Anatomie(s)

N5 galerie_le lieu multiple_musee Atger_exposition_Anatomies_Montpellier_vernissage_2018_2Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle de dessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art averti Xavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine. Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corps traverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à la médecine et à l’anatomie.
N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistes contemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ou redécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la création plasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie.
Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale…

Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde…
Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles…
Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras de couleur, se représente elle-même, corps à l’œuvre, empreint de désir, de mouvement, de projection mentale liée au geste…
Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clin d’œil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâché par la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à la fois étrangers et intimes…
Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)…

Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous.. Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose des collages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquées dans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil…
Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ou gravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral et l’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os et humeurs issues du corps…
Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…

Lieux et dates des expositions et évènements associés :
1/ Musée Atger2, rue de l’école de médecine – Montpellier
du 7 mars au 13 avril 2018 – lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45
2/ N°5 Galerie5, rue Ste Anne – Montpellier09 81 05 39 75
du 13 mars au 21 avril 2018 – du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
3/ le lieu multiple montpellier3, rue de Moissac – Montpellier06 07 40 10 16
du 22 mars au 7 avril 2018 – du mercredi au samedi de 15h30 à 19h

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Cécile Bonin
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Marie-Cécile Conilh de Beyssac
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Cécile Hug
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Stéphanie Lobry
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Nissrine Seffar

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Retour en images sur le vernissage au N°5 galerie :

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Réminiscences

Pour la première exposition de l’année 2018, N°5 Galerie est heureux de vous faire découvrir deux séries de travaux de peinture d’Estelle Contamin.

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Sa recherche artistique s’organise autour d’une dynamique de superpositions, de juxtapositions de plans qui nous plonge dans un univers intimiste et sensitif.
Elle puise son inspiration le plus souvent de son univers familier, de ses proches et amis, mais comme perçus à travers le voile du temps qui passe et se fige.
Pris sur le vif, ses personnages ignorent le spectateur. Ce sont souvent des enfants, dont la vie est occupée par un ailleurs qui nous échappe, que l’on devine insouciants et heureux mais hors champs. Il en résulte une certaine mélancolie heureuse, un mystère poétique.
On comprend que l’artiste recourt au préalable à la photographie, dont la peinture approfondit la platitude, lui prête consistance et relief.
Puis, vient de multiples tentatives de construction, d’effacements et de transparences, de chevauchements audacieux, entremêlant atmosphère de réalisme vécu et dimension fantasmée.
L’ensemble des moyens picturaux utilisés par l’artiste (huile, acrylique, craie, bombe aérosol, mine de plomb,…) concrétisent, par les formes et la matière, le fonctionnement polymorphe de notre inconscient.
Il est question ici d’instant, de moment suspendu, d’une figuration floutée qui nous donne l’impression d’une immersion entre deux mondes.

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Estelle Contamin est née en 1977 et a grandi en Normandie. Après un diplôme supérieur d’arts appliqués passé à Paris, l’artiste obtient les félicitations du jury de Toulouse pour son diplôme national d’arts plastiques. Aujourd’hui, elle vit et travaille dans le Gard.

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« Sans titre » – Estelle Contamin – diptyque 140x190cm – pigment, acrylique, huile, bombe, craies sur toile – décembre 2016

Exposition « Réminiscences » d’Estelle Contamin
Du 16 janvier au 24 février 2018
Vernissage le jeudi 18 janvier 2018 de 17h à 20h30

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La presse en parle :

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Wonderful world

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Méfiez-vous des apparences ! Au premier regard, le travail des artistes présentés dans cette exposition semble joyeux et coloré. L’enfant qui sommeille en nous s’émerveille en découvrant chacune des œuvres. Mais très vite, en s’y approchant de plus près, les thèmes de société se rappellent à notre bon souvenir : inégalité des richesses, dérives du consumérisme, enjeux écologiques,… Ces trois artistes utilisent le ressort de l’humour et de l’ironie, sans aucun cynisme, comme arme de contestation le plus souvent sociétale et politique. Ça appuie directement là où ça fait mal ! Les œuvres présentées ici sont tout à la fois paradoxales, provocatrices, dérangeantes parfois même pour certains. Ce décalage crée une rupture avec la réalité extérieure et force notre capacité à relativiser, à prendre de la distance. Les artistes nous livrent leur vision de la société contemporaine, nous questionnent et nous laissent nous débrouiller avec notre propre conscience…

