DU PAYSAGE …

La N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’unissent à nouveau pour vous proposer une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui. À la N5 Galerie, invitons-nous à parcourir les univers de Laure Boin, Alexandre Gilibert, Yves Helbert et Armelle de Sainte Marie.

L’Artiste contemporaine Laure Boin est connue pour ses « Bondieuseries » iconoclastes, ses « Animus » à la mine de plomb, que vous avez pu découvrir à la N5 Galerie en 2016 et 2019. Ici elle nous surprend avec son travail de peinture sur les paysages cévenols. L’artiste utilise pour cette série une technique très classique/impressionniste de peinture à l’huile. Au travers de ces « verdures », elle replonge dans les images fortes de son enfance ; explore le mystère et la beauté parfois sombre, attirante et ténébreuse des tunnels de feuillages, chemins initiatiques, passages vers une « terra incognita ». Ses paysages en grand ou petits formats sont souvent saisis juste avant l’orage ou juste avant la nuit, instants chassés où l’ombre et la lumière jouent avec les tonalités.

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Laure Boin – « Les Jumelles avant l’orage »
Huile sur toile, 120×100 cm, 2020 – N5 Galerie

Le travail d’Alexandre Gilibert s’élabore autour des questions liées du paysage et du dessin, lieux communs de l’histoire de l’art. Les vues que l’artiste propose instaurent une scénographie de l’absence et des éléments naturels qui les composent (végétation, étendues, reliefs, cours d’eau, …). Ses dessins, par leur frontalité, s’avèrent davantage redevables aux méandres d’un Jackson Pollock qu’à l’espace serein et articulé d’un Nicolas Poussin. Leur dimension photoréaliste doit être aussi comprise comme trace d’un passage du registre de l’image photographique à celui sensuel du dessin pur, où seul varie la densité de la couche de pastel noir. Ce rapport à un paysage naturel par le biais d’intermédiaires plastiques et graphiques rend visible mais aussi lisible ce qui autrement resterait inaperçu ou simplement chaotique. Le dessin de paysage obtenu permet ainsi de « prendre connaissance du terrain » et d’en dégager les lignes de forces qui le structurent…

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Alexandre Gilibert – « Arbre brisé »
Fusain sur bois, 120×160 cm, 2020 – N5 Galerie

À la fois artiste et historiographe d’une histoire de l’art, Yves Helbert puise ses références dans des œuvres emblématiques qu’il revisite et réactualise. Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et troublante que chacun pourra ajuster selon sa propre histoire : au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique… Si l’histoire de l’Art nous a habitués pendant des siècles à distinguer art du paysage et art du portrait, Yves Helbert a décidé de mêler les deux en donnant la part belle à l’humain et à ces personnages imaginaires plus grands que nature.

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Yves Helbert – « IGNATUS »
Graphite sur papier, 50x50cm, 2020 – N5 Galerie

À travers ses dessins et peintures, l’artiste Armelle de Sainte Marie nous transporte dans des paysages intérieurs, chimériques, parfois organiques. Elle développe un univers qui propose des espaces suspendus, tendus entre presque-figuration et abstraction, des géographies imaginaires ambiguës. On y trouve des motifs récurrents qui évoquent végétaux, minéraux, milieux aquatiques. L’artiste s’intéresse à la vitalité, a  l’entropie, à la transmutation. Ses compositions en mouvements ou flottantes, dans lesquelles les formes semblent engendrer elles-mêmes leurs propres fantasmagories. Ce qui est présenté au regard est suggestion, sans que les moyens picturaux utilisés ne tentent une imitation ou une représentation définitive. Un mouvement omniprésent, un monde qui bruisse…

Exposition "DU PAYSAGE ..." - N5 Galerie - MontpellierVisuel ci-dessus – © Armelle de Sainte Marie – « Terribles jardins »
Extrait de l’œuvre, Acrylique sur papier, 125 x 300 cm, 2019 – N5 Galerie

“ DU PAYSAGE …” une exposition de Laure Boin, Alexandre Gilibert,
Yves Helbert et Armelle de Sainte Marie.
Exposition du 4 novembre au 31 décembre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30 et sur RDV
Vernissage mardi 3 novembre 2020 à partir de 17h en présence des artistes.

