Une fois de plus, la N5 Galerie et Le lieu multiple montpellier s’associent pour proposer leurs deux lieux en synergie autour du travail de Cédric Torne.
Après avoir étudié le design d’espace, architecture et arts plastiques, Cédric Torne mêle aujourd’hui pratique personnelle du dessin, enseignement et exploration du champ scénique, en collectif d’artistes. L’architecture, l’urbanité ou encore le paysage (naturel) sont les sujets de prédilection de l’artiste. Il représente toujours des choses « vues », observées même en amont et ré-évaluées dans cet en-dehors qu’est l’atelier. L’oeil, la main, le geste, la ré-apparition : Cédric met en place un protocole d’épuisement pour ouvrir, couvrir, découvrir, recouvrir … redécouvrir des images faites préalablement, parfois plusieurs années auparavant, comme déjà éprouvé sur une table d’architecte (Rotring, T et équerre en main).
À la N5 Galerie, l’artiste propose une sélection de son travail quotidien de dessins, réalisés en 2018 et 2019. Il s’attache en particulier à présenter des images réalisées sur les transparences et les reflets des façades et intérieurs urbains, jouant avec la compacité du monde.
N5 Galerie :
« DESSINS » exposition du 2 avril au 18 mai 2019 du mercredi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30 Vernissage mardi 2 avril de 17h à 20h30 5, rue Ste Anne, 34 000 Montpellier
Au lieu multiple montpellier, il invite d’autres artistes ou proches à s’emparer de reproductions de ces dessins et à les considérer comme une matière de travail à expérimenter, à prolonger pour faire apparaître quelque chose « autre », un espace à habiter : vidéo, sculpture, installation, écrits…
Le lieu multiple montpellier : « FEATURE/FIGURE » exposition du 4 au 20 avril 2019 du mercredi au samedi de 15h30 à 19h le lieu multiple montpellier 3, rue de Moissac, 34 090 Montpellier – Contact : 06 07 40 10 16
Comme chaque année, même si la N5 galerie prend sa pause estivale, elle n’entend pas pour autant stopper sa vocation à diffuser et promouvoir les artistes contemporains. Avec l’envie de capter un public toujours plus large, initié ou pas à l’art contemporain, nous vous proposons un instant de réflexion, d’émotion, d’ouverture… par le biais de la vision d’un artiste. La galerie vous présente durant toute sa période de fermeture aoûtienne « Vue du dehors #1 ». Pour cette première édition, l’artiste plasticienne Florence Mirolpropose une installation in situ visible 24h/24 en passant par la rue Sainte Anne. Il est question ici de notion de voyage, l’envie « d’embarquer » le spectateur dans un espace temps ou l’imaginaire de chacun fera évoluer l’histoire.
« Mes travaux artistiques sont des lieux, des traversées. J’utilise mes images et les reconstruit, comme un travail d’archives, je recycle mes propres images. Ou encore prends des photos d’objets archéologiques. Je cherche à « profaner » le temps. Suranné et présent, actuel et mélancolique. C’est pourquoi j’explore différents média : la photographie, l’installation, l’écriture, la vidéo. Les œuvres que je conçois sont des projections, des transformations, chacune procède d’un cadrage, d’une esthétique, d’une composition précise et choisie. Sous différentes formes, je développe un imaginaire mental lors de mes voyages, liant souvent le mot à l’image, créant un univers poétique, en devenir, évitant ainsi une narration didactique. Je cherche dans l’image à opérer des déplacements, déconstruire, reconstruire, transformer, trouver une nouvelle (image). Une énigme où se croisent le temps et le destin? Depuis 2016 mes travaux artistiques s’articulent autour du thème de « Tout ce qui ne touche pas terre », un espace de travail enveloppant mes principaux axes de recherches artistiques: le déplacement, l’écoulement du temps, l’image qui évolue. »
Née en 1973, Florence Mirol vit et travaille à Nîmes DNSAP / DNSEP 1995-2000 Beaux-Arts de Nîmes plasticienne, photographies, installations, images, textes
« Vue du dehors #1 » une installation de Florence Mirol
à découvrir du 5 au 28 août 2018 aide à la création d’œuvre en coproduction N5 galerie – le lieu multiple montpellier
Collectionneur dans l’âme, Paul-Marie Grangeon accumule une multitude de séries d’objets qui peuplent les lieux qu’il occupe. Chaque objet est l’écho d’une facette de la personnalité du collecteur, qui comme tout collectionneur a tendance à éparpiller les objets dans une sorte de randomisation a priori sans chercher à y accorder un sens particulier. Mais lorsque le collectionneur se fait photographe et porte son regard sur son propre chaos, de cette perception originelle émergent des histoires, qui de photographie en photographie racontent la personne qui a présidé à cet univers intime.
