DRAWING DRAW #8

Le lieu multiple montpellier et la N5 Galerie font leur rentrée à l’unisson avec la huitième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Cette année nous vous proposons de découvrir les travaux de Chrystèle Gonçalves, Susanna Lehtinen, Dominique Lonchampt, Michèle Mascherpa, Pierre Touron et Jean-Marc Urquidi.

Jeudi 5 septembre 2024, ouverture dès 17h au lieu multiple montpellier Vendredi 6 septembre 2024, ouverture dès 17h à la N5 Galerie
Expositions du 5 septembre au 5 octobre 2024

À la N5 Galerie, découvrons le travail de Dominique Lonchampt, Michèle Mascherpa et Pierre Touron.

Depuis notre première collaboration en 2016, Dominique Lonchampt poursuit ses recherches sur l’expression du minéral dans tous ses états. Travailler avec la pierre, c’est vivre une relation à la fois physique et mentale au temps et à la mémoire. La poussière de pierre récoltée à l’atelier, ainsi que la cendre et l’oxyde de fer d’objets laissés pour compte, ne sont autre que particules de temps et de mémoire, de gestes et de pensées. L’artiste réinvestit ces poudres et particules dans ses dessins et volumes, par superpositions, voisinages, porosités, enchevêtrements. Dominique Lonchampt révèle des lignes à décrypter, pour entamer, tel le géologue, un voyage à travers le temps. Utilisant le papier comme empreinte et emprunt, au sens du prélèvement de formes-matières, l’artiste manie l’art de la « transfiguration » pour nous proposer de nouvelles lectures et ouvrir ainsi le théâtre de notre imaginaire.

Oxyde de fer et cendre sur papier 30×30 cm, 2024, Dominique Lonchampt

Michèle Mascherpa dessine comme elle écrit, écrit comme elle dessine. Son écriture devient plastique et prend une place considérable dans son travail. Elle pratique l’allusion, la figure de rhétorique consistant à dire une chose avec l’intention d’en faire entendre une autre. Elle revient à l’essence même de l’écriture comme geste, le mot parfois lisible / parfois en braille, devient un élément graphique à part entière. Ses dessins sont réalisés de manière très spontanée sur un papier préparé de longue date, qui mature tel un épiderme et se charge d’éléments graphiques et de collages. Les dessins, les gravures et les textes s’y inscrivent en profondeur. Le temps est à l’œuvre dans chaque pièce, il évolue, restitue ou avale ce qui y a été accueilli au moment de la réalisation.

Technique mixte sur papiers découpés 28×29 cm, 2024, Michèle Mascherpa

Pierre Touron aime cultiver le goût de l’étrange jusqu’à explorer les limites du réel. Son travail se développe comme un chemin, auquel aucune direction particulière ne saurait être imposée. Seule l’association d’images compte ! C’est une composition faite de souvenirs réels ou rêvés, d’images empruntées dans des livres d’art ou d’anciens dictionnaires illustrés, … Entre équilibre et déséquilibre, pleins et vides, lumières et ombres, … ses dessins dialoguent dans un espace-temps suspendu. Un va-et-vient perpétuel entre la réalité et la subjectivité qui nous entraîne dans un onirisme poétique. L’idée de temps est ici primordiale et s’impose autant dans la durée de réalisation de ses œuvres que dans son attachement à nous faire voyager dans différentes temporalités. Avec un trait sûr et minutieux, l’artiste tisse les thèmes qui sous-tendent ses interrogations avec virtuosité et alchimie.

Graphite et crayon bleu sur papier aquarelle 40x30cm, 2024, Pierre Touron

DRAWING DRAW 8è édition
Vernissage à la N5 Galerie le vendredi 6 septembre 2024 dès 17h
Exposition du 7 septembre au 5 octobre 2024
du mercredi au samedi, de 10h à 13h et de 14h à 18h30

Au lieu multiple montpellier, découvrons le travail de Chrystèle Gonçalves, Susanna Lehtinen et Jean-Marc Urquidi. En savoir plus
Vernissage le jeudi 5 septembre 2024 dès 17h en présence des artistes
Exposition du 6 septembre au 5 octobre 2024
vendredis et samedis de 15h à 18h30 et sur RV au 3 rue de Moissac, 34090 Mtp

Partenaire du salon, la Maison pour tous Frédéric Chopin proposera en ses murs une exposition d’œuvres de chacun des six artistes, ainsi qu’un workshop participatif avec l’artiste invitée Thilleli Rahmoun le 27 septembre.

