NO PROHIBIDA

N5G_NO PROHIBIDA_exposition_galerie_Montpellier_2020-1petit

Depuis l’Antiquité les artistes ne cessent d’interpréter le désir amoureux, de saisir une pulsion charnelle : c’est l’instinct le plus universel dans l’histoire de l’homme à travers l’art. L’érotisme a inspiré quelques-unes des plus belles créations de l’histoire de l’art (des peintures de Botticelli, des sculptures de Michel-Ange, Rodin ou Louise Bourgeois pour ne citer qu’eux). Mais voilà, ce qui est considéré comme beau et sensuel par l’un, est jugé lascif et obscène par l’autre. De nombreux artistes, en leur temps, en ont d’ailleurs fait les frais (Courbet et L’origine du monde, Rembrantd et Le lit à la Française, ou plus proche de nous des artistes comme Nan Goldin, Mapplethorpe, …).

L‘érotisme et la sexualité dans l’histoire de l’art ne s’expriment pas de la même façon au fil des siècles. La création suit l’évolution de la société, se faisant plus explicite aux périodes libérées. … Et ce n’est pas sans poser problème ! Hier, aujourd’hui et inévitablement demain.

Faisant fi de la montée en puissance de la critique morale et de la censure actuelle, nous vous proposons une vision subtile, plurielle et décloisonnée du sexe, des fantasmes et du désir à travers le regard de 26 artistes, soit une sélection de plus d’une centaine d’œuvres sublimant les corps, les sexualités et l’érotisme.

N5G_galerie_no prohibida_exposition_artiste_montpellier_2020

Ici, une peinture d’André Cervera évoque un libertinage réjouissant représenté par une généreuse variété d’instruments de plaisir , là, Julie Dalmon dessine des étreintes sur des omoplates de veau. Puis, une sculpture de Matthieu Faury nous donne à découvrir un homme enceinte (qui s’inspire de l’histoire vraie de Thomas Beatie, transgenre). En regardant de plus près cet autre œuvre signée Claudie Dadu, on distingue des scènes X dessinées au cheveu. Là, une fiole en verre remplie de l’urine de Charlotte Caragliu au titre évocateur de Golden shower trésor. Des dessins au graphite d’Yves Helbert (qui entreprend savamment le nu dans l’art du selfie) côtoient des textes débridés brodés sur des sacs à main de Benedict Vallas … : la multiplicité des représentations et des médias nous offre décidément de bien voluptueuses émotions !

Comme une invitation à une rencontre entre désir et imaginaire, cette exposition n’a pas seulement vocation à séduire le spectateur « averti », mais à le transporter …

CETTE EXPOSITION EST DESTINÉE À UN PUBLIC AVERTI !

« NO PROHIBIDA »
Du 13 mai au 18 juillet 2020
Du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h 18h30

N5G-galerie-artistes-exposition-mai-2020-2
Les artistes Juli About, Æ, François Benard, Laure Boin, Corine Borgnet, Charlotte Caragliu, Axelle Carruzzo, André Cervera, Stéphanie Chardon, Marie-Cécile Conilh de Beyssac, Claudie Dadu, Julie Dalmon, Karine Debouzie, Léo Dorfner, Matthieu Faury, Yves Helbert, Cécile Hug, Amélie Joos, Cendres Lavy, Stéphanie Lobry, Michèle Mascherpa, Florence Mirol, Gilles Olry, Julie Perin, Mme S., Bénédict Vallas.

N5G_galerie_NO_PROHIBIDA_exposition_mai_montpellier_2020_14

N5G_galerie_NO_PROHIBIDA_exposition_mai_montpellier_2020_18

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Retour complet et documenté sur l’exposition « NO PROHIBIDA » par Jean-Luc Cougy pour le site « en revenant de l’expo ». Pour lire l’article, cliquez sur l’image ci-dessous.

N5 galerie_exposition_presse_en revenant de l'expo_Montpellier

Animus

Artiste virtuose du dessin à la mine de plomb et au fusain, Laure Boin nous avait émerveillés avec ses « Bondieuseries » présentées à la N5 Galerie en 2016. À partir du 5 novembre 2019, pour cette nouvelle exposition, elle invite notre regard et notre esprit à pénétrer un autre monde, celui de ses « Animus ».

N5G_Laure_Boin_animus_exposition_dessin_Montpellier_2019_petit2

L’artiste explore cette fois les conditions humaine et animale, sur un pied d’égalité, au travers de scènes de la vie quotidienne dont les protagonistes – amis et amies mis.es à nu par l’artiste pour la plupart – prennent les traits d’animaux les plus divers.