Contestataire et engagé, Christopher Dombres nous interpelle sur notre société de consommation, ses valeurs et ses icônes. Dans les années 90, il travaille comme illustrateur et graphiste dans la publicité puis dans la presse. C’est à cette époque que Frédéric Beigbeder le soutien et collectionne son travail. Le sampling visuel est à la base de toutes ses compositions graphiques. Prônant la non propriété intellectuelle des œuvres, il redessine en général tous les éléments qu’il s’approprie et utilise la sérigraphie comme médium pour nous délivrer des uppercuts graphiques aux messages militants et à l’humour acéré.

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Christopher Dombres – Sérigraphies 2 couleurs sur papier recyclé 200grs – 45x64cm

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence,… Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Il retranscrit ses idées et ses sentiments avec la spontanéité d’un enfant. Ses dessins peuvent nous paraître simple et archaïque, un peu âpre, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit.
« Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même » AM

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Alain Marciano – dessin technique mixte

Pooshy transpose sur ses toiles ses héros, sa vie, ses révoltes. A travers sa peinture, il cherche à retranscrire sa sensibilité par un trait vif et primitif, révélant ainsi l’influence de l’art brut sur sa pratique. La musique et le cinéma sont une source d’influence omniprésente dans son travail, ainsi que des artistes qu’il admire tels que Basquiat et Keith Haring. Avec ses œuvres colorées, ludiques et ironiques, il porte un regard critique sur la société contemporaine en se défendant de n’être qu’un « révolutionnaire du canapé ». Il aborde des faits d’actualité qui ont un impact majeur sur nos vies et nous incite à nous interroger sur les comportements humains.

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Pooshy – peinture (acrylique, posca, crayon, huile sur toile)


« WONDERFUL WORLRD » de Christopher Dombres, Alain Marciano et Pooshy
Du 9 novembre au 30 décembre 2017
Vernissage le jeudi 9 novembre de 17h à 20h30

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Retour en images sur le vernissage :

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Narration(s) – chapitre I

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La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?

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N°5_GALERIE_exposition_NARRATIONS_Montpellier_2017_4L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.

Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir. (Texte de Sylvie Lagnier)

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Chapitre I :
N°5 GALERIE  – 5, rue Sainte Anne – 34000 Montpellier
vernissage jeudi 23 février 2017 à 18hpuis jusqu’au 15 avril 2017

Chapitre II :
le lieumultiple montpellier – 3, rue de Moissac (tram Albert 1er) – 34090 Montpellier
vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Chapitre III :
LATELIER – 13, rue Rouget de Lisle – 34200 Sète
vernissage jeudi 9 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Retour en images sur le vernissage du chapitre 1 :

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Bondieuseries

n5-galerie_laure-boin_bondieuseries_exposition_montpellier« …Si le christ avait été un joyeux trapéziste et non un martyr, si Marie et Joseph avaient prôné l’harmonie sexuelle, si les massacres au nom du catholicisme n’avait pas eu lieu, si ces maîtres à penser qui ont eu tout pouvoir ne nous avaient pas obligés à renier la nature, notre monde d’aujourd’hui ne s’en porterait-il pas mieux ? Mon travail s’offre à ceux qui prennent le temps de regarder vraiment. Il est question ici d’écoute et de compréhension du point de vue de l’autre, sans violence et sans rejet. N’oublions pas que la véritable spiritualité se trouve cachée en chacun de nous et en toute chose… »

Ainsi s’exprime Laure Boin au sujet de ses « bondieuseries », présentées par N°5 GALERIE. L’artiste a rehaussé des chromos et autres images religieuses glanées ici ou là, qui après des décennies d’une existence moribonde retrouvent du sens, de l’humour et de la vie. En explorant ses images, l’œil découvre avec jubilation les modifications et détails si adroitement apportés qu’ils semblent faire partie de l’original. Avec ce travail, l’artiste défend l’humour et le revendique comme démarche à part entière. En ré-interprétant les notions de vice et de vertu, sans aucune volonté de blasphémer ou de provoquer, elle y exprime également sa colère vis à vis des dérives du profit et du pouvoir qui engendre pollution et souffrance de l’humanité.