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DU PAYSAGE… chapitre 3

La N5 Galerie vous propose une incursion dans des interprétations mentales du paysage, sujet cher à tant de créateurs d’hier et d’aujourd’hui. Reconnu officiellement comme un genre artistique à partir 16e siècle, le paysage a emprunté de multiples courants (classique, romantique, réaliste, impressionniste, …) jusqu’à s’affranchir des codes de la représentation. Cadre idéal pour la narration, la réflexion personnelle de l’artiste dans ses œuvres est l’une des caractéristiques singulières de ce mouvement perpétuellement réinterprété. Faisant suite aux précédentes expositions présentées à la galerie en 2020 et 2022, nous vous invitons aujourd’hui à parcourir dans ce troisième chapitre les univers de Laure Boin, Silvia Cabezas Pizarro, Marc Lambert et Sandrine Le Maguer.

Le travail de Laure Boin, présenté sur nos cimaises depuis 2016, illustre tout son attachement à la peinture en tant que médium et aux possibilités encore inépuisables qu’il lui offre. L’artiste propose ici de découvrir une nouvelle série d’œuvres sur les paysages cévenols qu’elle affectionne tant. Tout d’abord elle reprend ses pinceaux, ses tubes de peintures à l’huile et une facture classique assumée et assurée, pour capter les instants chassés où l’ombre et la lumière jouent avec les tonalités. Puis Laure nous surprend, une fois encore, en remisant ses pinceaux pour ne faire qu’un.e avec la matière. Ces peintures, à l’expressionnisme plus spontané, laissent exprimer l’intuition, le plaisir et le désir d’étonnement. On peut suivre les traces de ses doigts, étalant directement l’acrylique sur la toile, dans un geste moins normé. Le paysage semble ici presque modelé. Ce rapport viscéral au tableau avec un regard neuf, intime et poétique, revisite le thème traditionnel du paysage. Est-ce une manière de s’affranchir d’un académisme ou tout simplement de nous offrir un doux ressenti de l’enfance ?

Laure Boin est née en 1963 à Draguignan. Elle vit et travaille dans le Gard.
Parcours : 1980
Arts appliqués Duperré à Paris, section arts graphiques.

Laure Boin – Peinture à l’huile sur toile 54 cm x 65 cm, 2024 (extrait de l’œuvre)

Silvia Cabezas Pizarro nous présente des paysages poétiques, sorte de mondes isolés et silencieux restés jusqu’alors enfouis dans sa mémoire. Bienvenue dans la série « Mis Islas » où les souvenirs de l’artiste sont en suspension, portés par de drôles de nuages roses. Ces formes ouatées à l’apparence charnelle et douce sont inspirées des barbe à papa consommées dans des fêtes de Noël à Madrid, ville de naissance de l’artiste. Silvia invite le spectateur à se promener dans ses îles aux couleurs éclatantes, dans ses paysages madrilins d’enfance et autres lieux parcourus chers à ses yeux. Dans son travail empruntant des techniques mixtes, la recherche du vide dans la composition, l’action d’effacer, les résidus de matière sont des éléments de compréhension importants. Ils appuient l’idée même de mémoire, de disparition, de dualité entre le monde réel et imaginaire. L’artiste trace des chemins avec les jalons de son histoire, peint la forêt de ses souvenirs, dessine ses pérégrinations et pose délicatement ses pensées sur ses doux nuages insulaires.

Silvia Cabezas Pizarro est née en 1968 à Madrid. Elle vit et travaille entre les Bouches-du-Rhône et le Gard.
Parcours : 2001, obtention du DNSEP à L’École Supérieur d’Art d’Avignon – 1994, obtention d’une maîtrise spécialité en peinture, Université de Beaux Arts de Madrid.

Silvia Cabezas Pizarro – Technique mixte sur papier 65 cm x 50 cm, 2024 (extrait de l’œuvre)

Pour Marc Lambert, tout commence par le dessin d’observation (de paysages), retranscrits dans des carnets. Il faut saisir leurs dimensions, leurs reliefs sculptés par la lumière et leurs textures vibrantes. Par le dessin on peut s’en imprégner et en capter l’atmosphère. Puis dans l’atelier, la mémoire effectue son travail de modelage et de déformation. Ces souvenirs visuels sont les références, auxquelles se mêlent les œuvres vues dans la longue histoire de l’art. Ils permettent de combiner des éléments de composition. L’improvisation a alors sa place dans l’apparition progressive de l’image. Changement d’échelle, flou, seuil limite de perception : tous ces procédés sont bons à prendre pour inviter le regard à déambuler…

Marc Lambert est né en 1961 à Paris. Il vit et travaille à Montpellier.
Parcours : 1986 obtention du DNSEP à l’École Nationale des Beaux-arts de Montpellier. Enseigne le dessin d’observation en école supérieure d’art appliqué.

