OBTA

En découvrant la performance « OBTA » du chorégraphe/plasticien montpelliérain Patrice Barthès, Nathalie Sapin a été bouleversée par sa beauté plastique et sa force. OBTA fait appel au vocabulaire du tango argentin. Deux danseurs interprètent un espace-temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Les deux interprètes de la performance (Karinna Pantaleo et Patrice Barthès) vont tourner autour d’une sphère lumineuse, posée au sol, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans le bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement… La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent un contraste qui génèrent une tension sensuelle toute en retenue, on pourrait presque dire érotique…

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Suite à ce choc visuel, Nathalie Sapin a immédiatement souhaité retranscrire ses émotions perçues sur surface sensible. Elle propose à Patrice Barthès de se retrouver dans la magie d’une salle obscure (au Centre national dramatique de Montpellier), convoque et s’en remet à la fée lumière, pour un « OBTA » face appareil photo et caméra.
La série, tirée sur aluminium, présentée ici, fait trace. Certaines photographies témoignent, fidèles à la performance. D’autres, délibérément plus abstraites, reflètent les sensations fugaces de sa première vision.

book Lucie Folch

Événement :


En même temps que l’exposition de photographies, le vendredi 24 mai, de 17h à 20h, sera projeté pour la première fois le film « OBTA » réalisé en décembre 2017 par Nathalie Sapin.

Interprètes : Karina Pantaléo, Patrice Barthès
Musique : Didier Aschour
Durée : 17mn 30 ¨

« Comment retranscrire les sensations provoqués en moi lors de la performance sur un capteur vidéo ? Durant quatre jours, je tente de produire avec mes outils fétiches : lumière, corps, camera ce que j’appelle « ma danse ».
Pour chaque projet, c’est au montage que je réécris. C’est aussi à ce moment là que le projet prends corps, et balaie tout ce que j’ai échafaudé avant. J’ai choisi un plan séquence, restitution fidèle de la performance comme base de montage. Puis j’ai cherché comment renforcer l’effet d’aspiration des corps par la boule lumineuse « soleil central ». Un autre point important était de trouver un équilibre entre voir et percevoir, de jouer avec les limites acceptables du capteur numérique, tout en conservant la part d’obscurité de la performance. Cette part sombre nous donne accès direct à la notre, à nos fantômes intérieurs, à nos soleils cachés » Nathalie Sapin

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Capture d’écran du film OBTA

Exposition « OBTA » de Nathalie Sapin
du 7 mai au 8 juin 2019
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le vendredi 10 mai 2019 de 17h à 20h
+ projection du film « OBTA » réalisé par Nathalie Sapin
le vendredi 24 mai de 17h à 20h

 

L’exposition « OBTA » de l’artiste Nathalie Sapin est également présentée dans le cadre du « Hors les murs » du festival de photographies Les boutographies 2019

 
© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.

 

 

Dessins

Une fois de plus, la N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

N5 galerie_carton_exposition_Dessins_Cedric Torne_Montpellier_2019Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.
L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’oeil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

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À la N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.

N5 Galerie :
« DESSINS »
exposition du 2 avril au 18 mai 2019

du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

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Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes ou proches à s’emparer de reproductions de ces dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, sculpture, installation, écrits…

Le lieu multiple montpellier :
« FEATURE/FIGURE »
exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
le lieu multiple montpellier
3, rue de Moissac, 34 090 Montpellier – Contact : 06 07 40 10 16

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Anatomie(s)

N5 galerie_le lieu multiple_musee Atger_exposition_Anatomies_Montpellier_vernissage_2018_2Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle de dessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art averti Xavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine. Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corps traverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à la médecine et à l’anatomie.
N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistes contemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ou redécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la création plasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie.
Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale…

Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde…
Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles…
Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras de couleur, se représente elle-même, corps à l’œuvre, empreint de désir, de mouvement, de projection mentale liée au geste…
Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clin d’œil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâché par la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à la fois étrangers et intimes…
Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)…

Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous.. Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose des collages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquées dans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil…
Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ou gravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral et l’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os et humeurs issues du corps…
Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…

Lieux et dates des expositions et évènements associés :
1/ Musée Atger2, rue de l’école de médecine – Montpellier
du 7 mars au 13 avril 2018 – lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45
2/ N°5 Galerie5, rue Ste Anne – Montpellier09 81 05 39 75
du 13 mars au 21 avril 2018 – du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
3/ le lieu multiple montpellier3, rue de Moissac – Montpellier06 07 40 10 16
du 22 mars au 7 avril 2018 – du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

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Cécile Bonin
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Marie-Cécile Conilh de Beyssac
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Cécile Hug
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Stéphanie Lobry
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Nissrine Seffar

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Réminiscences

Pour la première exposition de l’année 2018, N°5 Galerie est heureux de vous faire découvrir deux séries de travaux de peinture d’Estelle Contamin.