Ce même univers se construit sur la durée, celle du temps qui fait de l’accumulation une collection. Chaque photo est alors une concrétion mémorielle, une stratigraphie autobiographique dans les souvenirs et les imaginaires qui se sont mélangés au gré des mouvements tectoniques d’une vie. Chacune est une histoire qui entremêle les thèmes semblant structurer la personnalité de l’auteur entre enfance, tradition, militantisme, religion et sexualité dans un kaléidoscope de couleurs et de lumières patinées par le temps. (extrait du texte de Loic Fel , philosophe, commissaire d’expositions)
« Collections #1 » de Paul-Marie Grangeon « Une part de nous, une partie de toi » d’Anne Guillaume Du 3 mai au 9 juin 2018 Vernissage le jeudi 3 mai de 17h à 20h30
Le jeudi 17 mai de 16h à 20h « Genre humain » N°5 galerie propose un temps fort pour la journée internationale contre l’homophobie et la transphobie en créant un événement en partenariat avec l’association Le Refuge. En parallèle à l’exposition « Une part de nous, une partie de toi »d’Anne Guillaume et à l’exposition « Collections #1 » de Paul-Marie Grangeon, présentées à la galerie, nous vous proposons une rencontre avec des membres de l’association à partir de 16h, ainsi qu’une installation-lecture à partir de textes témoignages de 18h à 20h de nombreuses interventions artistiques.
Ces deux expositions sont présentées
dans le cadre du Hors les murs des Boutographies 2018
En partenariat avec le lieu multiple montpellier et
En partenariat avec l’association le refuge
Le musée Atger de Montpellier possède une collection exceptionnelle dedessins et d’estampes des écoles française, italienne et nordique du XVIe,XVIIe et XVIIIe siècles, patiemment rassemblée par l’amateur d’art avertiXavier Atger qui l’a donnée au début du XIXe siècle à la Faculté de médecine.Par les dessins classiques nus et études académiques, le thème du corpstraverse la collection Atger et s’inscrit pleinement dans un lieu dédié à lamédecine et à l’anatomie. N°5 galerie et le lieu multiple montpellier proposent, en invitant 10 artistescontemporains dans cette exposition-parcours, de conjuguer découverte ouredécouverte de ce patrimoine exceptionnel et résonance avec la créationplasticienne d’aujourd’hui sur le thème de l’anatomie. Gisèle Bonin pratique le dessin d’anatomie quasiment au sens étymologique, en découpant un fragment de corps pour le transposer, lentement et en changeant d’échelle, sur le papier : de quoi se détacher suffisamment du réel pour une promenade mentale… Marie-Cécile Conilh de Beyssac, à travers l’utilisation de médiums variés, transcende les flux et reflux de sa propre existence : fragments d’empreintes de peaux sur latex, dessins d’endoscopie réalisés au fusain, dessins d’organes féminins sur objets du quotidien, évocation d’un passé rétrograde… Clara Castagné, dans ses peintures des séries Anatomies, Les grands maux et Matrix, revisite en les détournant les planches anatomiques scolaires, nous invitant gaiement et crûment à sublimer (un instant ?) nos angoisses existentielles… Aurélie Denis, dans ses dessins à l’encre de chine ou au pastel gras decouleur, se représente elle-même, corps à l’œuvre, empreint de désir, demouvement, de projection mentale liée au geste… Colin G., passionné des collections muséales d’anatomies, propose en clind’œil des sculptures de simili-organes recouvertes de chewing-gum, mâchépar la machinerie humaine même et redevenant des objets organiques, à lafois étrangers et intimes… Cécile Hug, avec ses moulages de parties du corps (oreilles, tétons,…) qu’elle présente en installations déclinées à l’envi, propose