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Virginie Blanchard, Océane Moussé et Jérôme Souillot, toujours dans le cadre de l’exposition « Du paysage … » visible sur les deux galeries partenaires.

DRAWING DRAW #4

N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier font leur rentrée à l’unisson avec une nouvelle édition du rendez-vous désormais bien identifié, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. À la N5 Galerie, découvrons le travail de Marie Havel et d’Amélie Joos…

L’œuvre de Marie Havel trouve son origine dans la notion de ruine, son appréhension à travers l’enfance, ses matériaux, ses expérimentations… Ayant grandi au milieu de paysages anciennement tourmentés par les affres de la Grande Guerre, l’artiste reconstitue aujourd’hui les vestiges futurs d’une civilisation vouée au déclin. Son travail consiste en une tension entre construit et déconstruit, entre découverte et recouvrement et donc, entre jeu et ruine. L’artiste s’intéresse également aux motivations de l’action vaine, à l’apprentissage de l’échec, que l’on retrouve dans le rituel du jeu. Elle conçoit les possibles changements d’identité d’un même lieu ou paysage avec la volonté de pointer l’histoire individuelle dans une histoire plus collective, de révéler le travestissement des lieux par le souvenir, de percevoir des lieux comme des « paysages usagés ». Entre modulations infinies dans un univers défini et des scénarios illimités, Marie Havel dédramatise la notion de temps qui passe et qui use avec espoir, poésie et légèreté. Elle s’empare de cette mémoire marquante pour la mettre à distance avec les outils et les idées de sa génération. Pour cette exposition, nous mettons en avant la palette singulière et pluridisciplinaire de l’artiste qui expérimente les possibles de la pratique du dessin en explorant avec beaucoup de dextérité l’ensemble des médiums.

Visuel ci-dessus : « Maisons clous (2) » de Marie Havel
Dessin au papier de verre sur tirage numérique noir et blanc, 50 x 70 cm, 2017


Amélie Joos nous invite pour sa part à pénétrer l’intimité de son atelier et à découvrir son travail avec une installation intitulée : “romanticism is not cancelled”. L’artiste installe sa table à dessin, ses outils, sa lampe, son canapé, … dans la seconde salle de la galerie. Elle nous permet, de ce fait, la découverte de son espace de créations. Les dessins d’Amélie Joos, souvent de petit format propice au récit intime, naissent généralement sous forme d’écriture automatique. D’un seul trait, souvent pulsionnel voire agressif, les images intérieures sont traduites sans croquis, d’une manière directe et immédiate sur la feuille. Dans ce processus de création, Amélie Joos tente de faire surgir des images de son inconscient. Le point de départ d’une œuvre est multiple. Un mot, une phrase, une image ou du vécu peuvent être pour l’artiste déclencheur d’un travail. Ses dessins révèlent des états d’âme, des sentiments, l’angoisse, le désir, les blessures ou encore la joie et la jouissance. Toutes ces émotions sont exprimées d’une manière énigmatique et peuvent provoquer auprès du spectateur des sentiments ambivalents. Le sens multiple et ambigu de son travail est d’une grande importance. Malgré cela, les personnages hybrides qu’elle dévoile sur le papier nous montrent leur âme, expriment leur vécu, avec chacun sa petite névrose et sa stratégie de survie face à l’absurde. Comme si l’artiste interrogeait nos propres angoisses, nos enfermements, nos rêves, pour nous donner à voir et à méditer…

Visuel ci-dessus : prise de vue de l’atelier d’Amélie Joos

« DRAWING DRAW #4 » de Marie Havel et Amélie Joos
Vernissage de l’exposition le mercredi 2 septembre à 18h
Exposition du 3 septembre au 24 octobre 2020
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Le lieu multiple montpellier propose pour sa part de découvrir les travaux de Joëlle Bondil, Peter Lökös et Thilleli Rahmoun.

