artiste Helga Stüber-Nicolas.

Jazzman émérite et contrebassiste d’exception, Clovis Nicolas vit et travaille à New-York. De passage à Montpellier, Il nous fait l’honneur de se produire en solo pour le finissage de l’exposition. Des instants de pur plaisir où toute la beauté et la justesse de son jeu, mais aussi son imaginaire et le sens du son de son instrument, vous transporteront. Clovis Nicolas vous propose sa façon d’entendre et de retranscrire ce qu’il ressent en faisant glisser ses notes sur et autour des œuvres d’Helga Stüber-Nicolas. Une manière rare de (re)découvrir le travail de l’artiste Helga Stüber-Nicolas magnifiquement accompagné de l’interprétation d’un musicien remarquable.

Déroulé de l’évènement du vendredi 16 juillet 2021 :
17H00 : RDV à la N5 GALERIE, rencontre avec l’artiste Helga Stüber-Nicolas pour découvrir ou redécouvrir son travail.
18H30 : Clôture de l’exposition et départ pour le lieu du concert (à proximité)
19H00 : Début du concert

Pour respecter les règles sanitaires toujours en vigueur, la jauge est limitée.
Pour participer à ce concert gratuit, une réservation par mail est indispensable et à envoyer à : CONCERT COMPLET
(Merci d’indiquer votre nom et le nombre de personnes pour chaque réservation. La validation de votre réservation vous sera envoyée par retour de mail)

En savoir plus sur Clovis Nicolas
En savoir plus sur l’exposition RALENTIR TRAVAUX de Helga Stüber-Nicolas

RALENTIR TRAVAUX

Une exposition de Helga Stüber-Nicolas du 19 mai au 17 juillet 2021

Colonne invisible (extrait) de Helga Stüber-Nicolas – Pneu, tige métallique, crayon, 2021

En entrant dans l’atelier d’Helga Stüber-Nicolas, nous sommes surpris par la senteur délicate du bois tout d’abord, puis notre regard est attiré par les couleurs qui inondent l’espace.
Cet atelier est en effet « envahi » de crayons, rangés avec minutie sur des étagères, dans des tiroirs, savamment classifiés, répertoriés dans des boites. Mais ce ne sont pas n’importe quels crayons !
Ce sont des crayons hauts de gamme, en bois, avec des mines composées de pigments de qualité, que l’artiste considère avec préciosité … et qu’elle manipule avec une dextérité chirurgicale. Bien sûr le crayon lui sert à s’exprimer, mais d’une façon évidemment différente de ce que nous pourrions imaginer, car elle le détourne de sa fonction initiale.
La mine est séparée de son bois par le taille-crayon puis l’artiste explore les potentialités de ces deux matériaux que rien ne prédestinait à la fragilité, à la légèreté, à l’abstraction. C’est dans la lente déconstruction du crayon que la création se fait. La notion du temps est en effet essentielle pour Helga Stüber- Nicolas, la minutie de son travail « slow art » étant à contrecourant du temps social, du zapping.

« Sans titre » de Helga Stüber-Nicolas – Brisures de mines de crayons sur papier, 9 cm x 15 cm


L’exposition présente une large sélection d’œuvres réalisées sur des supports et avec des processus divers. L’artiste joue avec les codes de la peinture, d’une part par les nuances multiples de la couleur qu’elle extrait des mines de crayons et d’autre part par ses compositions « abstraites » et géométriques qu’elle crée en disposant sur sa toile les poussières de mines colorées. Par leurs effets de couleur, de matière ou de spatialité les réalisations sur toile ou sur papier de l’artiste élargissent le champ des références vers l’impressionnisme ou les « colors fields » de Rothko et d’autres. Helga Stüber-Nicolas se fait ici également sculptrice : elle expérimente d’autres possibilités du matériau et agit sur l’espace du lieu, avec le cercle et la sphère comme symbolique de l’infini, tout en jouant sur la dialectique fragilité/force et légèreté/gravité.
Ainsi, le crayon qui est usuellement destiné à s’effacer devient ici l’élément essentiel, constitutif de l’œuvre d’Helga Stüber-Nicolas, à travers sa matérialité et non plus sa fonction. Ce crayon n’est plus à percevoir comme un outil, mais comme l’œuvre elle-même…