une cartographie de petits territoires de sensualité, à parcourir comme un blason (court poème de la Renaissance éloge de détail anatomique)… Stéphanie Lobry, après des études universitaires en biologie, sculpte aujourd’hui au crochet (seule ou de manière participative) des anatomies d’organes humains, aux dimensions parfois monumentales, comme pour mieux sublimer ce qui est en nous..Dominique Nicolas, par l’entremise de ses scalpels aiguisés, propose descollages où d’anciennes planches anatomiques se retrouvent embarquéesdans une dialectique facétieuse avec des volatiles de tout poil… Armelle de Sainte Marie, dans ses compositions peintes, dessinées ougravées, propose des formes hybrides, interfaces entre le minéral etl’organique : évocations, rencontres ou métamorphoses de tissus, os ethumeurs issues du corps… Nissrine Seffar centre son travail artistique sur les prélèvements d’empreintes des deux côtés de la Méditerranée, aux endroits où s’est fait l’histoire, souvent dans la douleur. Elle propose ici des moulages de viscères d’animaux, illustrant la sensation d’être pris aux tripes par la destinée des faibles de ce monde…
Lieux et dates des expositions et évènements associés : 1/ Musée Atger – 2, rue de l’école de médecine – Montpellier du 7 mars au 13 avril 2018 – lundi, mercredi et vendredi de 13h30 à 17h45 2/ N°5 Galerie – 5, rue Ste Anne – Montpellier – 09 81 05 39 75 du 13 mars au 21 avril 2018 – du mardi au samedi de 10h à 13h et de 14h à 18h30 3/ le lieu multiple montpellier – 3, rue de Moissac – Montpellier – 06 07 40 10 16 du 22 mars au 7 avril 2018 – du mercredi au samedi de 15h30 à 19h
Cécile BoninMarie-Cécile Conilh de BeyssacCécile HugStéphanie LobryNissrine Seffar
Retour en images sur le vernissage au N°5 galerie :
En collaboration avec notre partenaire le lieu multiple montpellier, nous vous proposons une rentrée sous le signe du dessin contemporain, autour du salon drawing room 2017.
Avec l’exposition « Exercice de style #2 », N°5 GALERIE réitère son choix d’ouverture sur la pratique du dessin contemporain et de ses formes d’expressions variées. Pour ce second volet (après « Exercices de style #1 » en 2016) la galerie présente 3 artistes aux multiples inspirations…
Anne-Lise Coste est revenue vivre dans la région après avoir travaillé et exposé notamment à Zürich, Berlin et New York. Ses peintures, ses dessins et ses textes ont l’immédiateté du graffiti et lui permettent d’exprimer des humeurs subjectives, liées à une critique sociale et politique. Avec un langage d’inspiration dadaïste et des images intensément lyriques, son œuvre à l’esthétique évidente respire néanmoins l’ironie, l’émotion et la rage face aux crises et inquiétudes de l’humanité actuelle. La pratique du dessin chez Hélène Hampartzoumian commence avec la texture du papier, sa couleur, sa rugosité. La façon dont la plume va se comporter et se heurter à sa surface. L’objectif étant toujours de dominer la matière pour obtenir le trait le plus fin possible. Ses représentations illustrent des créatures étranges, toutes inspirées par la nature, le plus souvent végétales : il s’agit de faire évoluer un organisme en faisant croître un même micro-motif. Une sorte d’invasion / profusion d’espèces, dans un étalement continu sur la feuille, uniquement contrecarrée par la présence de délimitations géométriques imposant les limites de l’exercice. Contournement d’obstacles, zone de densité et de contraste, amas très serrés, c’est un jeu de lutte pour conquérir la place qui nous revient … Roman Viguier, diplômé de l’École des Beaux-Arts de Montpellier, se consacre depuis plusieurs années