EXERCICES DE STYLE #4

Pour la quatrième année consécutive, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, en vous présentant cette année les œuvres de Michèle Mascherpa et d’Yves Helbert. Entre regards croisés et dialogues d’artistes privilégiant la pratique du dessin sous diverses formes, l’esprit du spectateur sera confronté à l’image, sans pour autant être guidé vers une interprétation jugée plus juste qu’une autre. Les dessins de ces deux artistes sont teintés d’humour, apparemment léger et délicat. Ils laissent pourtant planer le doute, s’affranchissant des clés de lecture habituelles pour qu’en adviennent de nouvelles.

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Yves Helbert est un artiste autodidacte, qui a fait seul ses classes devant les tableaux des grands maîtres qui l’ont précédé. Avec la distance et l’humour que semble avoir exacerbé chez lui son apprentissage en solitaire, il se fait à la fois artiste et historiographe d’une histoire de l’art, puisant ses références dans des œuvres emblématiques qu’il convoque, revisite et réactualise. Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et intempestive. Au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique…

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Michèle Mascherpa dessine comme elle écrit, écrit comme elle dessine. Son écriture devient plastique et prend une place considérable dans son travail. Elle pratique l’allusion, la figure de rhétorique consistant à dire une chose avec l’intention d’en faire entendre une autre. Elle revient à l’essence même de l’écriture comme geste, le mot est parfois lisible, compréhensible et parfois il devient un élément graphique à part entière. Ses dessins sont réalisés de manière très spontanée sur un papier préparé de longue date, qui mature tel un épiderme et se charge d’éléments graphiques et de collages. Les dessins et les textes s’y inscrivent en profondeur. Le temps est à l’œuvre dans chaque pièce, il évolue, restitue ou avale ce qui y a été accueilli au moment de la réalisation. La technique de la gravure (de l’allemand graben : creuser) s’est imposée à Michèle Mascherpa, elle lui permet un travail en profondeur en plusieurs étapes. Le moment de l’encrage est essentiel dans son processus de création, éloigné de la technique pure, elle renoue avec les gestes du peintre, ce qui fait de chaque épreuve une pièce unique.

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+ artiste invitée : Dominique Lonchampt
À découvrir dans le premier espace de la galerie.

Depuis son exposition présentée à la galerie en 2016, Dominique Lonchampt a poursuivi ses recherches sur l’expression du minéral dans tous ses états, utilisant le papier comme empreinte et emprunt, au sens du prélèvement de forme-matières.
Nous sommes heureux de vous faire découvrir ses nouvelles œuvres qui s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation.
Il est question ici du « temps géologique », mais aussi du « temps humain », matérialisé par des volumes simples et légers. Le papier devient « peau » à voir et à penser. L’artiste Dominique Lonchampt manie l’art de la « transfiguration », nous propose de nouvelles lectures et ouvre ainsi le théâtre de notre imaginaire.

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Disque – technique mixte sur papier marouflé sur tarlatane ‐ diamètre 55 à 60 cm – fixé sur châssis toile

Exposition « Exercices de style #4 »
de Michèle Mascherpa et Yves Helbert
+ artiste invitée : Dominique Lonchampt
du 3 septembre au 19 octobre 2019
Vernissage le mardi 3 septembre 2019 de 17h à 20h

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© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.
Pour toutes demandes particulières merci de nous contacter.

N5 GALERIE est en partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier pour assurer la direction artistique des expositions et des évènements.

 

La règle du jeu

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Pour la troisième année consécutive, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon Drawing room 2018, en vous présentant cette année les œuvres de Céline Marin et Maxime Parodi.

Matt Mullican dit que «
le dessin traduit une manière de penser ».