Biches, chiens, chats, vaches, poules, loups, oiseaux, cerfs, moutons se confondent totalement avec l’identité même de ces personnages hybrides qui nous touchent tant par leur humanité que par leur animalité. La frontière entre ces êtres vivants pleins d’expressions et de sensibilité s’estompe totalement et nous donne à réfléchir, comme légendes et mythologies l’ont fait de tout temps, aux questions de l’identité, des genres et du vivant.

Avec élégance, beaucoup d’humour et de sensibilité, les émouvants Animus de Laure Boin, faits de millions de petits traits à la mine de plomb, nous renvoient à l’essentiel, à ce que nous sommes véritablement, de fantastiques animaux parmi d’autres.

Indiana
Indiana – Mine de plomb sur papier – 115x150cm – 2018 – © Laure Boin – N5G

Laure Boin est une artiste reconnue qui vit et travaille dans la région. Après des études à l’École supérieure des arts appliqués Duperré à Paris et une carrière dans le graphisme, l’illustration et le stylisme, Laure est revenue à ses passions d’enfant, le dessin et la peinture. Libre et fondamentalement pluridisciplinaire, elle change de média au gré de son inspiration et de ses envies. Son travail est instinctif, éclectique et transcrit un univers très personnel en constante évolution.

Exposition « Animus » de Laure Boin
du 5 novembre au 31 décembre 2019
Du mercredi au samedi – de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 5 novembre 2019 de 18h à 20h30

23-N5G-exposition-Laure_Boin-presse-montpellier-2019

N5_galerie_Laure_Boin_dessin_exposition_Montpellier_2019_9

N5_galerie-exposition_dessin_Laure_Boin_ANIMUS-2019-1

N5_galerie-exposition_dessin_Laure_Boin_ANIMUS-2019-2

N5_galerie_Laure_Boin_dessin_exposition_Montpellier_2019_17

© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.
Pour toutes demandes particulières merci de nous contacter.

N5 GALERIE est en partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier pour assurer la direction artistique des expositions et des évènements.

EXERCICES DE STYLE #4

Pour la quatrième année consécutive, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, en vous présentant cette année les œuvres de Michèle Mascherpa et d’Yves Helbert. Entre regards croisés et dialogues d’artistes privilégiant la pratique du dessin sous diverses formes, l’esprit du spectateur sera confronté à l’image, sans pour autant être guidé vers une interprétation jugée plus juste qu’une autre. Les dessins de ces deux artistes sont teintés d’humour, apparemment léger et délicat. Ils laissent pourtant planer le doute, s’affranchissant des clés de lecture habituelles pour qu’en adviennent de nouvelles.

N5_galerie_Michèle_Mascherpa_Yves_Helbert_Lonchampt_exposition_dessin_Montpellier_2019_petit

Yves Helbert est un artiste autodidacte, qui a fait seul ses classes devant les tableaux des grands maîtres qui l’ont précédé. Avec la distance et l’humour que semble avoir exacerbé chez lui son apprentissage en solitaire, il se fait à la fois artiste et historiographe d’une histoire de l’art, puisant ses références dans des œuvres emblématiques qu’il convoque, revisite et réactualise. Il ajoute au dessin au graphite une seconde réalité, calligraphiée et intempestive. Au trait sûr et minutieux, des « titres » sont juxtaposés, créant un trouble… Ces expressions « imagées » et courantes de la langue française paraissent associées de manière arbitraire (clin d’œil malicieux au surréalisme de Magritte), tout en restant dans les thèmes qui sous-tendent les interrogations de l’artiste : rapport à la nature, à la politique, à la nostalgie, à l’esthétique…

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_21
Michèle Mascherpa dessine comme elle écrit, écrit comme elle dessine. Son écriture devient plastique et prend une place considérable dans son travail. Elle pratique l’allusion, la figure de rhétorique consistant à dire une chose avec l’intention d’en faire entendre une autre. Elle revient à l’essence même de l’écriture comme geste, le mot est parfois lisible, compréhensible et parfois il devient un élément graphique à part entière. Ses dessins sont réalisés de manière très spontanée sur un papier préparé de longue date, qui mature tel un épiderme et se charge d’éléments graphiques et de collages. Les dessins et les textes s’y inscrivent en profondeur. Le temps est à l’œuvre dans chaque pièce, il évolue, restitue ou avale ce qui y a été accueilli au moment de la réalisation. La technique de la gravure (de l’allemand graben : creuser) s’est imposée à Michèle Mascherpa, elle lui permet un travail en profondeur en plusieurs étapes. Le moment de l’encrage est essentiel dans son processus de création, éloigné de la technique pure, elle renoue avec les gestes du peintre, ce qui fait de chaque épreuve une pièce unique.