RALENTIR TRAVAUX de Helga Stüber-Nicolas
Exposition du 19 mai au 17 juillet 2021

du mercredi au samedi – 10h > 13h et 14h > 18h30
Vernissage en présence de l’artiste le mercredi 19 mai 2021 de 15h à 20h
N5 GALERIE – 5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier – 09 81 05 39 75

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REVUE DE PRESSE

DÉCOUVRIR L’ARTICLE DE JEAN-LUC COUGY SUR L’EXPOSITION

QUAND LE JAZZ RENCONTRE L’ART CONTEMPORAIN – CONCERT

Concert de Jazz de Clovis Nicolas – En savoir plus

TRACES

Pascale Hugonet et Patrice Barthès, les deux artistes présentés à la N5 Galerie en ce début d’année 2021, entretiennent une méticuleuse évocation du temps passé, transformée en signes pour mettre à distance le réel. Le temps se fait trace, l’écrit acte graphique à part entière et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. De l’influence d’un événement surgit alors une empreinte contemporaine qui change notre perception des choses.

L’origine du travail de Pascale Hugonet est aussi histoire de double question. D’abord, le temps. Non pas le temps qui se mesure, mais celui plus poétique, plus existentiel, celui qui se perçoit. Ensuite vient l’écriture. Celle qui pourrait être un « au-delà du langage » (R.Barthes), une volonté de signifier autrement, contre la norme du lisible. L’écriture illisible pour évoquer le non-dit, l’interdit, ce qui fait écart ou lien entre le dicible et l’indicible. L’artiste engage alors, à l’atelier et sur des supports en cire, un travail graphique (voire géographique) sur le signe, la trace, l’écriture spéculaire (en miroir), la répétition du geste comme engagement physique du temps en mouvement.

Patrice Barthès nous présente « Times Série ». Cette nouvelle proposition a pris forme en « relisant » un stock de bâches usagées qui lui permettent de protéger l’établi et/ou le sol de son atelier quand il utilise de l’encre, de l’acrylique ou de l’aérosol. Gardant comme base la bâche en l’état, l’artiste entreprend alors son travail en exploitant les matières et les couleurs qui ont servi à la mise en œuvre de ses autres projets. Il s’agit en quelque sorte d’une mise en abîme de ses processus de travail, un « palimpseste » réalisé avec des outils tels que des rouleaux de papier, des cadres, des clous, des cales, … qui seraient utilisés comme des pochoirs et apparaitraient comme autant de formes répétées. Chacune des œuvres est à appréhender en deux temps : elle possède deux vies, une « diurne » et une « nocturne » lorsqu’elle est rétro-éclairée. Une façon également pour l’artiste de réinterpréter, à sa manière, le clair-obscur…

« TRACES » une exposition de Pascale Hugonet et Patrice Barthès
Du 12 février au 27 mars 2021

Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Rencontre avec les artistes le samedi 13 février de 14h à 17h30

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Retour de Jean-Luc Cougy à lire sur « En revenant de l’expo ! »

OBTA

En découvrant la performance « OBTA » du chorégraphe/plasticien montpelliérain Patrice Barthès, Nathalie Sapin a été bouleversée par sa beauté plastique et sa force. OBTA fait appel au vocabulaire du tango argentin. Deux danseurs interprètent un espace-temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Les deux interprètes de la performance (Karinna Pantaleo et Patrice Barthès) vont tourner autour d’une sphère lumineuse, posée au sol, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans le bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement… La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent un contraste qui génèrent une tension sensuelle toute en retenue, on pourrait presque dire érotique…

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Suite à ce choc visuel, Nathalie Sapin a immédiatement souhaité retranscrire ses émotions perçues sur surface sensible. Elle propose à Patrice Barthès de se retrouver dans la magie d’une salle obscure (au Centre national dramatique de Montpellier), convoque et s’en remet à la fée lumière, pour un « OBTA » face appareil photo et caméra.
La série, tirée sur aluminium, présentée ici, fait trace. Certaines photographies témoignent, fidèles à la performance. D’autres, délibérément plus abstraites, reflètent les sensations fugaces de sa première vision.

book Lucie Folch

Événement :


En même temps que l’exposition de photographies, le vendredi 24 mai, de 17h à 20h, sera projeté pour la première fois le film « OBTA » réalisé en décembre 2017 par Nathalie Sapin.