Céline Marin et Maxime Parodi, deux artistes niçois de la même génération, proposent ici le résultat d’un jeu réalisé à quatre mains… Ils ont décidé au préalable des règles de celui-ci, pour s’obliger mutuellement à emprunter une voie nouvelle dans leur pratique personnelle du dessin, en ménageant une ouverture à l’aléatoire.
Ainsi ont-ils eu recours à un générateur de mots en ligne attribuant, pour chaque dessin à exécuter, trois mots. Chaque artiste a produit à partir de cette pioche aléatoire, permettant ensuite une confrontation et une collaboration sur un terrain neutre, faisant fi de toute subjectivité sur le fond afin de mieux la révéler dans la forme.
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Il s’agit par ailleurs pour l’un comme pour l’autre de se laisser la liberté de produire en dehors de ses préoccupations habituelles, retrouver le plaisir du « dessin pour le dessin » sans que ce dernier ne s’inscrive dans un plus vaste projet, l’extraire du travail de série commun à chacun des deux.
Avec cette production commune sous contrainte ouvrant la constitution d’une imagerie commune, l’imaginaire et le style de chacun est impliqué et préservé, tout en proposant des récits ou fictions multiples…et nouveaux !

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Exposition « LA RÈGLE DU JEU » de Céline Marin et Maxime Parodi
Du 4 septembre au 20 octobre 2018
Vernissage le mardi 4 septembre de 17h à 20h30
Autour du salon Drawing room 2018
en partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier

Retour sur les éditions précédentes :
Autour du salon Drawing room 2017
Autour du salon Drawing room 2016

Retour en images sur le vernissage :

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La presse en parle :

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« La règle du jeu » – Septembre 2018

Wonderful world

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Méfiez-vous des apparences ! Au premier regard, le travail des artistes présentés dans cette exposition semble joyeux et coloré. L’enfant qui sommeille en nous s’émerveille en découvrant chacune des œuvres. Mais très vite, en s’y approchant de plus près, les thèmes de société se rappellent à notre bon souvenir : inégalité des richesses, dérives du consumérisme, enjeux écologiques,… Ces trois artistes utilisent le ressort de l’humour et de l’ironie, sans aucun cynisme, comme arme de contestation le plus souvent sociétale et politique. Ça appuie directement là où ça fait mal ! Les œuvres présentées ici sont tout à la fois paradoxales, provocatrices, dérangeantes parfois même pour certains. Ce décalage crée une rupture avec la réalité extérieure et force notre capacité à relativiser, à prendre de la distance. Les artistes nous livrent leur vision de la société contemporaine, nous questionnent et nous laissent nous débrouiller avec notre propre conscience…

Contestataire et engagé, Christopher Dombres nous interpelle sur notre société de consommation, ses valeurs et ses icônes. Dans les années 90, il travaille comme illustrateur et graphiste dans la publicité puis dans la presse. C’est à cette époque que Frédéric Beigbeder le soutien et collectionne son travail. Le sampling visuel est à la base de toutes ses compositions graphiques. Prônant la non propriété intellectuelle des œuvres, il redessine en général tous les éléments qu’il s’approprie et utilise la sérigraphie comme médium pour nous délivrer des uppercuts graphiques aux messages militants et à l’humour acéré.

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Christopher Dombres – Sérigraphies 2 couleurs sur papier recyclé 200grs – 45x64cm

Sensible à son environnement, Alain Marciano se compare à une éponge, qui absorberait les couleurs, les sons, les mots, l’énergie, la violence,… Dessiner, gribouiller, est pour lui un acte viscéral, le produit d’une digestion. Il retranscrit ses idées et ses sentiments avec la spontanéité d’un enfant. Ses dessins peuvent nous paraître simple et archaïque, un peu âpre, sans forme, mais derrière ce trait puéril, sa critique de la société actuelle surgit.
« Quand je dessine, je retrouve la tranquillité, l’insouciance d’un enfant. C’est très agréable de ne penser à rien, de n’attendre rien, de ne rien espérer au-delà du dessin lui-même » AM

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Alain Marciano – dessin technique mixte

Pooshy transpose sur ses toiles ses héros, sa vie, ses révoltes. A travers sa peinture, il cherche à retranscrire sa sensibilité par un trait vif et primitif, révélant ainsi l’influence de l’art brut sur sa pratique. La musique et le cinéma sont une source d’influence omniprésente dans son travail, ainsi que des artistes qu’il admire tels que Basquiat et Keith Haring. Avec ses œuvres colorées, ludiques et ironiques, il porte un regard critique sur la société contemporaine en se défendant de n’être qu’un « révolutionnaire du canapé ». Il aborde des faits d’actualité qui ont un impact majeur sur nos vies et nous incite à nous interroger sur les comportements humains.