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_13

N5_galerie_exposition_dessin_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_Montpellier_2019

+ artiste invitée : Dominique Lonchampt
À découvrir dans le premier espace de la galerie.

Depuis son exposition présentée à la galerie en 2016, Dominique Lonchampt a poursuivi ses recherches sur l’expression du minéral dans tous ses états, utilisant le papier comme empreinte et emprunt, au sens du prélèvement de forme-matières.
Nous sommes heureux de vous faire découvrir ses nouvelles œuvres qui s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation.
Il est question ici du « temps géologique », mais aussi du « temps humain », matérialisé par des volumes simples et légers. Le papier devient « peau » à voir et à penser. L’artiste Dominique Lonchampt manie l’art de la « transfiguration », nous propose de nouvelles lectures et ouvre ainsi le théâtre de notre imaginaire.

N5_Galerie_Dominique_Lonchampt_exposition_septembre_2019
Disque – technique mixte sur papier marouflé sur tarlatane ‐ diamètre 55 à 60 cm – fixé sur châssis toile

Exposition « Exercices de style #4 »
de Michèle Mascherpa et Yves Helbert
+ artiste invitée : Dominique Lonchampt
du 3 septembre au 19 octobre 2019
Vernissage le mardi 3 septembre 2019 de 17h à 20h

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_3

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_12

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_6

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_30

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_26

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_27

N5_galerie_Michele_Mascherpa_Yves_Helbert_exposition_dessin_28

© N5 GALERIE / Les visuels des œuvres présentés sur ce site ne sont pas libres de droits / Pas d’utilisation commerciale autorisée / Pas de modification des œuvres autorisée.
Pour toutes demandes particulières merci de nous contacter.

N5 GALERIE est en partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier pour assurer la direction artistique des expositions et des évènements.

 

La règle du jeu

N5 galerie_carton exposition_Celine Marin_Maxime Parodi_dessin_la regle du jeu_Montpellier_septembre_2018

Pour la troisième année consécutive, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon Drawing room 2018, en vous présentant cette année les œuvres de Céline Marin et Maxime Parodi.

Matt Mullican dit que «
le dessin traduit une manière de penser ».

Céline Marin et Maxime Parodi, deux artistes niçois de la même génération, proposent ici le résultat d’un jeu réalisé à quatre mains… Ils ont décidé au préalable des règles de celui-ci, pour s’obliger mutuellement à emprunter une voie nouvelle dans leur pratique personnelle du dessin, en ménageant une ouverture à l’aléatoire.
Ainsi ont-ils eu recours à un générateur de mots en ligne attribuant, pour chaque dessin à exécuter, trois mots. Chaque artiste a produit à partir de cette pioche aléatoire, permettant ensuite une confrontation et une collaboration sur un terrain neutre, faisant fi de toute subjectivité sur le fond afin de mieux la révéler dans la forme.
N5 galerie_exposition_Celine Marin_Maxime Parodi_dessin_Montpellier_septembre_2018_2
Il s’agit par ailleurs pour l’un comme pour l’autre de se laisser la liberté de produire en dehors de ses préoccupations habituelles, retrouver le plaisir du « dessin pour le dessin » sans que ce dernier ne s’inscrive dans un plus vaste projet, l’extraire du travail de série commun à chacun des deux.
Avec cette production commune sous contrainte ouvrant la constitution d’une imagerie commune, l’imaginaire et le style de chacun est impliqué et préservé, tout en proposant des récits ou fictions multiples…et nouveaux !

N5 galerie_exposition_dessin_Céline Marin_Maxime Parodi_Montpellier_2018_Venrnissage

Exposition « LA RÈGLE DU JEU » de Céline Marin et Maxime Parodi
Du 4 septembre au 20 octobre 2018
Vernissage le mardi 4 septembre de 17h à 20h30
Autour du salon Drawing room 2018
en partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier

Retour sur les éditions précédentes :
Autour du salon Drawing room 2017
Autour du salon Drawing room 2016

Retour en images sur le vernissage :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La presse en parle :

N5 galerie_Céline Marin_Maxime Parodi_exposition_Dessin_presse_LM_Montpellier_2018
« La règle du jeu » – Septembre 2018