à la pratique du dessin et de l’aquarelle. Les dessins aquarellés présentés ici semblent constituer une série, une unité (essentiellement de part le choix du format et de la méthode), mais chacun d’eux est la matérialisation perceptuelle d’une idée ou d’un concept indépendant. Si naturellement des thèmes récurrents sous-jacents transparaissent – l’accumulation, la décadence, l’absurdité, le gaspillage… – ils ne sont ni exclusifs ni définitifs. Il s’agit d’exprimer des préoccupations intimes qu’in fine les dessins clarifient mieux que les mots. Ainsi, d’une oeuvre à l’autre dialoguent le plus souvent deux ou plusieurs éléments, en harmonie ou en dichotomie. L’inscription systématique dans un rectangle a priori défini ne constituant pas pour autant nécessairement les limites de ces dessins…
« Exercices de style #2 »
du 12 septembre au 28 octobre 2017
Dans le cadre de notre partenariat avec la galerie le lieu multiple montpellier, l’artiste Anne-Lise Coste y présentera un solo show intitulé « LHBGTQWALC » du 7 au 23 septembre 2017 – Plus d’informations –
Des œuvres, de plus en plus nombreuses, n’hésitent pas à se montrer « volubiles », voire « bavardes », développant sur les cimaises une atmosphère de récit autour et à l’intérieur d’elles, créant des narrations plastiques. La tentation littéraire de l’art n’est pas nouvelle, Dada et les Surréalistes au cours des années 1920 ont multiplié les pratiques hybrides. Depuis les années 1960, les enjeux se sont transformés et ont renouvelé les interactions entre les éléments textuels et visuels. Comment les pratiques artistiques actuelles travaillent-elles les formes littéraires, les régimes de fiction, de fabulation et d’histoires ?
La narration est souvent remémoration. Augé, dans Les formes de l’oubli, écrit que c’est ce retour qui permet de retrouver un passé perdu en oubliant le présent et le passé immédiat avec lequel il tend à se confondre. L’identité narrative n’est ni figée, ni immuable, car c’est elle qui inscrit l’individu dans une continuité d’existence. La constitution de la narrativité en élément plastique la complexifie encore. Cela pose en effet, une distinction majeure entre l’iconique et le linguistique. La langue contraint l’écrivain à effectuer des choix narratifs que nous repérons. Mais comment l’image raconte-t-elle ? Qui parle ?
L’exposition Narration(s) est conçue comme un récit : trois lieux, trois temps, mais avec les mêmes « artistes narrateurs ». Ainsi, construire son histoire entre Montpellier et Sète, de la N°5 GALERIE à LATELIER et au lieu multiple montpellier. Les artistes présentés (Alexandre Bena, Gilles Bingisser, Regina Blaim, Anne Breguiboul, Laurence Briat, Amélie Joos, Sylvie Lagnier, Katie Montanier, Gérald Panighi) proposent plusieurs niveaux de narrations selon des modes variés, des dispositifs fictionnels, des agencements d’éléments hétérogènes inventant une réelle poétique de la fiction entre discordances et concordances.
Les parcours au cœur de Narration(s), nous conduisent sur une frontière entre raconter et voir et en la franchissant, peut-être découvrir que voir s’identifie à savoir. (Texte de Sylvie Lagnier)
Chapitre I : N°5 GALERIE– 5, rue Sainte Anne – 34000 Montpellier vernissage jeudi 23 février 2017 à 18h – puis jusqu’au 15 avril 2017
Chapitre II : le lieumultiple montpellier – 3, rue de Moissac (tram Albert 1er) – 34090 Montpellier vernissage jeudi 2 mars 2017 à 18h – puis jusqu’au 18 mars 2017
Chapitre III : LATELIER – 13, rue Rouget de Lisle – 34200 Sète vernissage jeudi 9 mars 2017 à 18h – puis jusqu’au 18 mars 2017
Retour en images sur le vernissage du chapitre 1 :