PA[o]N !

Cet été, dans le second espace de la galerie, nous vous proposons de découvrir l’exposition « PA[o]N ! » de l’artiste Anne Saligan.

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L’homophonie entre le bruit de l’arme destructrice et l’animal symbole d’immortalité (au Moyen-Âge en Occident) et d’incorruptibilité de l’âme et de dualité psychique de l’homme (au Moyen-Orient) a servi de base aux recherches de l’artiste.

Elle y représente ainsi sur la même toile des images d’exécutions (dont le flux sur les écrans est devenu si abondant et presque « banal » aujourd’hui) et du sublime oiseau, ce dernier étant traité notamment comme un motif de tapisserie.

Le raffinement esthétique côtoie donc ici le plus cruel de nos actes, comme pour rappeler à nos consciences l’équilibre précaire de notre existence.

Nous sommes intimement faits de lumière et d’ombre, le traitement en diptyque et la dualité fusain noir – peinture nous le rappelle constamment dans ce travail inoubliable…

Exposition « PA[o]N ! » d’Anne Saligan
du 4 juin au 20 juillet 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 4 juin de 17h à 20h

À VENDRE

Cet été, dans le premier espace de la galerie, vous pourrez découvrir une exposition collective et évolutive intitulée :
« À VENDRE ».
Titre évocateur sur notre rapport à l’œuvre… et à l’artiste.
La question est simplement posée : iriez-vous jusqu’à acheter une œuvre ?

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Nous travaillons au quotidien pour combattre les poncifs récurrents, ancrés dans la conscience collective. Pour un trop grand nombre de personne, l’art contemporain n’est ni accessible intellectuellement ni financièrement !

Depuis 4 ans déjà, notre galerie se veut ouverte sur tous les médiums (dessin, photo, volume, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Nous accueillons tous les publics et ne cessons de transmettre notre passion pour l’art, auprès du collectionneur ou du simple « amateur ».
Plus que jamais notre discours insiste sur le fait que l’art est accessible au plus grand nombre et qu’il est un vecteur de lien social important. Par sa nature universelle, l’art questionne notre rapport au monde et enrichit notre patrimoine commun sans stigmatisation d’âge, de genre, d’origine ou encore de statut social.

Pour cette exposition, la sélection d’œuvres des artistes que nous suivons et que nous promouvons depuis plus de quatre ans, sera accompagnée de cartels portant l’inscription « À VENDRE ». Sur ces derniers seront inscrit, en plus de tous les éléments qui présentent habituellement l’œuvre, les émotions qu’elle peut procurer, l’importance et le plaisir de faire entrer l’art chez soi, et les multiples possibilités et facilités d’acquisitions.

Une fois de plus, nous espérons avec cette exposition changer la vision de l’art contemporain, faciliter son rayonnement dans tous lieux (privés, entreprises, institutions, …) prouver qu’il est accessible intellectuellement et financièrement à tous.

Exposition collective et évolutive des artistes de la galerie
« À VENDRE »
du 4 juin au 20 juillet 2019
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 4 juin de 17h à 20h

 

OBTA

En découvrant la performance « OBTA » du chorégraphe/plasticien montpelliérain Patrice Barthès, Nathalie Sapin a été bouleversée par sa beauté plastique et sa force. OBTA fait appel au vocabulaire du tango argentin. Deux danseurs interprètent un espace-temps rigoureusement cadré par une composition musicale dédiée de Didier Aschour. Les deux interprètes de la performance (Karinna Pantaleo et Patrice Barthès) vont tourner autour d’une sphère lumineuse, posée au sol, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre comme traditionnellement dans le bal tango. Les corps sont cliniquement dénudés sur les parties qu’il est d’usage de masquer et réciproquement… La peau et la sphère opèrent comme acteurs de la lumière et créent un contraste qui génèrent une tension sensuelle toute en retenue, on pourrait presque dire érotique…

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Suite à ce choc visuel, Nathalie Sapin a immédiatement souhaité retranscrire ses émotions perçues sur surface sensible. Elle propose à Patrice Barthès de se retrouver dans la magie d’une salle obscure (au Centre national dramatique de Montpellier), convoque et s’en remet à la fée lumière, pour un « OBTA » face appareil photo et caméra.
La série, tirée sur aluminium, présentée ici, fait trace. Certaines photographies témoignent, fidèles à la performance. D’autres, délibérément plus abstraites, reflètent les sensations fugaces de sa première vision.

book Lucie Folch

Événement :


En même temps que l’exposition de photographies, le vendredi 24 mai, de 17h à 20h, sera projeté pour la première fois le film « OBTA » réalisé en décembre 2017 par Nathalie Sapin.