Interprètes : Karina Pantaléo, Patrice Barthès
Musique : Didier Aschour
Durée : 17mn 30 ¨

« Comment retranscrire les sensations provoqués en moi lors de la performance sur un capteur vidéo ? Durant quatre jours, je tente de produire avec mes outils fétiches : lumière, corps, camera ce que j’appelle « ma danse ».
Pour chaque projet, c’est au montage que je réécris. C’est aussi à ce moment là que le projet prends corps, et balaie tout ce que j’ai échafaudé avant. J’ai choisi un plan séquence, restitution fidèle de la performance comme base de montage. Puis j’ai cherché comment renforcer l’effet d’aspiration des corps par la boule lumineuse « soleil central ». Un autre point important était de trouver un équilibre entre voir et percevoir, de jouer avec les limites acceptables du capteur numérique, tout en conservant la part d’obscurité de la performance. Cette part sombre nous donne accès direct à la notre, à nos fantômes intérieurs, à nos soleils cachés » Nathalie Sapin

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Capture d’écran du film OBTA

Exposition « OBTA » de Nathalie Sapin
du 7 mai au 8 juin 2019
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le vendredi 10 mai 2019 de 17h à 20h
+ projection du film « OBTA » réalisé par Nathalie Sapin
le vendredi 24 mai de 17h à 20h

L’exposition « OBTA » de l’artiste Nathalie Sapin est également présentée dans le cadre du « Hors les murs » du festival de photographies Les boutographies 2019

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© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.

 

 

Dessins

Une fois de plus, la N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

N5 galerie_carton_exposition_Dessins_Cedric Torne_Montpellier_2019Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.
L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’oeil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

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À la N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.

N5 Galerie :
« DESSINS »
exposition du 2 avril au 18 mai 2019

du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

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Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes ou proches à s’emparer de reproductions de ces dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, sculpture, installation, écrits…

Le lieu multiple montpellier :
« FEATURE/FIGURE »
exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
le lieu multiple montpellier
3, rue de Moissac, 34 090 Montpellier – Contact : 06 07 40 10 16

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Anatomie(s)

N5 galerie_le lieu multiple_musee Atger_exposition_Anatomies_Montpellier_vernissage_2018_2Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle de dessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art averti Xavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine. Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corps traverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à la médecine et à l’anatomie.
N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistes contemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ou redécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la création plasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie.
Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale…

Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde…
Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles…
Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras de couleur, se représente elle-même, corps à l’œuvre, empreint de désir, de mouvement, de projection mentale liée au geste…
Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clin d’œil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâché par la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à la fois étrangers et intimes…
Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)…

Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous.. Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose des collages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquées dans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil…
Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ou gravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral et l’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os et humeurs issues du corps…
Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…

Lieux et dates des expositions et évènements associés :
1/ Musée Atger2, rue de l’école de médecine – Montpellier
du 7 mars au 13 avril 2018 – lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45
2/ N°5 Galerie5, rue Ste Anne – Montpellier09 81 05 39 75
du 13 mars au 21 avril 2018 – du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
3/ le lieu multiple montpellier3, rue de Moissac – Montpellier06 07 40 10 16
du 22 mars au 7 avril 2018 – du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

N5 galerie_Gisele Bonin_exposition_Anatomies_Dessin_Montpellier_mars_avril_2018
Cécile Bonin

N5 galerie_le lieu multiple_musee Atger_exposition_Anatomies_Montpellier_Gisele Bonin_MC Conilh de Beyssac_2018
Marie-Cécile Conilh de Beyssac

N5 galerie_Cecile Hug_exposition_Anatomies_Montpellier_mars_avril_2018
Cécile Hug

N5 galerie_Stephanie Lobry_exposition_Anatomies_Montpellier_mars_avril_2018
Stéphanie Lobry

N5 galerie_Nissrine Seffar_exposition_Anatomies_Montpellier_mars_avril_2018
Nissrine Seffar

N5 galerie_exposition_Anatomies_le lieu multiple montpellier_musee Atger_presse_midi libre_Montpellier_mars_2018

Retour en images sur le vernissage au N°5 galerie :

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