Marc Lambert – Graphite sur papier 77 cm x 112 cm, 2023 (extrait de l’œuvre)

Sandrine Le Maguer nous plonge dans des paysages maritimes réalistes et séduisants, inspirés des peintures historiques de batailles navales des épisodes glorieux empruntant souvent un caractère épique. Mais méfions nous des apparences ! Ici le sujet de représentation est l’utilisation du leurre afin de nous proposer une autre vision critique. L’artiste module le souvenir, la perception d’un univers défini et trace de nouveaux scénarios en associant à ses marines le contour d’architectures militaires (bunkers, casemates, citadelles,…). En manipulant ainsi les codes formels, Sandrine Le Maguer restitue un autre regard sur la représentation du pouvoir et de ses vestiges. Une nouvelle image s’offre à nous, la mémoire est chamboulée dans un jeu d’aller-retour pour mieux dénoncer la violence éternelle des évènements passés.

Sandrine Le Maguer est née en Bretagne. Elle vit et travaille dans la région.
Parcours :
2015, Master II (prépa Doctorat Art et science de l’art), ARBA-ESA, Bruxelles – 2013, DNSEP, Félicitations du jury, EESAB Lorient – 2011, DNAP, Mention, EESAB Lorient.

Sandrine Le Maguer – Peinture à l’huile sur papier Arches, 112 cm x 81 cm, 2020 (extrait de l’œuvre)

[ DU PAYSAGE… Chapitre 3 ]
Laure Boin, Silvia Cabezas Pizarro, Marc Lambert et Sandrine Le Maguer
Exposition du 31 mai au 20 juillet 2024
Vernissage jeudi 30 mai dès 17h en présence des artistes

Retour sur l’édition 2020Retour sur l’édition 2022

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ÉTAT DES LIEUX

Après plusieurs participations à des expositions collectives à la N5 Galerie, nous sommes heureux de vous présenter une exposition personnelle de l’artiste Cassandre Fournet.

La source de ses recherches artistiques et de ses réalisations prend forme au cours de ses observations lors de nombreuses déambulations urbaines. De cette rencontre sensible avec les lieux, l’artiste en retire une documentation photographique, qui après archivage, devient sa base de travail. Un processus préalable important lui permettant de s’immerger dans la totalité du paysage et ainsi de rencontrer tous les éléments qui le bordent.

Cassandre Fournet [ Parc Aquatique ] Acrylique sur toile 160x120cm, extrait de l’œuvre

Son regard se porte sur des détails auxquels nous n’accordons que peu d’importance. Ici une architecture devenue obsolète, là une vitre brisée ou une palissade de chantier, ou encore une plante tentant de se frayer son chemin dans la fissure du bitume altéré. Ses œuvres donnent une valeur à ces détails secondaires et insignifiants au premier abord et offrent à découvrir une archéologie sensible du quotidien qui fixe l’indice d’un instant unique. Seul le paysage compte, aucune représentation humaine dans ces peintures et pourtant il émane de chacune de celles-ci l’intensité de l’impact de l’homme sur nos environnements et les affres du passage du temps. Chaque œuvre est le fruit d’un important travail d’observation, d’étude, de préparation et de composition. Avec une démarche profonde et singulière, des recherches sensibles et rigoureuses, une approche esthétique d’une incroyable maturité, Cassandre Fournet nous conte de multiples narrations intemporelles, transfigure le banal, suspend le temps et fait résonner nos propres souvenirs et l’importante implication de nos actes sur notre « environnement ».

Biographie de l’artiste :
Cassandre Fournet est née en 1992 à Chartres.
Elle vit et travaille actuellement à Nantes.
2015 – Obtention du DNAP, mention « qualité du travail » à l’ISDAT (31)
2017 – Obtention du DNSEP, mention « engagement dans son projet pictural » à l’ISDAT (31)
Sélection d’expositions :
2023 – Exposition collective Peintures, N5 Galerie, Montpellier (34)
2022 – Exposition collective Drawing Draw #6, N5 Galerie, Montpellier (34)
2021 – Exposition collective Bilan Plasma, FRAC de Montpellier (34)
2020 – Participation à la biennale du CRAC 2020 de Champigny-sur-marne
2019 – Participation à la biennale de la jeune création contemporaine « Mulhouse 019 » – Lauréate du Prix de la Filature, (scène nationale de Mulhouse)
2018 – Finaliste de Talents Contemporain 2017, Fondation Francois Schneider, Wattwiller (68)
Collection :
2023 – L’œuvre Troglodyte (Acrylique sur toile, 120×180 cm, 2016) a rejoint la collection du FRAC de Montpellier (34)

État des lieux
Une exposition de Cassandre Fournet
Du 29 mars au 18 mai 2024
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le jeudi 28 mars 2024 à partir de 17h, en présence de l’artiste

APPELS D’AIR

BALLON – Résine, mousse P.U., acrylique, vernis, cordelette, dimensions variables