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Pooshy – peinture (acrylique, posca, crayon, huile sur toile)


« WONDERFUL WORLRD » de Christopher Dombres, Alain Marciano et Pooshy
Du 9 novembre au 30 décembre 2017
Vernissage le jeudi 9 novembre de 17h à 20h30

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Retour en images sur le vernissage :

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Exercices de style #2

En collaboration avec notre partenaire le lieu multiple montpellier, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon drawing room 2017.

N°5_GALERIE_exposition_Dessin_Annelise_Coste_Helene_Hampartzoumian_Roman_Viguier_artistes_contemporains_Montpellier_2017

Avec l’exposition « Exercice de style #2 », N°5 GALERIE réitère son choix d’ouverture sur la pratique du dessin contemporain et de ses formes d’expressions variées. Pour ce second volet (après « Exercices de style #1 » en 2016) la galerie présente 3 artistes aux multiples inspirations…

Anne-Lise Coste est revenue vivre dans la région après avoir travaillé et exposé notamment à Zürich, Berlin et New York. Ses peintures, ses dessins et ses textes ont l’immédiateté du graffiti et lui permettent d’exprimer des humeurs subjectives, liées à une critique sociale et politique. Avec un langage d’inspiration dadaïste et des images intensément lyriques, son œuvre à l’esthétique évidente respire néanmoins l’ironie, l’émotion et la rage face aux crises et inquiétudes de l’humanité actuelle.
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La pratique du dessin chez Hélène Hampartzoumian commence avec la texture du papier, sa couleur, sa rugosité. La façon dont la plume va se comporter et se heurter à sa surface. L’objectif étant toujours de dominer la matière pour obtenir le trait le plus fin possible. Ses représentations illustrent des créatures étranges, toutes inspirées par la nature, le plus souvent végétales : il s’agit de faire évoluer un organisme en faisant croître un même micro-motif. Une sorte d’invasion / profusion d’espèces, dans un étalement continu sur la feuille, uniquement contrecarrée par la présence de délimitations géométriques imposant les limites de l’exercice. Contournement d’obstacles, zone de densité et de contraste, amas très serrés, c’est un jeu de lutte pour conquérir la place qui nous revient …
N5_GALERIE_exposition_dessin_Helene_Hampartzoumian_Montpellier_septembre_2017
Roman Viguier, diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montpellier, se consacre depuis plusieurs années à la pratique du dessin et de l’aquarelle. Les dessins aquarellés présentés ici semblent constituer une série, une unité (essentiellement de part le choix du format et de la méthode), mais chacun d’eux est la matérialisation perceptuelle d’une idée ou d’un concept indépendant. Si naturellement des thèmes récurrents sous-jacents transparaissent – l’accumulation, la décadence, l’absurdité, le gaspillage… – ils ne sont ni exclusifs ni définitifs. Il s’agit d’exprimer des préoccupations intimes qu’in fine les dessins clarifient mieux que les mots. Ainsi, d’une oeuvre à l’autre dialoguent le plus souvent deux ou plusieurs éléments, en harmonie ou en dichotomie. L’inscription systématique dans un rectangle a priori défini ne constituant pas pour autant nécessairement les limites de ces dessins…
N5_GALERIE_exposition_dessin_aquarelle_Roman_Viguier_Montpellier_septembre_2017

« Exercices de style #2 »

du 12 septembre au 28 octobre 2017

Dans le cadre de notre partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier, l’artiste Anne-Lise Coste y présentera un solo show intitulé « LHBGTQWALC » du 7 au 23 septembre 2017 – Plus d’informations

Retour en images sur le vernissage :

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La presse en parle :

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Exercices de style

Le dessin est à la base de toute création visuelle. Sa pratique et ses formes d’expressions multiples sont au centre de l’exposition proposée par N°5 Galerie, autour de drawing room. Dans leur démarche d’interprétation, les trois artistes présentés utilisent des outils et des supports variés. Ici, le choix des représentations, d’inspirations diverses, navigue tantôt entre l’académisme et l’affranchissement des règles, jusqu’à parfois même oublier les notions de base du dessin afin de troubler notre perception…

