Hors-séries

N5 galerie_exposition_Laurence Briat_Montpellier_juin_juillet_2018Dans la continuité de son travail autour du corps, de l’effacement, de la disparition, Laurence Briat pratique simultanément la peinture, la gravure et le collage. Elle affirme son engouement pour les fragments, ces morceaux d’images qu’elle récolte, sort de leur contexte, détourne, façonne (avec une distance souvent ironique) et assemble avec beaucoup de soin et de légèreté.

Fidèle à sa démarche intuitive, elle aborde toujours son travail avec une volonté d’ouverture et accorde une large place au hasard. “Voir ce qu’il advient, attendre l’inattendu, inventer au fur et à mesure… Dans le désordre de l’atelier je laisse venir les images à ma rencontre. Guidée par l’intuition de la main, attentive aux trouvailles instantanées de l’œil, j’attends l’instant où les fragments de sources diverses se mettent à jouer ensemble. Avec l’expérimentation pour méthode de travail, je combine, rapproche, rehausse, recouvre, juxtapose…  Le collage répond à mon besoin de créer et de détruire”

Les recadrages rigoureux, les coupures, les interruptions, participent à donner à son écriture plastique une puissance formelle. La dissimulation d’une partie du sujet se fait représentation de l’absence, du manque, de la fragilité de la mémoire. Ces visions partielles, ces images segmentées mélangent les époques, se jouant de la temporalité. Le chevauchement d’éléments disparates crée une esthétique où passé et présent s’entrechoquent et se confondent en permanence, révélant des tensions, des contradictions aux multiples interprétations.

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« j’entends plus rien de là où je suis » techniques mixtes sur papier – 64x40cm – 2017

Pour “Hors-séries”, Laurence Briat s’est livrée à toutes sortes de manipulations plastiques, techniques, formelles. Superpositions de plaques gravées, réhauts à la bombe de peinture ou au crayon transforment et animent les collages, contredisent leur simplicité. Ces interventions semblent d’abords aléatoires puis s’imposent avec justesse.
“Je travaille parfois longtemps sur la même série, jusqu’à ce que quelque chose m’appelle ailleurs. Et c’est le plus souvent une pièce qui se détache de l’ensemble. A part, inclassable, hors de la série, la plupart du temps porteuse d’une nouvelle voie…”

Exposition « Hors-séries » de Laurence Briat
Du 19 juin au 28 juillet 2018
Vernissage + Lecture de Gilles Bingisser

le mardi 19 juin 2018 de 17h à 20h30

Retour en images sur le vernissage :

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Lecture publique

N°5 GALERIE a invité l’artiste Gilles Bingisser, accompagné par Marion Capelier et Yann Van Der Meer pour « LECTURE PUBLIQUE », dans le cadre de sa participation à l’exposition sur le dessin contemporain intitulée « Exercices de style ».

L’artiste nous propose, pour cette exposition, une installation qui s’intitule Fernando personne, une proposition à s’engager dans le no man’s land de l’existence secrète par le puzzle et les hésitations (dessins, techniques et formats divers sur papiers).

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« Pour cette série, j’ai souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa (« je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné »), à ce que Valery appelait « la pulvérisation du moi », à ce que la fiction de l’art permet face à l’absence, aux faux-semblants, aux horizons d’attente, aux déceptions et la fuite du temps. J’essaye donc de rendre visible, sensible, cette absence ontologique de la dispersion et de m’attaquer à l’incomplétude de la vie par la mise en scène du fragment (vers l’achèvement qui nous est promis).
Chercher à multiplier les miroirs pour tenter d’apercevoir, enfin, un reflet qui pourrait être définitionnel, mais aussi, sous forme de ballades à tâtons, placer le learning by doing en moteur quotidien. Ce que l’on fait est le fidèle témoignage de l’expérience d’un moment qui rend la critique absurde et donc le choix difficile » G. Bingisser

Retour en images sur la performance « Lecture publique » qui s’est déroulée le samedi 17 septembre 2016.