Biographie de l’artiste :
Élisa Fantozzi est née en 1972 à Aix en Provence.
Après avoir partagé sa vie durant sept ans entre New-York et le sud de la France, Élisa s’est installée à Sète où elle y a établi son atelier. En autodidacte elle expose son travail régulièrement depuis plus de 20 ans.
Sélection d’expositions :
Les Facultés d’Éducation et de Médecine (Montpellier) 2022, La Panacée MO.CO (Montpellier) 2020, Le Centre d’Art Contemporain Occitanie avec Mécènes du Sud (Sète) 2019, La galerie des Vertus (Paris) 2019, CIAM La Fabrique (Université de Toulouse) 2019, Le Musée des Arts Modestes (Sète) 2018, La Chartreuse et Le Musée Pierre de Luxembourg (Villeneuve-Lez- Avignon) 2013, Les Beaux Arts (d’Aix-en-Provence) 2013, Le centre d’Art le Lait (Albi) 2011, La Basilique Saint-Nazaire-et-Saint-Celse (Carcassonne) 2011

APPELS D’AIR
Une exposition d’Élisa Fantozzi
Du 2 février au 16 mars 2024
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le jeudi 1er février 2024 à partir de 17H, en présence de l’artiste

CONVERSATIONS édition 2023

Déjà 9 années que la N5 Galerie explore la sphère de l’art contemporain pour faire découvrir sur ses cimaises montpelliéraines les œuvres d’artistes émergents et/ou confirmés. Par des expositions et des rencontres la galerie initie et sensibilise un large public d’amateurs et de collectionneurs d’art.

Cette nouvelle exposition intitulée [ Conversations ] amorce la période des fêtes de fin d’année. Une fois de plus, l’exposition se veut ouverte sur tous les médiums (dessin, photographie, volume, collage, peinture, …) sans aucune hiérarchisation et avec une sélection artistique toujours exigeante et diverse. Avec un accrochage ample et précieux cette exposition présente 18 artistes* que nous défendons avec fierté et passion. Nous vous proposons, au regard et à la vente, un choix pointu d’œuvres, de nouvelles créations, de pièces uniques signées de petits et grands formats. Autant d’idées cadeaux originaux à offrir et à s’offrir pour fêter cette année qui s’achève. La multiplicité des univers présentés nous offre décidément de bien voluptueuses émotions et saura conquérir l’amateur avisé et le collectionneur d’art.

Au plaisir de vous y accueillir et de vous faire découvrir cette dernière exposition de l’année 2023 avant qu’une nouvelle saison éclose à nouveau !

CONVERSATIONS
Exposition collective des artistes de la galerie

Exposition du 1er au 30 décembre 2023
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h
à 18h30

*Avec Ralf Altrieth, Laure Boin, Coline Casse, Guiome David, Stéphane Dupuis, Didier Estival, Chrystèle Gonçalves, Hélène Hampartzoumian, Yves Helbert, Pascale Hugonet, Rose Lemeunier, Michèle Mascherpa, Dominique Nicolas, Vincent Puren, Mme S., Nathalie Salé, Anne Saligan et Patricia Stheeman.

NO PROHIBIDA chapitre 2

Nous sommes heureux de vous présenter, suite à une première édition en 2020, le second chapitre d’une exposition intitulée [ NO PROHIBIDA ], une vision subtile, plurielle et décloisonnée du sexe, des fantasmes et du désir à travers le regard de 26 artistes, soit plus d’une centaine d’œuvres sublimant les corps, les sexualités et l’érotisme.

Depuis l’Antiquité les artistes ne cessent d’interpréter le désir amoureux, de saisir une pulsion charnelle : c’est l’instinct le plus universel dans l’histoire de l’homme à travers l’art. L’érotisme a inspiré quelques-unes des plus belles créations de l’histoire de l’art (peintures de Botticelli, sculptures de Michel-Ange, Rodin ou Louise Bourgeois pour ne citer qu’eux). Mais voilà, ce qui est considéré comme beau et sensuel par l’un, est jugé lascif et obscène par l’autre. De nombreux artistes, en leur temps, en ont d’ailleurs fait les frais (Courbet et L’origine du monde, Rembrandt et Le lit à la Française, ou plus proche de nous des artistes comme Nan Goldin, Mapplethorpe, …). L’érotisme et la sexualité dans l’histoire de l’art ne s’expriment pas de la même façon au fil des siècles. La création suit l’évolution de la société, se faisant plus explicite aux périodes libérées. … Et ce n’est pas sans poser problème ! Hier, aujourd’hui et inévitablement demain.

Cette exposition regroupe 26 artistes contemporains de tous bords, de tous poils qui travaillent aussi bien la vidéo que la photographie, la peinture, le collage, la sculpture le dessin ou même la broderie ! Les multiples représentations et sujets sont ici également abordés par les artistes qui suggèrent, dévoilent à peine ou laissent voir et affichent clairement l’intention.