N°5 GALERIE - MONTPELLIER EXPOSITION septembre 2016 - exercice de styles - Dominique Lonchampt - Clea Lala - Gilles Bingisser

Pour la série Fernando personne, Gilles Bingisser a souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa : « Je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné ». Par ses dessins, techniques et formats divers sur papiers, l’artiste essaye de rendre visible, sensible, l’absence de l’être et le faux-semblant. Une mise en scène du fragment sous forme de ballades à tâtons qui place le learning by doing en moteur quotidien.

Cléa Lala a plusieurs cordes a son arc. Parfois avec humour, parfois avec provocation, parfois sur papier, sur textile ou en images animées, elle raconte des histoires en créant des liens entre le fond et la forme, notamment par la customisation. En se servant d’outils tels que le fil à broder, elle aborde ici des problématiques tant personnelles qu’universelles comme l’amour, la violence, la tristesse, en tirant chaque fil d’inspiration du nœud de son vécu.

La pratique du dessin est, pour Dominique Lonchampt, en rapport au minéral. Ici les kerns s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation…

« EXERCICES DE STYLE »
Gilles Bingisser, Cléa Lala et Dominique Lonchampt
Du 13 septembre au 5 novembre 2016
Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 13 septembre de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75

En partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier.

Retour en images sur le vernissage :

Retour en images sur « Lecture publique » de Gilles Bingisser, Marion Capelier et Yann Van Der meer, le samedi 17 septembre 2016 :

 

À la rue ! « Il s’agit du texte « aujourd’hui à Madrid », lu à la galerie N°5 le 17 septembre dernier (voir vidéo ci-dessus) et imprimé sur un format A0 sur lequel je vais intervenir et que je vais distribuer aux passants. L’idée étant de réunir tous les morceaux distribués pour reconstituer le texte dans quelques mois. Hommage à « cut piece » de Yoko Ono en 1965… En 65, j’avais 5 ans je commençais à écrire… enjoy » Gilles Bingisser. Retour en images sur cette  intervention du samedi 7 octobre 2016 :

Autour du dessin et de la gravure

Le 1er décembre 2015, la N5 galerie a le plaisir d’inaugurer son espace d’exposition en invitant trois artistes autour de la pratique du dessin et de la gravure.

Laurence Briat a centré son travail sur la présence humaine, sa fragilité. Le corps, la disparition, la mémoire, l’incertitude, sont le coeur de ses préoccupations.

Estelle Lacombe est guidée par la nature pour explorer les liens qui unissent l’humain à son environnement. L’artiste se sent en relation profonde avec tout ce qui nous façonne, des mondes parallèles qui s’entrecroisent et où se côtoient les protagonistes imaginaires et symboliques de l’univers imagé qu’elle met en place dans ses œuvres. Son travail nous parle de rencontres entre ces mondes, des animaux, ou des plantes géantes surgissant de manière incongrue au milieu de scènes ou de paysages du quotidien.

Chloé Viton est étudiante aux Beaux Arts de Montpellier depuis 2012. Elle travaille le dessin et la sculpture. Elle s’intéresse particulièrement à l’objet non identifiable, l’objet en temps que déclencheur d’association d’idée par la forme. C’est le contraste entre deux éléments qui forme un ensemble stable tout en mettant en scène un mouvement, une action, qu’elle souhaite mettre en place dans ses dessins comme dans ses installations.

Exposition du 1er décembre 2015 au 13 février 2016
Vernissage le 1er décembre à partir de 18h

En partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier

Visuels ci-dessus : Dessins à la pierre noire et fusain sur papier 50cm x 70cm signés Estelle Lacombe
Visuels ci-dessus : Dessins à l’encre sur papier, différents formats, signés Chloé Viton
Visuel ci-dessus : Photogravure limitée à 6 exemplaires, signée Laurence Briat
Visuels ci-dessus : Dessins à l’encre et crayon sur papier 21cm x 29,7cm, signés Chloé Viton

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