Interprètes : Karina Pantaléo, Patrice Barthès
Musique : Didier Aschour
Durée : 17mn 30 ¨

« Comment retranscrire les sensations provoqués en moi lors de la performance sur un capteur vidéo ? Durant quatre jours, je tente de produire avec mes outils fétiches : lumière, corps, camera ce que j’appelle « ma danse ».
Pour chaque projet, c’est au montage que je réécris. C’est aussi à ce moment là que le projet prends corps, et balaie tout ce que j’ai échafaudé avant. J’ai choisi un plan séquence, restitution fidèle de la performance comme base de montage. Puis j’ai cherché comment renforcer l’effet d’aspiration des corps par la boule lumineuse « soleil central ». Un autre point important était de trouver un équilibre entre voir et percevoir, de jouer avec les limites acceptables du capteur numérique, tout en conservant la part d’obscurité de la performance. Cette part sombre nous donne accès direct à la notre, à nos fantômes intérieurs, à nos soleils cachés » Nathalie Sapin

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Capture d’écran du film OBTA

Exposition « OBTA » de Nathalie Sapin
du 7 mai au 8 juin 2019
du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le vendredi 10 mai 2019 de 17h à 20h
+ projection du film « OBTA » réalisé par Nathalie Sapin
le vendredi 24 mai de 17h à 20h

 

L’exposition « OBTA » de l’artiste Nathalie Sapin est également présentée dans le cadre du « Hors les murs » du festival de photographies Les boutographies 2019

 
© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.

 

 

Dessins

Une fois de plus, la N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.

N5 galerie_carton_exposition_Dessins_Cedric Torne_Montpellier_2019Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes.
L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’oeil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).

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À la N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.

N5 Galerie :
« DESSINS »
exposition du 2 avril au 18 mai 2019

du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30
5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier

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Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes ou proches à s’emparer de reproductions de ces dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, sculpture, installation, écrits…

Le lieu multiple montpellier :
« FEATURE/FIGURE »
exposition du 4 au 20 avril 2019
du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
le lieu multiple montpellier
3, rue de Moissac, 34 090 Montpellier – Contact : 06 07 40 10 16

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Nowhere

n5 galerie_exposition_nowhere_denis brun_montpellier_2019_2Cette exposition est construite comme un carnet de voyage protéiforme à l’image d’un artiste libre de toutes contraintes. Un meltingpot créatif empreint de culture populaire aux inspirations intimes et multiples.

C’est en effet la vie, ses rencontres, ses réactions face à son environnement qui nourrissent les projets plastiques de Denis Brun. C’est par le prisme de sa sensibilité qu’il les formalise. Comme une interface, entre sa conscience et ce qui l’entoure, qui animerait son processus créatif. Ainsi naît un vocabulaire d’objets, de formes, d’images ou d’attitudes à même de rendre compte de son état émotionnel du moment. La poésie technique et l’intention onirique de l’artiste sont mises en avant, tout en laissant sa libre interprétation par le spectateur.

La liberté est la constance invariable de ses réalisations. Sans aucun interdit, il use de toutes sortes de matériaux et de médiums pour créer une narration où l’on peut se retrouver et projeter sa propre imagination. L’artiste ne pose aucune hiérarchie entre ces pratiques : “Chacune procure, dit-il, sa façon propre d’appréhender la réalité, chacune apporte sa souffrance spécifique.” L’ensemble de ses réalisations est comparable à un road movie où le passé et le présent, comme une même épine dorsale, est en constante transformation. Présenter des travaux récents et plus anciens pour cette exposition est donc rapidement devenu une évidence.

L’exposition « Nowhere » nous immerge dans une grande liberté créative. L’artiste réactive provisoirement une sensation enfantine du « beau » pour finalement l’extraire de son contexte affectif originel afin de l’appréhender de manière plus distante, amusée, moqueuse et jouissive.

N5 galerie_carton_exposition_Denis Brun_1Biographie de Denis Brun par Denis Brun :

« Je suis né par accident en 1966 dans la même clinique que Jean-Yves Jouannais.
Je travaille et je vis à Marseille mais pas uniquement.
Je vis aussi chez mes amis d’Anvers, de Liège, de Nice, de Paris, ou alors dans certains endroits que je visite, car j’adore partir de chez moi plus ou moins longtemps, même si je me sens très bien là où je vis actuellement.
Je travaille dans le train, dans l’avion, à la piscine quand je fais des longueurs, quand je marche pour me rendre à la gare, quand je prends mon longboard pour aller faire mes courses, quand je regarde SouthPark, que j’écoute East Village Radio, Studio Bruxelles, ou quand je fais du vélo.
je fais de la peinture en pensant à la musique, que je fais des vidéos en pensant à la peinture et à la musique, que je fais de la « basse-couture » en pensant à la photographie ou au sexe, que je fais de la musique en pensant à la vidéo, à la peinture au dessin ou à l’écriture et que j’écris en pensant à toutes ces choses en même temps. Pour la céramique je ne pense à rien donc aucun intérêt à m’étendre sur le sujet.
Quant au…sujet… de mon travail, hormis le fait que j’en sois le centre plus ou moins direct, j’essaie par tous les moyens dont je dispose, de le masquer, par jeu ou par pudeur.
Je m’efforce de créer des histoires tendant vers l’abstraction, sans la moindre hiérarchie dans les médiums utilisés, afin qu’il en résulte une forme de narration fictionnelle prenant ses origines dans le sens commun que j’utilise comme dernière balise avant le grand saut dans le vide.
Je pense que la particularité peut-être une qualité, mais j’essaie aussi en permanence, de dépasser mes limites techniques et intellectuelles, avec comme seul but de faire un meilleur travail quel qu’il soit.
Et même si la poésie technique me semble plus appropriée que la prouesse technique, l’intention onirique reste primordiale, tout comme sa libre interprétation par le spectateur. « 

Exposition « Nowhere » de Denis Brun
du 5 février au 16 mars 2019

Vernissage le mardi 5 février, à partir de 17h en présence de l’artiste.