La question d’identité, ici photographiée par Nathalie Sapin avec pour sujet l’alter-ego de Nicolas Marquet, côtoie le corps à corps avec la matière des sculptures aux formes anatomiques de Dominique Lonchampt. Le fétichisme du latex, représenté dans les peintures de Marie-Charlote Nouza, fait face à l’inquiétante frontière entre humanité et bestialité abordée dans les dessins de Tamina Beausoleil. Le bondage, la fessée, représentés dans les illustrations de Céline Achour, s’affichent à côté de la pensée libertaire – ode à l’hédonisme – des broderies de Yasmine Blum. Céline Turlotte et Jérémy Bindi s’approprient, quant à eux, le territoire de la sexualité avec des œuvres à la fois anthropomorphiques, troublantes et ludiques, pendant que Julie Dalmon amplifie la dimension érotique de son travail par l’organicité du support utilisé (dessin sur peau tendue). Avec ses tirages noir & blanc l’artiste photographe Joseph Caprio dépasse les clivages classiques du nu masculin et des multiples possibilités du couple. Le reflet de nos fantasmes brulants et de nos rêves torrides couché sur papier brûlé par Mme S. flirte avec l’hyperréalisme des dessins de Maxime Lemoyne, qui nous montre ce qu’habituellement on dissimule (une façon pour lui de « fouiller l’intime »). L’autoportrait, genre à part entière dans l’histoire de l’art, est également représenté ici avec les œuvres des photographes Piert Dvarrack et Olivier Rebufa. Quand le premier questionne notre rapport à l’intime, le second pose aux côtés de la célèbre poupée Barbie dans des mises en scène à l’attitude joyeuse qui convoquent amour/sexe, beauté/luxe et volupté. L’interface entre l’intérieur et l’extérieur du corps, explorée dans les dessins de Maria Clark et la question de la relation fusionnelle entre l’artiste, son œuvre, ses représentations, avec les aquarelles à la langue de AE ou encore les gouaches de Stella Rinke, sont des thèmes également abordés ici, propices à désorienter notre observation et notre interprétation. Peter Lökös tend aussi à changer notre point de vue de la réalité et à ouvrir notre perception vers la ré-interprétation avec sa peinture sur le corps flottant, déroutant, viscéral, métaphysique. Certains artistes abordent la sexualité et le corps avec humour et décalage. C’est le cas ici avec les collages image/texte de Dominique Nicolas, les jubilatoires dessins de Julien Griffaud, les fantaisistes sculptures/objets domestiques et religieux de Atty Bax qui glorifient nos caractéristiques sexuelles et matérialise l’érotisme … ou encore le travail en technique mixte de Laure Boin qui réinterprète les notions de vice et de vertu. Caroline Riegert invente des vies et des histoires en peignant des scènes érotiques des années 20 et en les associant à d’anciens clichés photographiques d’inconnus. À l’inverse de l’artiste Vincent Puren qui propose, avec ses aquarelles, le début d’une histoire onirique, d’un sentiment, d’une sensation, … La suite, c’est au regardeur qu’il laisse le soin de la raconter. Tout comme Maxime Parodi qui présente des dessins intitulés « autofictions » sous forme d’arrêt sur image laissant libre cours à notre imaginaire, afin que nous inventions l’amont ou l’aval de l’histoire.

Nombreux sont les clins d’œil aux traditions érotiques, variées sont les représentations sexuelles évoquées, tous les travaux présentés ici ont l’intention forte de sublimer le corps et l’érotisme au-delà des tabous et préjugés existants. La multiplicité de ces représentations et des médias nous offre décidément de bien voluptueuses émotions ! Mais ce que le public, a-mateur d’art, peut voir se confond rapidement à ce qu’il peut songer. L’œuvre d’art est ici liée à un imaginaire fantasmatique et les désirs se confrontent souvent à une réalité différente.

Retour sur l’édition de l’exposition NO PROHIBIDA 2020

NO PROHIBIDA chapitre 2
Avec Céline Achour, Æ, Atty Bax, Tamina Beausoleil, Jérémy Bindi, Laure Boin, Yasmine Blum, Joseph Caprio, Maria Clark, Julie Dalmon, Pietr Dvarrack, Julien Griffaud, Maxime Lemoyne, Peter Lökös, Dominique Lonchampt, Nicolas Marquet, Dominique Nicolas, Marie-Charlotte Nouza, Maxime Parodi, Vincent Puren, Olivier Rebufa, Caroline Riegert, Stella Rinke, Mme S., Nathalie Sapin et Céline Turlotte. Commissariat : Ludovic Allabert

Exposition du 13 octobre au 25 novembre 2023
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage jeudi 12 octobre 2023 dès 17h en présence des artistes
Cette exposition est destinée à un public averti !