 

Narration(s) – chapitre I

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La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?

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N°5_GALERIE_exposition_NARRATIONS_Montpellier_2017_4L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.

Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir. (Texte de Sylvie Lagnier)

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Chapitre I :
N°5 GALERIE  – 5, rue Sainte Anne – 34000 Montpellier
vernissage jeudi 23 février 2017 à 18hpuis jusqu’au 15 avril 2017

Chapitre II :
le lieumultiple montpellier – 3, rue de Moissac (tram Albert 1er) – 34090 Montpellier
vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Chapitre III :
LATELIER – 13, rue Rouget de Lisle – 34200 Sète
vernissage jeudi 9 mars 2017 à 18hpuis jusqu’au 18 mars 2017

Retour en images sur le vernissage du chapitre 1 :

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Exercices de style

Le dessin est à la base de toute création visuelle. Sa pratique et ses formes d’expressions multiples sont au centre de l’exposition proposée par N°5 Galerie, autour de drawing room. Dans leur démarche d’interprétation, les trois artistes présentés utilisent des outils et des supports variés. Ici, le choix des représentations, d’inspirations diverses, navigue tantôt entre l’académisme et l’affranchissement des règles, jusqu’à parfois même oublier les notions de base du dessin afin de troubler notre perception…

N°5 GALERIE - MONTPELLIER EXPOSITION septembre 2016 - exercice de styles - Dominique Lonchampt - Clea Lala - Gilles Bingisser

Pour la série Fernando personne, Gilles Bingisser a souvent pensé à l’utilisation des hétéronymes de Fernando Pessoa : « Je ne suis plus moi, je suis un fragment de moi conservé dans un musée abandonné ». Par ses dessins, techniques et formats divers sur papiers, l’artiste essaye de rendre visible, sensible, l’absence de l’être et le faux-semblant. Une mise en scène du fragment sous forme de ballades à tâtons qui place le learning by doing en moteur quotidien.

Cléa Lala a plusieurs cordes a son arc. Parfois avec humour, parfois avec provocation, parfois sur papier, sur textile ou en images animées, elle raconte des histoires en créant des liens entre le fond et la forme, notamment par la customisation. En se servant d’outils tels que le fil à broder, elle aborde ici des problématiques tant personnelles qu’universelles comme l’amour, la violence, la tristesse, en tirant chaque fil d’inspiration du nœud de son vécu.

La pratique du dessin est, pour Dominique Lonchampt, en rapport au minéral. Ici les kerns s’affichent dans leur modestie de “pierres des chemins”: le papier épouse des formes existantes dans l’espace littéral et, par « frottage », révèle des lignes à décrypter, pour entamer tel le géologue, un voyage à travers le temps. Les kerns sont marques de passage, comme le geste qui, muni de mine de plomb ou de poudre de graphite, trace des cercles, universels, intemporels, prémices d’un univers en formation…

« EXERCICES DE STYLE »
Gilles Bingisser, Cléa Lala et Dominique Lonchampt
Du 13 septembre au 5 novembre 2016
Du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30
Vernissage le mardi 13 septembre de 17h à 20h
N°5 GALERIE
5 rue Sainte Anne, 34000 Montpellier
09 81 05 39 75

En partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier.

Retour en images sur le vernissage :

Retour en images sur « Lecture publique » de Gilles Bingisser, Marion Capelier et Yann Van Der meer, le samedi 17 septembre 2016 :

 

À la rue ! « Il s’agit du texte « aujourd’hui à Madrid », lu à la galerie N°5 le 17 septembre dernier (voir vidéo ci-dessus) et imprimé sur un format A0 sur lequel je vais intervenir et que je vais distribuer aux passants. L’idée étant de réunir tous les morceaux distribués pour reconstituer le texte dans quelques mois. Hommage à « cut piece » de Yoko Ono en 1965… En 65, j’avais 5 ans je commençais à écrire… enjoy » Gilles Bingisser. Retour en images sur cette  intervention du samedi 7 octobre 2016 :