N°5 GALERIE a invité l’artiste Gilles Bingisser, accompagné par Marion Capelier et Yann Van Der Meer pour « LECTURE PUBLIQUE », dans le cadre de sa participation à l’exposition sur le dessin contemporain intitulée « Exercices de style ».
L’artiste nous propose, pour cette exposition, une installation qui s’intitule Fernando personne, une proposition à s’engager dans le no man’s land de l’existence secrète par le puzzle et les hésitations (dessins, techniques et formats divers sur papiers).

« Pour cette série, j’ai souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa (« je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné »), à ce que Valery appelait « la pulvérisation du moi », à ce que la fiction de l’art permet face à l’absence, aux faux-semblants, aux horizons d’attente, aux déceptions et la fuite du temps. J’essaye donc de rendre visible, sensible, cette absence ontologique de la dispersion et de m’attaquer à l’incomplétude de la vie par la mise en scène du fragment (vers l’achèvement qui nous est promis).
Chercher à multiplier les miroirs pour tenter d’apercevoir, enfin, un reflet qui pourrait être définitionnel, mais aussi, sous forme de ballades à tâtons, placer le learning by doing en moteur quotidien. Ce que l’on fait est le fidèle témoignage de l’expérience d’un moment qui rend la critique absurde et donc le choix difficile » G. Bingisser
Retour en images sur la performance « Lecture publique » qui s’est déroulée le samedi 17 septembre 2016.

Des œuvres, de plus en plus nombreuses, n’hésitent pas à se montrer « volubiles », voire « bavardes », développant sur les cimaises une atmosphère de récit autour et à l’intérieur d’elles, créant des narrations plastiques. La tentation littéraire de l’art n’est pas nouvelle, Dada et les Surréalistes au cours des années 1920 ont multiplié les pratiques hybrides. Depuis les années 1960, les enjeux se sont transformés et ont renouvelé les interactions entre les éléments textuels et visuels. Comment les pratiques artistiques actuelles travaillent-elles les formes littéraires, les régimes de fiction, de fabulation et d’histoires ?

L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.
