« Chaque fois que je regarde les images pieuses de Laure Boin, je ris aux éclats. Elle maîtrise à la perfection le détail satirique et utilise son formidable talent artistique pour modifier avec une grande subtilité les chromos saint-sulpiciens et autres lithographies. Ses modifications se fondent si bien dans les dessins que l’œil est toujours surpris, frappé à chaque nouveau regard… Les chrétiens sincèrement religieux ne seront certainement pas du tout amusés par ce qu’ils voient, Laure en est consciente. Je pense qu’elle a fait un choix délibéré et que sa satire de l’iconographie chrétienne pourra en scandaliser certains. Autrefois, l’on trouvait ces images pieuses dans la plupart des foyers français. Cette époque est révolue. Aujourd’hui, on trouve couramment ces images dans les brocantes et les marchés aux puces. En majorité, les français ne sont plus ni religieux ni anti-religieux, et tandis que certains seront choqués, beaucoup réagiront au contenu satirique comme moi, par le rire…» (Robert Crumb)

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« Bondieuseries » de Laure Boin
Du 25 novembre 2016 au 28 janvier 2017
Du mardi au samedi de 11h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 29 novembre de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75
https://www.facebook.com/numero5galerie?ref=hl

Retour en images sur le vernissage

 

« Fuck the system » de Laure Boin (peinture sur verre, installation lumineuse, pièce unique 2016)

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Exercices de style

Le dessin est à la base de toute création visuelle. Sa pratique et ses formes d’expressions multiples sont au centre de l’exposition proposée par N°5 Galerie, autour de drawing room. Dans leur démarche d’interprétation, les trois artistes présentés utilisent des outils et des supports variés. Ici, le choix des représentations, d’inspirations diverses, navigue tantôt entre l’académisme et l’affranchissement des règles, jusqu’à parfois même oublier les notions de base du dessin afin de troubler notre perception…

N°5 GALERIE - MONTPELLIER EXPOSITION septembre 2016 - exercice de styles - Dominique Lonchampt - Clea Lala - Gilles Bingisser

Pour la série Fernando personne, Gilles Bingisser a souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa : « Je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné ». Par ses dessins, techniques et formats divers sur papiers, l’artiste essaye de rendre visible, sensible, l’absence de l’être et le faux-semblant. Une mise en scène du fragment sous forme de ballades à tâtons qui place le learning by doing en moteur quotidien.

Cléa Lala a plusieurs cordes a son arc. Parfois avec humour, parfois avec provocation, parfois sur papier, sur textile ou en images animées, elle raconte des histoires en créant des liens entre le fond et la forme, notamment par la customisation. En se servant d’outils tels que le fil à broder, elle aborde ici des problématiques tant personnelles qu’universelles comme l’amour, la violence, la tristesse, en tirant chaque fil d’inspiration du nœud de son vécu.

La pratique du dessin est, pour Dominique Lonchampt, en rapport au minéral. Ici les kerns s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation…

« EXERCICES DE STYLE »
Gilles Bingisser, Cléa Lala et Dominique Lonchampt
Du 13 septembre au 5 novembre 2016
Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 13 septembre de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75

En partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier.