DRAWING DRAW #7

Le lieu multiple montpellier et la N5 Galerie font leur rentrée à l’unisson avec la septième édition du salon du dessin contemporain Drawing draw, qui propose des regards croisés d’artistes autour de la pratique du dessin, sous des formes diverses. Cette année nous vous proposons de découvrir les travaux de Yasmine Blum, Didier Estival, Magdalena Lamri, Rose Lemeunier, Carita Savolainen et Nathalie Tacheau.

Ouverture le jeudi 31 août à 17h au lieu multiple montpellier
Ouverture le vendredi 1er septembre
à 17h à la N5 Galerie
Expositions du 1er au 30 septembre 2023

À la N5 Galerie, découvrons le travail de Didier Estival, Magdalena Lamri, et Rose Lemeunier.

Artiste autodidacte et protéiforme, Didier Estival se consacre depuis quelques années exclusivement au dessin avec rigueur et précision. Son geste est de l’ordre de l’écriture automatique : un trait se déclenche, suivi d’autres, et l’ensemble s’organise minutieusement sous ses plumes Sergent Major. Avec une patience proche du sacerdoce, il donne vie à des compositions à l’exotisme imaginaire et poétique, sortes de jardins intemporels dans lesquels une flore exubérante et fantasmée rencontre avec délectation un joyeux bestiaire parfois dissimulé. Notre regard plonge dans des assemblages surréalistes extrêmement équilibrés où la dimension de certains éléments graphiques est proportionnée en fonction de leur importance émotionnelle et onirique. L’artiste nous convie dans un éden botanique et organique à la fois intrigant et apaisant où règne la nostalgie de l’enfance, et les plaisirs de la vie.

Didier Estival – Dessin à l’encre de Chine et brou de noix sur papier, 108cm x 75cm, 2023

C’est à la frontière du rêve et de la réalité que s’ancre le travail de Magdalena Lamri. Teinté de mélancolie et d’onirisme, son travail joue avec les paradoxes et les dualités (ombre/lumière, rêve/réalité …). Il lève le voile sur nos peurs contemporaines, nos espoirs aussi et livre un monde singulier, sublimé, duquel l’humain souvent s’absente. Pourtant la représentation humaine est au cœur de son œuvre. L’artiste aborde les problématiques contemporaines liées à l’écologie, nos impacts sur la nature, l’identité ou encore notre rapport au passé. Puisant, entre autres, son inspiration dans la littérature (Lewis Carroll, Shakespeare…), son travail interroge inlassablement les limites du possible. Au moyen du fusain, dans un environnement fragile et déconstruit, Magdalena Lamri bâtit des forêts, des cabanes, des espaces imaginaires… tout autant de refuges propices au rêve, à la contemplation et à la poésie.

Magdalena Lamri – Dessin au fusain sur papier, 50cm x 65cm, 2023

Rose Lemeunier entremêle deux récits pour traduire la mémoire du paysage perdu. L’artiste entreprend dans un premier temps un travail de dessins, au fusain ou au pastel, inspirés des peintures de paysages de maîtres anciens, où la force des éléments nous dépasse. Comme un hommage discret à la sublimation des paysages torturés de Poussin (violents orages et tempêtes), de Bosch (incendies), de Friedrich (débâcle) … Puis elle fait naître un dialogue avec d’autres formes en « grignotant » le dessin par de multiples incisions au scalpel. S’opère alors une deuxième lecture du paysage jusqu’à parfois faire apparaître un nouveau paysage tel un palimpseste. Cette découpe volontairement très régulière dans le dessin nous propose une sorte de grammaire contemporaine qui viendrait griffer ce paysage, cette nature tourmentée. Ainsi, paradoxalement, en « torturant » plastiquement le dessin initial l’artiste cherche par sa métamorphose progressive à magnifier la force de résilience de la nature.

Rose Lemeunier – Dessin au pastel sur papier incisé au scalpel, 40cm x 50 cm, 2023

Et au lieu multiple montpellier, dans le cadre du salon du dessin contemporain Drawing draw #7, vous pourrez découvrir le travail de Yasmine Blum, Carita Savolainen et Nathalie Tacheau … EN SAVOIR PLUS

Salon du dessin contemporain DRAWING DRAW #7
Yasmine Blum, Didier Estival, Magdalena Lamri, Rose Lemeunier, Carita Savolainen et Nathalie Tacheau
– Vernissage le jeudi 31 août à 17h à la galerie le lieu multiple montpellier
– Vernissage le vendredi 1er septembre à 17h à la N5 Galerie
Expositions dans les deux galeries du 1er au 30 septembre 2023

PEINTURES

La peinture a toujours été considérée, par les critiques ou par les institutions, comme une forme d’expression artistique noble, imposant une soumission au passé et au poids de la tradition. Elle s’est faite plus rare dans les espaces d’exposition dans les années 60, jusqu’à même imaginer sa disparition au profit d’autres formes de productions artistiques à la naissance des mouvements d’avant-garde. Il faudra attendre les années 2000 pour parler de « renaissance » de la peinture. La désacralisation est enfin assumée et la peinture devient un médium utilisé dans l’art au même rang que la sculpture, la photographie… L’émancipation de l’artiste du 21e siècle permet ainsi de montrer l’ampleur et la richesse des possibilités liées à cette pratique.