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Sa recherche artistique s’organise autour d’une dynamique de superpositions, de juxtapositions de plans qui nous plonge dans un univers intimiste et sensitif.
Elle puise son inspiration le plus souvent de son univers familier, de ses proches et amis, mais comme perçus à travers le voile du temps qui passe et se fige.
Pris sur le vif, ses personnages ignorent le spectateur. Ce sont souvent des enfants, dont la vie est occupée par un ailleurs qui nous échappe, que l’on devine insouciants et heureux mais hors champs. Il en résulte une certaine mélancolie heureuse, un mystère poétique.
On comprend que l’artiste recourt au préalable à la photographie, dont la peinture approfondit la platitude, lui prête consistance et relief.
Puis, vient de multiples tentatives de construction, d’effacements et de transparences, de chevauchements audacieux, entremêlant atmosphère de réalisme vécu et dimension fantasmée.
L’ensemble des moyens picturaux utilisés par l’artiste (huile, acrylique, craie, bombe aérosol, mine de plomb,…) concrétisent, par les formes et la matière, le fonctionnement polymorphe de notre inconscient.
Il est question ici d’instant, de moment suspendu, d’une figuration floutée qui nous donne l’impression d’une immersion entre deux mondes.

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Estelle Contamin est née en 1977 et a grandi en Normandie. Après un diplôme supérieur d’arts appliqués passé à Paris, l’artiste obtient les félicitations du jury de Toulouse pour son diplôme national d’arts plastiques. Aujourd’hui, elle vit et travaille dans le Gard.

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« Sans titre » – Estelle Contamin – diptyque 140x190cm – pigment, acrylique, huile, bombe, craies sur toile – décembre 2016

Exposition « Réminiscences » d’Estelle Contamin
Du 16 janvier au 24 février 2018
Vernissage le jeudi 18 janvier 2018 de 17h à 20h30

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La presse en parle :

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Wonderful world

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Méfiez-vous des apparences ! Au premier regard, le travail des artistes présentés dans cette exposition semble joyeux et coloré. L’enfant qui sommeille en nous s’émerveille en découvrant chacune des œuvres. Mais très vite, en s’y approchant de plus près, les thèmes de société se rappellent à notre bon souvenir : inégalité des richesses, dérives du consumérisme, enjeux écologiques,… Ces trois artistes utilisent le ressort de l’humour et de l’ironie, sans aucun cynisme, comme arme de contestation le plus souvent sociétale et politique. Ça appuie directement là où ça fait mal ! Les œuvres présentées ici sont tout à la fois paradoxales, provocatrices, dérangeantes parfois même pour certains. Ce décalage crée une rupture avec la réalité extérieure et force notre capacité à relativiser, à prendre de la distance. Les artistes nous livrent leur vision de la société contemporaine, nous questionnent et nous laissent nous débrouiller avec notre propre conscience…

Contestataire et engagé, Christopher Dombres nous interpelle sur notre société de consommation, ses valeurs et ses icônes. Dans les années 90, il travaille comme illustrateur et graphiste dans la publicité puis dans la presse. C’est à cette époque que Frédéric Beigbeder le soutien et collectionne son travail. Le sampling visuel est à la base de toutes ses compositions graphiques. Prônant la non propriété intellectuelle des œuvres, il redessine en général tous les éléments qu’il s’approprie et utilise la sérigraphie comme médium pour nous délivrer des uppercuts graphiques aux messages militants et à l’humour acéré.