Retour en images sur le vernissage :

Retour en images sur « Lecture publique » de Gilles Bingisser, Marion Capelier et Yann Van Der meer, le samedi 17 septembre 2016 :

 

À la rue ! « Il s’agit du texte « aujourd’hui à Madrid », lu à la galerie N°5 le 17 septembre dernier (voir vidéo ci-dessus) et imprimé sur un format A0 sur lequel je vais intervenir et que je vais distribuer aux passants. L’idée étant de réunir tous les morceaux distribués pour reconstituer le texte dans quelques mois. Hommage à « cut piece » de Yoko Ono en 1965… En 65, j’avais 5 ans je commençais à écrire… enjoy » Gilles Bingisser. Retour en images sur cette  intervention du samedi 7 octobre 2016 :

Collages

Ils recherchent, compilent, observent, imaginent et découpent, froissent, déchirent, … puis enfin ils collent des fragments de toutes sortes, assemblent, détournent, recomposent, réinventent… Bienvenue dans ce monde où les références se télescopent, où les univers se combinent, bienvenue sur la planète collagiste !

Une exposition de Yann Dumoget, Céline Martinet, Itchi, Seb.M, Julia Dutriez et 6col du 14 juin au 27 août 2016.

N°5 GALERIE - MONTPELLIER EXPOSITION JUIN 2016 - COLLAGES - Seb.M - Yann Dumoget - Julia Dutriez - Celine Martinet - Itchi - 6col

Yann Dumoget est un artiste voyageur, qui s’intéresse aux bouleversements économiques et sociaux d’un monde globalisé et numérisé. Ses œuvres prennent des formes variées (changer des dessins de billets de banque contre du vrai argent, repeupler une ville fantôme d’épouvantails à son effigie, transformer des conteneurs poubelles en pochettes surprises pour SDF). Il propose ici des œuvres issues de recompositions de billets de banques découpés, avec une sobriété de réalisation qui contraste avec la minutie de leur préparation.
Julia Dutriez associe l’illustration (crayon, aquarelle, gouache) à des fragments de papiers ou des photographies qu’elle coud à la machine. Elle présente une série de compositions sur des contraventions dans lesquelles elle explore les contrastes entre le rapport à l’autorité et le monde sauvage, le tiraillement entre envie de liberté et besoin de se conformer à la règle, en intégrant des volatiles, symboles forts des cultures animistes.
Itchi est un artiste parisien qui réalise des collages où des personnages, des visages, des objets habitants du passé (en particulier des années 50 et 60) retrouvent vie dans des compositions originales et souriantes. Il utilise la géométrie, les touches de couleur, la typographie, les mots comme autant d’exclamations modernes qui replacent ses sujets dans un temps suspendu. Son regard est résolument tendre, poétique et optimiste.
L’association, la friction entre deux éléments ou deux images, réjouit Céline Martinet. Très attachée à la composition, à l’équilibre des formes et des couleurs, elle sélectionne des images du passé diffusées dans des revues pratiques ou des manuels de savoir vivre, qu’elle confronte à des recettes techniques de jeu de cache, d’amalgames, ou d’alternances de trop plein et de vide, entre façonnage délicat et solution grossière.
La technique du collage chez Seb.M est mixte. Le dessin au rotring de ses personnages rehaussés d’acrylique et détourés au scalpel contraste avec un univers d’images parcellaires. La réalité concrète et le merveilleux, l’ici et l’ailleurs, le non-contemporain et l’actuel, l’identifiable et le bizarre se côtoient, interagissent et se répondent dans une temporalité toute poétique. L’ivresse et le vertige d' »aventureux voyages » – d’après Walter Benjamin – caractérisent ses compositions en même temps qu’elles sollicitent notre regard critique.
6col aime créer de nouvelles scènes décalées à partir de photos soigneusement sélectionnées et extraites d’encyclopédies, de livres, de fascicules chinés. Replacer un regard pour être regardé autrement, déchirer un paysage pour être dépaysé, placer et déplacer des multitudes de photos jusqu’à l’illumination…

« COLLAGES »
Yann Dumoget, Julia Dutriez, Itchi, Céline Martinet, Seb.M, 6col
Du 14 juin au 27 août 2016
Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 14 juin de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75

Retour en images sur le vernissage de l’exposition « Collages » :