Cette nouvelle exposition intitulée [ Peintures ] présente 5 artistes contemporains, 5 regards singuliers qui questionnent la notion de lecture et notre rapport à l’œuvre. Autant de représentations, de narrations, qui bousculent le style académique sans que jamais les artistes ne cèdent sur la technique.

Cassandre Fournet nous propose une déambulation citadine à la manière d’un archivage archéologique sensible. Avec une incroyable modernité et une maîtrise technique qui transfigure le banal, l’artiste révèle ici l’empreinte du temps et l’impact de l’humain sur son environnement. Ses éléments de chantier, containers et autres mobiliers urbains feront face aux élégantes verdures et aux compositions florales de Laure Boin. Avec une facture d’apparence classique laissant la part belle à l’imaginaire, l’artiste replonge dans les images fortes de son enfance et nous transporte aux frontières d’un onirisme ramenant au mystère et à la curiosité de la découverte. Tout proche, naviguant entre abstraction et figuration, entre nature morte et paysage, les œuvres de Chrystèle Gonçalvès nous offrent de voluptueuses escapades. Sa peinture s’élabore d’une façon intuitive, dans une prolifération organique d’où germent des ombres laissant éclore une multitude d’espaces temporels. Tel une mise en lumière d’une plénitude mélodieuse dont nous ne serions que les spectateurs passifs et délectés. Anne Saligan quant à elle poursuit son introspection dans le motif avec une série de peintures sur tissus et sur toile d’une foisonnante richesse picturale. Elle revisite les codes décoratifs, les représentations et les usages des éléments graphiques de la tapisserie pour les transposer dans une étonnante modernité. Enfin, en revisitant le genre du paysage dans l’art, Guiome David nous immerge dans une grande liberté créative et nous invite à nous écarter des sentiers tracés pour découvrir la poésie de la peinture. La gestuelle, les couleurs déclinables à l’infini ou encore la narration qui tend vers une échappée hors du tableau lui-même, bousculent le style académique.

L’intention onirique des artistes est ici mise en avant, tout en laissant libre interprétation au spectateur. Cette exposition estivale saura, pour sûr, conquérir l’amateur avisé et le collectionneur d’art.

[ Peintures ] de Laure Boin, Guiome David, Cassandre Fournet, Chrystèle Gonçalves et Anne Saligan
Exposition du 26 mai au 22 juillet 2023
du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le jeudi 25 mai 2023, à partir de 17h, en présence des artistes

Retour en images sur l’exposition

ALGER / BARCELONA …

le théâtre des mémoires

Pour cette première exposition personnelle de l’artiste plasticienne Thilleli Rahmoun à la N5 Galerie, nous nous sommes concentrés sur deux villes ancrées autour de la Méditerranée : Alger, où elle est née et a étudié et Barcelone, ville où elle a travaillé ces dernières années. Ces villes sont pour Thilleli des sources d’inspirations considérables par le questionnement, le déracinement et le déplacement. La Méditerranée a également une large importance dans son parcours personnel et a influencé son travail en tant que territoire. « À Alger, je me disais toujours que la mer était un -élément modérateur-. À Barcelone, elle est le -point de retour- ».

Sa démarche artistique consiste à trouver un liant entre sa pratique, les contorsions de la vie et de la société. Ses œuvres, composées de mises en scène savamment théâtralisées, nous convient dans un voyage fait de combinaisons d’espaces et de temps. Dans des situations ludiques et poétiquement orchestrées, de nombreux objets (souvent liés à la puissance et au contrôle sociétal) rencontrent des animaux, des végétaux, …. Tels des personnages fabliaux dans des « paysages/espaces » supposés réconfortants mais qui bousculent l’ordre des choses pour mieux les questionner. Certains éléments narratifs sont représentés, spatialement et temporellement, de façon récurrente : la cage « entre divertissement et structure mentale restrictive », le palmier « la terre reliée tout en majesté à l’air », la piscine « l’eau qui stagne mais qui rassemble », le lustre « le feu derrière la lumière ». Le décor est planté mais toutes les échappatoires restent possibles. Thilleli Rahmoun nous charme avec sa poésie onirique mais la fable est féroce. C’est le poids de nos mémoires, de nos codes, de nos soumissions, de nos rêves dont nous parle l’artiste. Par des compositions étonnantes, parfois dérangeantes, elle sublime et à la fois dénonce un monde déroutant et pourtant c’est bien du nôtre dont il est question ici. Ses dessins-collages aux techniques mixtes et aux formats parfois XXL incarnent une beauté surréaliste, sensuelle et incongrue. Ses œuvres fusionnent des espaces anachroniques et rappellent la permanence de la vie et l’importance de créer ses propres règles du jeu. Et finalement, s’il n’était question que d’un conte ?