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Christopher Dombres – Sérigraphies 2 couleurs sur papier recyclé 200grs – 45x64cm

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence,… Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Il retranscrit ses idées et ses sentiments avec la spontanéité d’un enfant. Ses dessins peuvent nous paraître simple et archaïque, un peu âpre, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit.
« Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même » AM

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Alain Marciano – dessin technique mixte

Pooshy transpose sur ses toiles ses héros, sa vie, ses révoltes. A travers sa peinture, il cherche à retranscrire sa sensibilité par un trait vif et primitif, révélant ainsi l’influence de l’art brut sur sa pratique. La musique et le cinéma sont une source d’influence omniprésente dans son travail, ainsi que des artistes qu’il admire tels que Basquiat et Keith Haring. Avec ses œuvres colorées, ludiques et ironiques, il porte un regard critique sur la société contemporaine en se défendant de n’être qu’un « révolutionnaire du canapé ». Il aborde des faits d’actualité qui ont un impact majeur sur nos vies et nous incite à nous interroger sur les comportements humains.

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Pooshy – peinture (acrylique, posca, crayon, huile sur toile)


« WONDERFUL WORLRD » de Christopher Dombres, Alain Marciano et Pooshy
Du 9 novembre au 30 décembre 2017
Vernissage le jeudi 9 novembre de 17h à 20h30

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Retour en images sur le vernissage :

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Narration(s) – chapitre I

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La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?

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N°5_GALERIE_exposition_NARRATIONS_Montpellier_2017_4L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.

Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir. (Texte de Sylvie Lagnier)

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Chapitre I :
N°5 GALERIE  – 5, rue Sainte Anne – 34000 Montpellier
vernissage jeudi 23 février 2017 à 18hpuis jusqu’au 15 avril 2017

Chapitre II :
le lieumultiple montpellier – 3, rue de Moissac (tram Albert 1er) – 34090 Montpellier
vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Chapitre III :
LATELIER – 13, rue Rouget de Lisle – 34200 Sète
vernissage jeudi 9 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Retour en images sur le vernissage du chapitre 1 :

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Bondieuseries

n5-galerie_laure-boin_bondieuseries_exposition_montpellier« …Si le christ avait été un joyeux trapéziste et non un martyr, si Marie et Joseph avaient prôné l’harmonie sexuelle, si les massacres au nom du catholicisme n’avait pas eu lieu, si ces maîtres à penser qui ont eu tout pouvoir ne nous avaient pas obligés à renier la nature, notre monde d’aujourd’hui ne s’en porterait-il pas mieux ? Mon travail s’offre à ceux qui prennent le temps de regarder vraiment. Il est question ici d’écoute et de compréhension du point de vue de l’autre, sans violence et sans rejet. N’oublions pas que la véritable spiritualité se trouve cachée en chacun de nous et en toute chose… »

Ainsi s’exprime Laure Boin au sujet de ses « bondieuseries », présentées par N°5 GALERIE. L’artiste a rehaussé des chromos et autres images religieuses glanées ici ou là, qui après des décennies d’une existence moribonde retrouvent du sens, de l’humour et de la vie. En explorant ses images, l’œil découvre avec jubilation les modifications et détails si adroitement apportés qu’ils semblent faire partie de l’original. Avec ce travail, l’artiste défend l’humour et le revendique comme démarche à part entière. En ré-interprétant les notions de vice et de vertu, sans aucune volonté de blasphémer ou de provoquer, elle y exprime également sa colère vis à vis des dérives du profit et du pouvoir qui engendre pollution et souffrance de l’humanité.

« Chaque fois que je regarde les images pieuses de Laure Boin, je ris aux éclats. Elle maîtrise à la perfection le détail satirique et utilise son formidable talent artistique pour modifier avec une grande subtilité les chromos saint-sulpiciens et autres lithographies. Ses modifications se fondent si bien dans les dessins que l’œil est toujours surpris, frappé à chaque nouveau regard… Les chrétiens sincèrement religieux ne seront certainement pas du tout amusés par ce qu’ils voient, Laure en est consciente. Je pense qu’elle a fait un choix délibéré et que sa satire de l’iconographie chrétienne pourra en scandaliser certains. Autrefois, l’on trouvait ces images pieuses dans la plupart des foyers français. Cette époque est révolue. Aujourd’hui, on trouve couramment ces images dans les brocantes et les marchés aux puces. En majorité, les français ne sont plus ni religieux ni anti-religieux, et tandis que certains seront choqués, beaucoup réagiront au contenu satirique comme moi, par le rire…» (Robert Crumb)

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« Bondieuseries » de Laure Boin
Du 25 novembre 2016 au 28 janvier 2017
Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 29 novembre de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75
https://www.facebook.com/numero5galerie?ref=hl

Retour en images sur le vernissage

 

« Fuck the system » de Laure Boin (peinture sur verre, installation lumineuse, pièce unique 2016)

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