Cette exposition est présentée en partenariat avec la galerie Le lieu multiple

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Chronique de Jean-Luc Cougy sur les exposition de Denis Brun à Montpellier
à lire sur
« En revenant de l’expo »

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Happy hours

N5 galerie_exposition_Collages_Happy Hours_ITCHI_Montpellier_2018_2019C’est un moyen d’expression qui a été utilisé par les mouvements cubiste, dadaïste et surréaliste, entre autres. Aujourd’hui encore, il s’impose comme une pratique artistique à part entière se libérant d’une description ressemblante de la réalité. Le collage crée de nouvelles formes et nous propose de nouvelles configurations visuelles et mentales.

Après avoir participé à l’exposition collective « Collages » présentée à la galerie en 2016, l’artiste parisien Itchi revient pour un solo show et nous présente ses dernières réalisations.
« HAPPY HOURS » est une série de collages à travers laquelle l’artiste replonge dans l’iconographie des années 50 et 60. Il utilise ces images comme une palette gaie, souriante, débordante d’une joie de vivre empruntée à une Amérique insouciante offrant au monde un nouveau rêve collectif. Au-delà des belles Cadillac, de ses stars éclatantes et de sa jeunesse flamboyante, l’époque représente un repère esthétique aisément identifiable dont l’artiste fait le matériau premier de ses œuvres. Un visage, une silhouette, un costume, un objet, une attitude, un titre de journal constituent souvent le point de départ de ses compositions. Il les met en scène, les embellit, les détourne souvent, leur donne de nouveaux rôles toujours, leur associe des traits de peinture, des formes géométriques, des éléments typographiques, le tout sur différents supports : carton, toile, papier, bois…

L’ensemble, harmonieux d’équilibre, sensible d’expression et bienveillant de principe, suscite tendresse, émotion, enchantement… Itchi souffle, loin des affres contemporaines, un vent d’optimisme frais, volontairement candide mais d’une incontestable modernité, celui des heures résolument heureuses : happy hours, après tout.

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Itchi vit et travaille à Paris.
Diplômé en communication visuelle, il a fondé et travaillé au sein du collectif de design graphique « Les Mégalos » de 2009 à 2012. Aujourd’hui, il est artiste et illustrateur indépendant, dans le secteur de l’édition, la presse, la culture… Il a notamment participé à la décoration d’un hôtel 5 étoiles, réalisé des affiches pour un théâtre parisien ou pour le cinéma, ou encore des pochettes de disques. Il expose régulièrement en France et à l’étranger (Belgique, États-Unis, Italie, Angleterre,…)

Exposition « Happy Hours » d’Itchi
15 novembre 2018 > 20 janvier 2019
Vernissage en présence de l’artiste
le jeudi 15 novembre 2018 de 17h à 20h30

en partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier

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Envisager la suite

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En écho aux pièces muséales présentées actuellement à l’Espace Dominique Bagouet, l’artiste  Yann Dumoget a choisi l’univers feutré de la N5 galerie pour révéler ses toutes dernières créations dans une exposition au titre s’imposant comme une évidence : Envisager la suite.

En l’occurrence, il s’agit littéralement de lui donner un visage puisque les peintures présentées sont des masques. Et si les peintures partagées qu’on peut voir sur l’esplanade de Montpellier interpellent le regardeur par leur aspect social figuré par les milliers de graffitis laissés directement sur les toiles par le public, c’est bien la même idée, celle de la place du peintre face aux autres et, en définitive, face à lui-même, qui transparait dans cette chatoyante évocation d’inspiration animiste.

Ici, l’artiste file à une échelle plus intime la métaphore chamanique déjà développée à l’espace Dominique Bagouet. A l’ère Anthropocène, celle d’un humain écrasé par le paradoxe qui en fait un monstre tellurique autant qu’un insignifiant algorithme biologique égaré dans un environnement qu’il contribue à détruire, Yann Dumoget prend en quelque sorte le masque autant que les pinceaux. De ce point de passage traditionnel entre le dehors et le dedans, l’humain et le divin, entre la fatalité grise de la réalité et l’espoir coloré de l’imaginaire, l’artiste se donne pour ambition utopique non pas simplement de faire le lien entre les deux. Mais bien, en envisageant la suite avec lucidité, de réaffirmer l’impérieuse nécessité de l’art pour panser le monde.

Interview de Yann Dumoget sur son travail de peinture partagée à découvrir à l’espace Dominique Bagouet du 19 septembre au 2 décembre 2018.

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