Thilleli Rahmoun est née en 1978 à Alger. L’artiste vit et travaille entre Barcelone, Paris et Montpellier. Elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (2007) et de l’Ecole Supérieure des Beaux-arts d’Alger (2001).

N5 Galerie, Thilleli Rahmoun / Auca 5, technique mixte sur plaken, 50 cm x 50 cm, 2020

ALGER / BARCELONA le théâtre des mémoires
Une exposition de Thilleli Rahmoun du 1er avril au 13 mai 2023
Vernissage le vendredi 31 mars 2023 dès 17h
en présence de l’artiste

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ARCHITEXTURES

L’Architecture constitue le fil rouge de cette exposition. Elle est abordée comme prétexte à des compositions graphiques, comme jeu de formes et de volumes, mais encore comme témoin du passage du temps dans une perspective anthropologique. Les artistes questionnent la construction à travers leurs œuvres, et sensibilisent le spectateur sur les notions d’espaces, de mesures, de temps, de perceptions ou encore d’usages.

Si Lucie Bitunjac réinvestit les représentations architecturales des primitifs Italiens c’est bien parce que ces dernières (notamment les fresques de Giotto et d’Ambrogio Lorenzetti) font corps avec cette notion de « perspective intuitive » qu’elle développe dans l’ensemble de son travail. Une recherche qui l’amène à faire et défaire le rapport intérieur-extérieur des environnements. Avec la peinture et le dessin, l’artiste joue entre la 2D et la 3D, conjuguant avec virtuosité malicieuse aplats et profondeurs, trames et qualités spatiales de la couleur. Mais encore : faire référence à l’histoire de l’art tout en faisant œuvre de modernité l’amène à explorer le champ de l’utopie, des lignes toutes tracées aux courbes évidées, l’équilibre se détache des conventions et libère notre énergie pour mieux dire la place de l’homme dans son environnement, intrinsèquement lié à son humanité.

Lucie Bitunjac est née en 1968 à Nice. L’artiste vit et travaille en région Paca. 1993>1994 / Kunstakademie de Düsseldorf, Allemagne, Atelier de Konrad Klapheck – 1990>1994 / ESBAM de Marseille (Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille) – 1987>1990 / EPIAR- Villa Arson, Nice (Ecole Pilote Internationale d’Arts et de Recherches)

« Utopies architecturales » de Lucie Bitunjac, huile sur bois, H.170cm – L.160 cm

Dans des compositions toujours très équilibrées, l’artiste plasticienne Izabela Kowalczyk questionne la fonction du spectateur vis-à-vis de ce qui l’entoure, jusqu’à l’étonner de ce qui éclot devant ses yeux. Tout commence par des formes abstraites, à la fois étranges et familières, souvent nourries de formes plus figuratives véhiculées par la réalité quotidienne. Puis la couleur intervient comme une partition, par balayages, transparences, vibrations ou encore superpositions. Vient enfin toute une série de peintures (telles des images bi-dimensionnelles) jusqu’à des objets/sculptures en 3D, créant des échos et se complétant. De la frontière entre équilibre et déséquilibre (avec effet d’illusion optique) émerge alors la naissance d’un visible et la multiplicité de sens qu’évoquent ses formes. L’œuvre se trouve à la charnière du plan de sol et de l’élévation, entre les deux et les trois dimensions : deux espaces distincts où s’élabore sa création artistique. Cette recherche résulte d’une nécessité intuitive de l’expérience de l’espace, comme les « Gravitations » d’Eduardo Chillida – un travail à mi-chemin entre la peinture et la sculpture. Il est question ici de dépasser des limites de l’image plane et de l’ouvrir vers d’autres dimensions.

Izabela Kowalczyk est née en 1975 à Dzierżoniów, en Pologne. L’artiste vit et travaille en région Paca. 2005 / D.N.S.E.P., École Supérieure d’Art, Aix-en-Provence. 2002 / Master en Arts, Académie des Beaux Arts de Lódz, Pologne.

« Bleu 9 » de Izabela Kowalczyk, acrylique sur papier 65 cm x 50 cm, 2022

Exposition “ ARCHITEXTURES
Lucie Bitunjac et Izabela Kowalczyk
À la N5 Galerie du 4 février au 18 mars 2023
Vernissage le vendredi 3 février 2023 dès 17h en présence des artistes

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